[Test] Galaxy A5 : un smartphone à 400 € qui a tout d'un grand

Si les Galaxy S6 Edge ont créé l’émoi en 2015 et que l’on ne parle aujourd’hui plus que de l’annonce prochaine des Galaxy S7, il ne faut pas pour autant passer à côté du reste de la gamme mobile de Samsung. Dans un tarif plus contenu, on trouve ainsi les Galaxy Ax. En 2015 sont sortis les A3, A5 et A7, trois modèles qui n’ont pas tous réussi à convaincre les critiques, l’A7 ayant été le seul à s’en sortir correctement. Pour les deux premiers, il fallait déplorer une définition tout juste HD, des performances limitées ou encore une mauvaise autonomie.

Un an plus tard, Samsung lance un second jet avec les Galaxy A3 2016 et A5 2016. Adoptant un design similaire, ils ont tous deux été totalement remaniés. Le constructeur sud-coréen semble avoir voulu rebattre les cartes pour donner le meilleur de lui-même dans ces appareils Android de milieu de gamme jusqu’à leur faire tutoyer les Galaxy Sx. Passé entre nos mains, le Galaxy A5 est le plus grand des deux. Vendu à peine plus de 400 €, est-il un choix approprié en ce début d’année ?

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Oui, parce que son affichage est magnifique

Samsung a pour habitude d’utiliser des dalles Super Amoled. Le Galaxy A5 en hérite d’un exemplaire très bien calibré.

Sa colorimétrie en réglage basique est presque parfaite, offrant un affichage juste et agréable que l’on ne retrouve pas en revanche dans les autres modes d’affichage. Un sentiment de réussite visuel accentué par une luminosité très poussée qui ne bronche même pas lorsque le smartphone est utilisé en plein soleil. À cela, il faut encore ajouter le contraste infini, inhérent à la technologie Oled dont est dérivé l’Amoled et qui procure des noirs très profonds.


Autant d’atouts pour ce grand écran qui gagne 0,2 pouce comparé à celui de l’A5 de première génération, pour atteindre 5,2 pouces. Une diagonale généreuse qui pêchait jusqu’alors par une mauvaise définition.

1280 x 720 pixels. C’est ce que proposait jusqu’alors le Galaxy A5. Une prestation qui manquait largement de précision. Heureusement, son édition 2016 corrige le tir. On passe ainsi du HD au Full HD en 1920 x 1080 pixels. Une définition bien plus en accord avec un smartphone de milieu de gamme. Côté écran, le Galaxy A5 est bien de retour dans la course, avec un traitement jusqu’alors réservé à des modèles plus onéreux.

Oui, parce qu'il a deux jours d'autonomie

Le nouveau Galaxy A5 dispose d’une meilleure définition et d’un processeur Exynos plus rapide que le Snapdragon 410 de son prédécesseur. Deux éléments qui ne devraient pas jouer en faveur de son autonomie qui était très moyenne en 2015. Seul avantage : une batterie qui est passée de 2300 mAh à 2900 mAh.

Et pourtant, on a bien cru ne jamais voir le bout du test d’autonomie du Galaxy A5. Mesurée sous PCMark, la décharge de la batterie a pris 12 heures pour descendre de 100 % à 20 % (minimum autorisé par le benchmark). En extrapolant, il faudrait 15 heures pour arriver à 0 %, soit un peu plus de deux jours de travail. Et c’est sans compter les réglages permettant d’optimiser l’usage de la batterie. De quoi gagner encore quelques minutes supplémentaires. Enfin, pour ne rien gâcher, le Galaxy A5 dispose également de la fonction de charge rapide qui lui permet de repasser à 100 % en un peu plus d’une heure.

À l’heure où l’on se plaint de l’autonomie des smartphones haut de gamme, le Galaxy A5 2016 fait office de trublion qui veut en apprendre à ses aînés. Une tendance bénéfique qui devrait porter ses fruits sur les prochains Galaxy S7 qui pourraient tenir jusqu’à 17 heures en lecture vidéo avec une luminosité réglée au maximum, rapportent nos confrères de PhoneArena qui citent le compte Twitter @eldarmurtazin

Oui, parce que ses photos sont de qualité

Fiché sur son dos, le capteur photo du Galaxy A5 fait des merveilles.  Fort de 13 mégapixels, il fait des clichés de qualité. Comparé à l’iPhone 6 Plus, on s’aperçoit que Samsung offre toujours un rendu plus saturé et contrasté qu’Apple.

