Consoles et jeux culte de notre enfance

PlayStation

Alors que Sega et Nintendo se mènent une guerre sans merci sur le marché du jeu vidéo mondial dans les années 90, Sony se voit bien lui aussi se faire une petite place entre les deux leaders. C’est après avoir approché Nintendo que le constructeur japonais présente le projet PlayStation, qui devait au départ être un appareil supplémentaire à brancher sur la Super Nintendo, dans le but de lire des CD-rom sur cette console. Mais un malentendu entre les deux firmes conduit Sony à travailler seul de son côté pour sortir sa propre PlayStation, une console à part entière, au milieu des années 90.

Sony entre dans la danse

En lançant une console de nouvelle génération en 1995, Sony n’avait pour seul concurrent que Sega et sa Saturn, Nintendo ayant pris du retard dans le développement de sa Nintendo 64. Très rapidement, elle est devenue un succès commercial, notamment grâce à la sortie de nombreux jeux tirés du monde de l’arcade, mais aussi de licences originales.

Dimitri Charitsis :

Final Fantasy VII  : la série la plus aboutie du jeu de rôle sur console a délivré avec son septième opus l’un des meilleurs jeux de tous les temps, toutes consoles confondues. Scenario ahurissant, musiques fantastiques, graphismes somptueux et du génie à chaque minute de jeu. J’ai été conquis pendant de longues semaines par une passion que j’ai transmise à mes amis et qui nous a fait sécher beaucoup d’heures de cours. Et Sephiroth : quelle classe…

Destruction Derby : l’un des tout premiers jeux de la Playstation a d’abord été disponible en démo. Et nombreux ont été les ados à répéter des heures durant le même circuit et la même arène en attendant d’avoir suffisamment d’argent pour se payer le jeu intégral. Tous ont découvert un jeu de course passionnant et ravageur et un style de conduite qui, par bonheur, n’a pas été appliqué en pratique par ceux qui ont grandi avec le jeu.

Pandemonium  : sorti en 1996, un an après Crash Bandicoot ce jeu a été pour nombre de joueurs, dont moi, une nouvelle révolution dans le jeu de plateformes. Deux personnages hauts en couleur, dont un clown qui fait sérieusement penser au « ça » de Stephen King, des rotations de caméra dans tous les sens et un décor délirant. Voilà de quoi rêver pendant des heures à la capitale des enfers.

Suikoden  : fan de RPG depuis toujours j’ai été happé dans le monde enivrant de Suikoden. S’est alors enclenchée une quête acharnée pour débloquer les 134 personnages jouables du jeu. Petite fierté personnelle : avoir gagné au cours d’une longue nuit de jeu et d’acharnement un combat soit disant perdu d’avance pour accéder à l’un des protagonistes les mieux cachés de Suikoden. Excellent souvenir.

Nicolas Aguila a choisi :

Tekken 3 : véritable icône du jeu de combat en trois dimensions, Tekken a commencé sa vie en même temps que la PlayStation. Ce troisième opus accompagne donc les dernières années de la console, et offre une précision et un plaisir de jeu rarement atteints dans un ce genre de jeu. Tekken 3 est longtemps resté une référence dans le domaine, avant que Namco se détrône lui-même avec Soul Calibur, sur Dreamcast.

Ace Combat 3 : le simulateur de combat aérien de Namco atteint son meilleur niveau avec ce troisième épisode. Se placer en tant que référence du genre n’était pas difficile, étant donné la faible quantité de jeux de ce type sur la plateforme, mais Ace Combat 3 y parvient tout de même avec brio. La maniabilité irréprochable de son vaisseau procure un grand plaisir de jeu, et les nombreuses missions offrent une durée de vie importante.

Kula World : c’est étonnant de voir à quel point les développeurs peuvent regorger d’imagination quand il s’agit de créer un jeu de réflexion. Kula World est donc une sorte de Marble Madness dans lequel la gravité est toute relative. C’est dans ces conditions qu’il faut ramasser tous les objets sur la carte pour passer au niveau suivant, sans jamais tomber dans le vide, bien entendu. Voilà un jeu très original, mais surtout très rare aujourd’hui !