Consoles et jeux culte de notre enfance

TI-99

Premier ordinateur 16 bits de l’histoire, le TI-99 arriva dans les foyers au tout début des années 80. La déclinaison 4A sortie pour le CES de 1981 coûtait la bagatelle de 525$. Mais Texas Instruments visait alors clairement le grand public à renfort de publicité mettant en scène Bill Cosby !

Coup de coeur pour un fiasco

Vrai succès commercial aux États-Unis (on vendait plus de 150 000 unités par mois), le TI-99/4A n’a jamais vraiment trouvé son public en France avec moins de 20 000 exemplaires vendus. Toutefois, des problèmes de fiabilité et une concurrence sauvage de Commodore fit tourner le TI-99 en vrai fiasco financier à Texas Instruments : 400 millions de dollars de perte, une chute en bourse et une décision de se recentrer sur le marché professionnel, des composants et des calculatrices.

Mais finalement, qu’est-ce que 400 millions de dollars face aux fantastiques souvenirs qu’a pu procurer cette machine à des milliers d’enfants grâce notamment à ses jeux extraordinaires.

Jean-Sébastien Zanchi

Parsec : sorti en 1982, il est l’un des tout premiers shoot’em up de l’histoire. Graphismes sommaires mais maniabilité excellente, il propose de monter de niveau en niveau, avec pour seul changement la couleur du sol qui défile en bas de l’écran. On se souvient aussi du stress du ravitaillement dans les cavernes étroites. Un must !

TI Invaders : Adaptation du jeu d’arcade Space Invaders, cette version est la première permettant d’en profiter à domicile. Les bunkers sont fragiles, les envahisseurs agressifs et les soucoupes bonus défilant tout en haut de l’écran, bien trop rares. Un vrai stress pour défendre la terre.

Burger Time : L’un des tout derniers jeux sortis pour la plateforme en 1984, il propose tout simplement des graphismes et des animations au dessus du lot. Vous êtes un cuistot qui doit marcher sur les différents ingrédients d’un hamburger pour les faire descendre d’un niveau et les empiler. Il faudra tout de même prendre soin de ne pas se faire alpaguer par les saucisses et concombres vivants ou alors les neutraliser en leur lançant du poivre.

Jawbreaker II : Alors qu’on n’avait jamais vu la couleur du premier épisode, le second est tout simplement l’un des jeux les plus stressants de l’histoire. On incarne tout simplement un dentier qui doit manger des petits points bleus sur différents niveaux de l’écran. Le tout en prenant soin d’éviter les têtes tournoyantes sous peine de perdre toutes ses dents. Si on ajoute en plus la Marche turque en fond sonore, autant dire que le jeu n’était pas de tout repos.

M*A*S*H : Voilà l’une des premières licences de l’histoire du jeu vidéo adaptée du film de Robert Altman. Ici, pas vraiment de place à la satire de la guerre de Corée, mais plutôt un simple jeu de récupération de blessés en hélicoptère.