Consoles et jeux culte de notre enfance

NEC PC Engine

Bien loin des guerres acharnées entre les deux leaders de l’époque, Nintendo et Sega, la PC Engine faisait son petit bonhomme de chemin dans l’archipel Nippon. Méconnue en France, elle n’était pas distribuée de manière officielle sur le continent européen. C’est donc la société Sodipeng (Société de distribution de la PC Engine), qui s’est chargée d’importer la 8 bit de Nec et ses jeux sur notre territoire.

Console fantôme ?

C’est de cette manière que nous avons pu découvrir des titres très avancés pour leur époque, comme Super Star Soldier, PC Kid et même une version spéciale de Street Fighter II.

Nicolas Aguila :

Super Star Soldier : les années 1980 ont été bercées par les shoot’em up. Super Star Soldier est donc un concentré de tous ces jeux. Considéré par beaucoup comme ayant les meilleurs graphismes de tous les jeux de la console à l’époque, il propose également des musiques rythmées et une jouabilité réglable jusque dans la vitesse de déplacement du vaisseau.

Bomberman : Bomberman est un grand classique de la PC Engine, sur laquelle il a vu le jour. Déjà à l’époque, le principe est simple, mais diablement accrocheur : se frayer un chemin à travers les murs en faisant tout sauter, tout en prenant garde à ne pas se faire souffler par ses propres explosifs. Un jeu qui a fait ses preuves, seul comme à plusieurs.

PC Kid met en scène un jeune garçon à l’ère préhistorique. Mais ce pauvre bébé perdu entre dinosaures et autres animaux carnassiers n’est pas commun, puisque c’est lui qui se nourrit des monstres qui l’entourent pour avancer. Ce jeu délirant vous propose donc d’avancer en collant des coups de tête à des velociraptors et en vous servant de vos dents pour vous accrocher aux murs. Tout simplement excellent !

Jean-Sébastien Zanchi :

Parodius : voilà certainement le shoot’em up le plus drôle de l’histoire du jeu vidéo. Ici point de vaisseaux spatiaux de haute technologie, mais plutôt des boss de fin de niveau complètement déjantés : une danseuse de cabaret ou un bateau pirate volant à tête de chat. L’univers parodie une bonne partie des jeux vidéo de l’époque pour obtenir un titre vraiment au-dessus du lot.

PC Kid 1, 2 & 3 : à mon sens, la seule série de jeu de plateforme qui aurait pu faire de l’ombre à Mario. Malheureusement, la console était trop mal distribuée en dehors du Japon pour y parvenir. Héros préhistorique à grosse tête, PC Kid se sert de cette dernière pour mettre hors d’état de nuire des monstres en tout genre. Là encore, tout est hilarant, il faut voir comment le personnage s’accroche aux falaises avec ses dents ou exulte lorsqu’il mange trop épicé. Des vrais chefs-d’œuvre d’humour japonais.

Aero Blasters : encore un shoot’em up pour cette console reine du genre. Il faut dire que malgré ses 8 bits, la PC Engine a souvent pu rivaliser avec les 16 bits de l’époque et Aero Blasters en témoigne. Graphismes superbes, sprites énormes et scrolling ultra rapides, tout était réuni pour faire de l’ombre à Super Star Soldier, une des références de l’époque.

Jon Arbuckle :

Ghouls’n Ghost : suite du très célèbre Ghost’n Goblins, Ghouls’n Ghost apparaît sur NEC PC Engine habillé de la même manière qu’il l’était sur borne d’arcade. Cette filiation le rend par conséquent particulièrement réussi graphiquement (surtout sur Super GraFX, la version « gonflée » de la Core GraFX) mais également très difficile. Peu importe, le défi était de taille et surtout moins ruineux que d’insérer une pièce de cinq francs toutes les cinq minutes (un franc la minute, c’est tout de même pas à la portée de tous les enfants).

Bomber man : on l’oublie souvent, Hudson soft est l’inventeur de Bomberman, c’est donc en toute logique que ce hit multijoueurs (à quatre joueurs) est lancé d’abord sur PC Engine puisque l’éditeur est à l’origine de la console pour moitié. Inutile de vous faire un dessin, juste un petit clin d’œil, car je suis un fan des versions originales bien que le portage ultérieur sur SNES soit très réussi.