Consoles et jeux culte de notre enfance

Dreamcast

Après le succès mitigé de sa Saturn et sa “mort” prématurée, Sega se devait de réagir pour se relancer dans ce que tout le monde baptise à l’époque “la guerre des consoles”. C’est donc à la fin des années 90, seulement quatre ans après la sortie de sa précédente machine, que l’entreprise lance la Dreamcast. Deux ans avant la PlayStation 2, les joueurs ont donc eu accès à une nouvelle génération de consoles, qui proposait notamment des graphismes encore jamais vus.

Sega c’est moins fort que toi

Sega voulait ainsi vendre du rêve à ses joueurs, et a donc pris les devants avec cette console en tentant de gommer les erreurs du passé. La Dreamcast s’est donc parée de titres exclusifs et directement issus de l’arcade comme Soul Calibur, Crazy Taxi ou encore Ikaruga. Mais cette fois encore, Sega a subit la rude concurrence de ses adversaires, et l’entreprise déjà affaiblie par les mauvais résultats de ses précédentes machines a dû mettre fin à ses consoles pour se concentrer uniquement sur le développement de jeux.

Dimitri Charitsis :

Skies of Arcadia : j’ai eu la chance d’avoir la Dreamcast dès le jour de sa sortie française. Bizarrement, j’y ai peu jouée. Mais le nombre limité de fois où j’ai eu entre les mains sa drôle de manette, ça a été un plaisir. Et les jeux de la console de Sega y sont pour beaucoup. A commencer par Skies of Arcadia, l’un des derniers jeux à m’avoir fait brancher la Dreamcast. Mais la encore quel régal. La quête des cristaux de lune, l’univers des pirates et les graphismes style manga et des combats aériens à gogo. Que du bonheur.

Crazy Taxi  : a priori, rien ne prédestinait Crazy Taxi à un avenir radieux. Surtout chez moi ou l’exigence fait passer à la trappe un grand nombre de titres. Et pourtant malgré un nombre de personnages et de parcours très limité, Crazy Taxi a convaincu. Fluidité exceptionnelle, fun à chaque carrefour et petit stress accessoire, tous les ingrédients pour faire de ce jeu sans prétention un must de la Dreamcast. Pour la petite histoire, j’ai adoré ce jeu jusqu’à ce que ma copine me batte coup sur coup. Je sais c’est mal…

Shenmue : Quel jeu ! Mais quel jeu ! Rarement un titre n’aura été aussi bluffant. Shenmue vous donnait l’impression de réalité qui, à l’époque, n’existait dans aucun autre jeu. Son ambiance intimiste, les secrets qui entouraient la vie de Ryo Hazuki et surtout le fait de savoir que quoi qu’on fasse, ce jeu ne pouvait être exploré à 100%... Shenmue aura été unique en son genre.

Jet Set Radio : Là encore, les mots me manquent presque pour décrire le choc qu’aura été Jet Set Radio. Drôlement immoral, fun à souhait mais aussi un peu kitch sur les bords avec son DJ à roller, ce jeu représente ce qui s’est fait de mieux sur la Dreamcast. Bizarrement, il n’aura suscité aucune polémique peut être en raison de son échec commercial. Dommage le succès aurait été vraiment mérité.

Nicolas Aguila :

Soulcalibur : après un premier épisode sur PlayStation, Namco a décidé de faire des infidélités à Sony pour sortir la suite de son jeu de combat à l’arme blanche sur la Dreamcast de Sega. Lors de sa sortie, Soulcalibur est tout simplement ce qu’on appelle une claque. Beau, fluide, rapide et jouable, il fait partie des premiers jeux de la console et montre déjà les capacités impressionnantes de celle-ci.

Ikaruga : Ikaruga est un autre classique de l’arcade qui a fait une entrée remarquée sur Dreamcast. La console étant en fin de vie à l’époque, cette entrée n’a été remarquée qu’au Japon, où le jeu était exclusif. Pourtant, le monde entier a voulu se procurer cette perle, qui introduit une manière originale de jouer avec les différentes couleurs présentes sur l’écran.