[Test] 360 Eye de Dyson : que vaut la Rolls des aspirateurs robots ?

L'anglais Dyson revendiquant une certaine expertise en matière d'aspirateur, son premier modèle robotisé, et connecté qui plus est, était attendu de pied ferme. Le 360 Eye aspire à devenir une référence, mais y parvient-il ?

5 raisons de craquer (ou pas) pour le 360 Eye de Dyson

Oui, pour sa bonne qualité d'aspiration

Le 360 Eye est équipé sur toute sa largeur d'une brosse rotative mêlant poils en nylon et filaments en fibre de carbone. D'après Dyson, les seconds, antistatiques, démontrent leur utilité sur les sols durs, dont le parquet et le carrelage. Même à puissance moyenne (l'aspirateur est alors plus silencieux), le résultat est impeccable. Sur un tapis ou une moquette, les poils en nylon sont davantage mis à contribution pour désincruster saletés et poussière. Dans ce cas, le nettoyage n'est hélas pas aussi efficace que celui réalisé par un bon vieil aspirateur manuel. On déplore en outre l'absence de brosse latérale, capable de déloger la poussière nichée le long des plinthes et des meubles. La technique de «séparation cyclonique», emblématique de Dyson, est un bon point en revanche : elle préserve la puissance de l'aspiration et n'encrasse pas les filtres, qui sont lavables par ailleurs.

Oui, pour son design

Ce sont des points forts récurrents des produits Dyson : leur finition et leur aspect atypique. Le 360 Eye est donc un robot-aspirateur élégant avec son apparence métallisée nickel/bleue. Il s'agit toutefois bien de plastique, au motif évident de la légèreté. Ce robot a également l'avantage d'être compact, puisqu'il mesure moins de 25 centimètres de large. En contrepartie, il est haut d'une douzaine de centimètres, ce qui l'empêche de se faufiler sous les meubles les plus bas.

Non, à cause de son ergonomie critiquable

La base de recharge dispose de deux connecteurs et se branche d'un côté ou de l'autre, selon la position de la prise électrique. C'est une bonne idée. Mais Dyson ne s'est pas toujours montré aussi inspiré. Cette base, en particulier, est légère et devra être calée, faute de quoi le robot éprouvera des difficultés à se repositionner. L'absence d'une poignée, permettant de transporter l'aspirateur, est un deuxième grief. Plus agaçant encore : le collecteur n'est pas accessible une fois le robot sur sa base, car il est placé du mauvais côté. Quant aux commandes in situ, elles se résument à la mise en route ou à l'arrêt du robot, sans possibilité de réglage de puissance ou de programmation journalière ou hebdomadaire. Ces fonctions sont heureusement disponibles sur l'application mobile iOS/Android, qui se révèle agréable et pratique. La connexion du robot au réseau WiFi se déroule sans souci.

Non, à cause de sa navigation imparfaite

Le guidage s'effectue à l'aide de capteurs infrarouges, qui servent à contourner les obstacles, dont le mobilier, et d'une minicaméra. Celle-ci, assortie d'une lentille panoramique, filme en permanence l'environnement, identifie des repères et détermine la position du robot par triangulation. Une telle sophistication suggère que ce robot-aspirateur trouve son chemin de manière infaillible. En l'occurrence, le 360 Eye zigzague assez habilement entre une vingtaine de pieds de table et de chaises, ce qu'atteste l'application mobile qui retrace avec précision tout son parcours. Il se montre toutefois beaucoup plus hésitant dans la pénombre, au point de s'égarer. En outre, Dyson ne fournit pas de balise pour délimiter la zone d'opération du robot, qui se promène partout, même là où il n'est pas le bienvenu. On pensera à fermer les portes, quand c'est possible. Les 45 minutes d'autonomie, à pleine puissance, sont par ailleurs un peu chiches. En ce qui concerne les déplacements, les deux chenillettes à suspension tractent le robot au-dessus des tapis et des barres de seuil, même en cas de petits dénivelés. Elles produisent cependant un crissement désagréable sur du linoléum.

Non, à cause de son prix

A son lancement au début de l'été, le 360 Eye coûtait 1199 €. Il n'a fallu que deux mois pour que le prix soit révisé à la baisse, à 999 €. Quoi qu'il en soit, cet aspirateur-robot reste parmi les plus chers du marché et ses performances globales ne le justifient pas.

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