Contraste qui peut jouer des tours. On note ainsi que certains détails peuvent être bouchés, comme on peut le voir sur le zoom ci-dessous. En revanche, lors de photos prises dans l’obscurité, c’est l’iPhone qui pêche en grillant certains éléments, comme ici les fossettes de notre petit cobaye Lego.

iPhone 6 PlusiPhone 6 PlusGalaxy A5Galaxy A5

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L’ensemble reste tout à fait cohérent et profite d’un stabilisateur optique qui est intéressant pour les prises de vues à la volée. Une autre fonction, plus gadget, permet de prendre des photos en commande vocale en disant « Cheese », « Capture » ou encore « Sourire ». Si on ne l’utilisera pas à tout bout de champ, elle reste rafraichissante.

Oui, parce que son design tient plus du haut de gamme

Coupé de la génération précédente, le Galaxy A5 se lie avec les S6 en adoptant un design plus premium. On a ainsi droit à un cerclage en métal brossé qui agrippe les deux dalles en verre couvrant les face avant et arrière du smartphone. Un habillage qui n’est pas sans rappeler les iPhone 4 et 4S ou, plus récemment les Xperia Z4 de Sony. Un parti pris qui déplaira en revanche aux mains moites, le verre ayant tendance à glisser sur elles. La verre qui recouvre l’écran est, quant à lui, légèrement incurvé sur ses extérieurs, un petit clin d’oeil aux courbes des Galaxy S6 Edge et Edge Plus.


Plus grand de 0,2 pouce, le nouveau Galaxy A5 augmente aussi ses mensurations. Il perd en finesse et gagne 32 grammes supplémentaires. Un embonpoint causé en partie par sa nouvelle batterie, mais on ne saurait lui reprocher au vu de ses performances.

Sur son pourtour, l’A5 accueille les classiques boutons de mise sous tension et de volume ainsi qu’un double port SIM/microSD, qui peut accueillir des cartes jusqu’à 128 Go contre 64 Go auparavant.

Pas de fausse note sur le design de ce nouveau Galaxy A5. Samsung conserve le travail qu’il avait effectué sur la première version en abandonnant le plastique. Seul son dos en verre pourra déplaire à certains utilisateurs.

Oui, parce que ses performances sont suffisantes

Samsung a abandonné Qualcomm sur son second Galaxy A5, préférant privilégier son matériel, en l’occurrence un Exynos 7580, une puce octocore  déjà utilisée par les S5 Neo, J7 et View l’an dernier. Couplée à 2 Go de mémoire vive, elle s’en sort plutôt bien sur le Galaxy A5. On ne déplore aucun ralentissement sous Android. Seule le multitâche entre plusieurs applications gourmandes peut être ralenti.

Testé sous AnTuTu, l’A5 récolte 42754 points, un score qui le place derrière les ténors actuels, mais il s’agit d’un milieu de gamme. Geekbench est plus pratique puisqu’il le compare à des modèles plus anciens. Ainsi, avec 3641 points, il dépasse les Galaxy S5 et Nexus 5.

En vidéo, il est un régal pour les yeux grâce à son magnifique affichage. En revanche, le son est en retrait. Sans casque, on n’a droit qu’à un unique haut-parleur qui crachote dans un coin.

Côté jeux, il ne se défend pas mal non plus. Sa puce graphique, un Mali T720 MP2, est certes moins performante que celle des Galaxy S6, mais fait tout de même le job. Aucun ralentissement à déplorer dans Asphalt 8 ou Modern Combat 5, deux jeux plutôt avides de ressources. Tout juste quelques concessions d’effets graphiques sont à faire, comme un effet escalier un peu présent sur les textures, mais au global, l’A5 fait tourner tous les jeux du Play Store.

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