Consoles et jeux culte de notre enfance

Megadrive

Alors que la NES de Nintendo s’impose de plus en plus sur les marchés américain et japonais, Sega réagit et lance la Megadrive. La console est alors la plus puissante jamais créée, et des jeux comme Sonic, sortis peu de temps après, prouvent le potentiel de la machine.

La star de Sega

C’est d’ailleurs après la sortie de ce jeu que la machine s’est mise en marche pour la Megadrive, qui s’est par la suite parée de titres incontournables. Enfin, comment faire l’impasse sur les nombreuses extensions de la console ? Citons par exemple le Mega-CD, qui a fait de la Megadrive une des premières consoles à proposer le format CD, mais également le 32X, qui a offert un monstre de puissance jamais vraiment exploité à la console. Comme la Master System, la Megadrive a connu une seconde version plus légère et plus compacte, dans le but d’en relancer l’intérêt face à la Super NES.

Chrystelle Doméjean :

Landstalker : Le jeu qui m’a le plus marqué sur Mega Drive est LandStalker, j’ai passé des nuits blanches dessus. Dans ce jeu d’aventure on incarne Ryle, un chasseur de trésor qui rencontre Friday, une fée chassée par des bandits, car cette dernière aurait connaissance d’un trésor caché : celui du roi Nole. Un jeu plein d’humour, de rebondissements et un des premiers jeux en 3D isométrique sur Mega Drive. LandStalker est sorti en 1992 au Japon, à savoir que quelques éléments de la version de base ont été supprimés dans les versions occidentales, par exemple une scène ou la rivale de Ryle lui propose de venir avec elle dans son bain.

Aladdin : bon, je suis une fan de Disney, donc pour moi il était naturel que j’ai un jeu Disney sur ma console portable, et pas n’importe lequel, mon préféré : Aladdin. Dans ce jeu, on incarne Aladdin et on revit toutes les aventures du film. Un graphisme agréable, un scénario fidèle à l’original, et beaucoup d’humour. Je ne m’en suis pas lassée.

Jean-Sébastien Zanchi :

Quackshot : mettant en scène Donald Duck, ce jeu est une parodie d’Indiana Jones. Sous des dehors très marketing, Quackshot est tout simplement l’un de mes jeux préférés sur Megadrive. Graphisme, animation, musique et maniabilité étaient tout simplement des plus soignés. Et Donald utilisait déjà des ventouses, quinze ans avant les lapins crétins.

Streets of rage : l’un des tout meilleurs beat’em all de l’histoire ! Streets of rage était superbe et aussi jouable à plusieurs pour plus de fun. Baston pure et dure avec un scénario minimal, c’est tout ce qu’on lui demandait à l’époque et Sega l’avait bien compris. Deux suites sortirent et furent tout aussi bonnes.

Altered Beast : premier jeu à être sorti sur la version Américaine de la console et adaptation d’un jeu d’arcade, Altered Beast mettait en scène la mythologie grecque pour un beat’em all des plus bourrins. Jouables à deux, les personnages devenaient de plus en plus musclés au fur et à mesure (jusqu’à avoir une toute petite tête pour un corps disproportionné) avant de se transformer en loup-garou, ours ou dragon selon les niveaux.

Jon Arbuckle :

Flink : alors que face à la Super Nintendo, la Megadrive palissait, Pygnosis alors gros éditeur de l’époque sort Flink. Un jeu de plateforme qui montrait que la console 16 bits de Sega en avait dans le ventre. Face aux 4000 nuances affichées à l’écran par la SNES, la Mégadrive et ses 64 couleurs avaient du mal à faire valoir ses qualités colorimétriques. Qu’à cela ne tienne, l’éditeur utilise une astuce pour augmenter artificiellement les couleurs perçues : la juxtaposition de plusieurs teintes pour donner un effet « impressionniste » de richesse colorimétrique (appelé Tramage ou Dithering). Diabolique, et qui plus est, mis en valeur dans un titre particulièrement riche qui propulsa Flink aux côtés des aventures de Sonic au panthéon des jeux de plateforme sur Megadrive.