Consoles et jeux culte de notre enfance

GameCube

Après le succès critiqué de la Nintendo 64 et l’échec retentissant du Virtual Boy outre-Atlantique, Nintendo devait faire face à une concurrence de plus en plus féroce, menée par Microsoft et Sony. Alors que la Nintendo 64 est toujours sur le marché, un nom de code sort sans faire trop de bruit des laboratoires de l’entreprise japonaise : le projet Dolphin. Quelques années plus tard, le projet prend forme et donne naissance à la GameCube, que nous avons découverte en 2002.

Le pari Game Cube

Avec cette console, Nintendo a fait plusieurs paris risqués, qui tranchent avec ses habitudes : la GameCube est une console puissante, peu chère, et surtout qui abandonne définitivement le format des cartouches si cher au japonais pour un format de disque un peu spécial, des DVD de 8cm. Pour la première fois, Nintendo n’accompagne pas sa nouvelle console de jeux particulièrement édifiants dans un premier temps et lui laisse se faire une place sur le marché. Ce n’est que bien plus tard que les joueurs pourront s’offrir des titres comme Super Mario Sunshine, F-Zero GX, Mario Kart Double Dash ou encore Ikaruga.

Christelle Battaia :

Baten Kaitos : que dire de Baten Kaitos si ce n’est que c’est pour moi l’un des plus beaux RPG qui soit sorti sur Game Cube : univers enchanteurs, gameplay incroyable. Le seul défaut de ce jeu reste son manque d’adaptation. En effet, il faut prendre son temps pour faire évoluer ses personnages sinon on peut se retrouver coincé au beau milieu du jeu sans pouvoir revenir en arrière. Je parle en connaissance de cause : après 40 heures de jeu, j’ai dû tout recommencer… Dur dur !

Fire Emblem : jouer à Fire Emblem, c’est un peu comme jouer aux échecs, de façon plus ludique. La réflexion est de rigueur. Mais ce qui peut sembler barbant est en fait tout le contraire grâce à une histoire bien ficelée et à des personnages plus charismatiques les uns que les autres. On regretterait presque les passages de dialogues un peu longs.

Nicolas Aguila :

Super Mario Sunshine (2003) : Mario s’est longtemps fait attendre sur la 128 bits de Nintendo. Sortie en 2002, la GameCube n’avait pas de gros titre lui permettant de se placer sur le devant de la scène. Il aura donc fallu attendre 7 ans pour découvrir les nouvelles aventures du plombier italien. Avec autant de pression sur les épaules, le héros de Nintendo n’avait pas le droit à l’erreur et devait satisfaire les fans les plus exigeants. Et ce sont bien eux qui seront visés dans cet épisode un peu particulier qui n’aura pas ravi le coeur de tous les joueurs, mais qui remplit amplement son contrat.

F-Zero GX (2003) : Depuis le premier épisode sur Super Nintendo, F-Zero n’a rien perdu de ce qui a fait son charme : une vitesse d’animation impressionnante pour des bolides lancés à plus de 1000 Km/h sur de longues pistes suspendues au dessus du sol. Aussi bon pour son côté défouloir que sensationnel, ce troisième opus propose un condensé de tous ces éléments et y ajoute quelques modes qui ne manquent pas de rallonger considérablement la durée de vie du titre.

Metal Gear Solid, The Twin Snakes (2004) : Après la sortie de Metal Gear Solid 2 sur PlayStation 2, Hideo Kojima, créateur de la série, a décidé de relever un défi : remodeler entièrement le premier épisode, originellement sorti sur PlayStation, avec des graphismes actuels sur GameCube. Le résultat est largement à la hauteur des attentes, puisque cette réédition se permet même le luxe d’ajouter quelques scènes supplémentaires au jeu et propose une vision différente et décalée de son univers.

Jon Arbuckle :

Naruto Clash of Ninja : portage en jeu vidéo du célèbre Shonen de Masashi Kishimoto, le jeu d’apparence simple en solo se transforme en hit dévastateur à quatre joueurs. Le graphisme en Cell Shading est très réussi, mais surtout le gameplay simple (mais pas simpliste) est source de nombreuses heures d’amusement convivial.