[Test] Garmin Vivosmart, un bracelet qui n'a rien à envier à une smartwatch

Garmin n’a pas attendu la mode des objets connectés pour développer des accessoires dédiés aux sportifs. Son catalogue compte depuis déjà plusieurs années de nombreuses montres de running, pour ne parler que d’elles. Il était donc logique de le voir investir les poignets d’une nouvelle façon, avec le bracelet Vivofit lancé en début d’année à l’occasion du CES de Las Vegas. Depuis, les technologies ont évolué et les possibilités offertes par ces compagnons ont été décuplées. C’est sans surprise que son successeur arrive quelques semaines avant Noël.

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4 raisons de craquer (ou pas) pour le Garmin Vivosmart

Le Vivosmart est facile à distinguer du Vivofit. Plus fin et plus sobre, son écran n’est pas allumé en permanence. Et pour cause : en lieu et place de la technologie E-Ink, c’est de l’OLED que l’on retrouve. Ce changement n’intervient pas seul, puisque désormais on peut y lire de nombreuses informations, notamment les notifications de son smartphone, à l’image d’une montre connectée. Sur le papier en tout cas, ce nouveau bracelet est donc plein de promesses, afin de mesurer son activité autant diurne, que nocturne.

1 - Oui — son design très réussi

La première chose qui surprend sur le Vivosmart, par rapport au Vivofit, c’est sa simplicité. Il est vraiment discret grâce à une finesse appréciable qui le rend confortable à porter, d’autant qu’il est plutôt léger (18 grammes). Si plusieurs coloris sont disponibles (violet, rose, bleu, gris ou noir), ils ne concernent que la partie intérieure, l’extérieur restant invariablement noir — ce qui participe d’ailleurs à sa sobriété.

Le système de fixation est simple, mais il faudra veiller à prendre la bonne taille à l’achat pour le faire correspondre à son poignet (deux choix possibles). À noter que Vivosmart est censé être étanche jusqu’à 50 mètres, ce qui le rend compatible avec les douches.

L’ensemble est maintenant composé d’une seule pièce, et non plus d’un module qui s’insère dans un bracelet comme son prédécesseur. L’écran OLED est bien intégré, au point qu’il ne se remarque qu’une fois allumé. Au final, le Vivosmart se fait oublier après quelques minutes au poignet et n’est pour autant absolument pas désagréable à regarder. C’est une vraie réussite de ce côté-là.

2 - Oui — son écran est vraiment réussi

La grande force du Vivosmart réside dans son petit écran OLED tactile, d’une définition de 128 x 16 pixels. Bien sûr, on est loin de l’impressionnant afficheur AMOLED couleur 432 x 128 pixels du Gear Fit, mais compte tenu de son encombrement, cela est tout à fait suffisant. D’un glissement à droite ou à gauche, on fait défiler les fonctions : date et heure, nombre de pas, distance parcourue, calories dépensées, progression dans ses objectifs ou encore temps d’inactivité.

Lire : [Test] Samsung Galaxy Gear Fit : faut-il craquer pour le bracelet connecté ?

Certaines options ne sont accessibles que depuis une pression prolongée sur l’écran : passer en mode nuit, qui se propose d’analyser son sommeil, ou indiquer que l’on démarre une activité sportive. C’est d’ailleurs depuis ce même menu que l’on peut régler la luminosité, ce qui peut s’avérer pratique pour économiser quelques heures d’autonomie.

Cette dernière est annoncée à 7 jours, bien qu’il nous semble dans les faits bien difficile de dépasser les 5 jours avec les notifications depuis le smartphone. C’est toujours mieux que le Gear Fit.

3 - Oui et non — elle fait aussi montre connectée

Certains bracelets connectés ont dans l’idée d’en faire un peu plus que mesurer l’activité de leurs porteurs. À l’instar d'une montre connectée, le Vivosmart permet de recevoir au poignet certaines informations de son smartphone. Les alertes se font d’une simple vibration, tandis que la notification en tant que telle est lisible depuis le petit écran. Et à vrai dire, ce système marche bien et s’avère pratique pour déterminer en une seconde si cela vaut le coup de sortir son téléphone. On pourrait regretter de ne pouvoir interagir, mais en regardant bien la taille du bracelet, on se ravise.

Par contre, impossible de choisir avec précision quelles informations recevoir. Conséquence, ceux qui ont tendance à avoir un nombre important de messages en tout genre vont vite finir par vibrer en permanence. Comme si cela ne suffisait pas, le Vivosmart indique aussi la perte de connexion avec le smartphone, une raison de plus de vibrer. Et gare à ceux qui passeraient leurs journées assis sur un fauteuil, un système d’alerte motive les moins actifs à se lever pour bouger un peu après une longue période d’inactivité.

Enfin, le mélomane appréciera de contrôler son lecteur multimédia à distance depuis l’un des menus, ce qui est toujours pratique l’hiver lorsque l’on ne veut pas sortir le téléphone de sa poche pour passer à la chanson suivante.

4 - Non — la connexion au pc est un peu laborieuse et l’application manque de charme

La mise en route du Vivosmart ne pose pas de difficulté particulière, si ce n’est que la liaison au PC (indispensable pour les mises à jour) nécessite un passage par la notice. En effet, une fois relié par le socle spécifique (et volumineux), il faut rester appuyé sur l’icône de batterie sur l’écran pour faire apparaitre un second logo, permettant d’activer la connexion à l’ordinateur. Sans cela, le bracelet ne sera jamais reconnu et les cheveux vont commencer à s’arracher doucement, mais surement.

L’application compatible iOS et Android, Garmin Connect, est la même que pour le Vivofit. Elle profite de ce fait autant de ses points forts qu’elle ne souffre de ses défauts. Son design est toujours digne d’une chambre d’hôpital et le pire, c’est que la plupart les autres objets connectés de la marque y sont contraints.

Alors, reconnaissons-lui au moins une personnalisation poussée, avec la possibilité d’ajuster autant sur la page d’accueil de l’appli que sur celui du bracelet les fonctionnalités qui nous intéresse. Seulement, l’accès à certaines options est laborieux, aussi simple puissent-elles être. C’est par exemple le cas du réveil (silencieux, par vibration), pour lequel il faut se rendre dans les paramètres plutôt que depuis l’écran principal. À noter que ce dernier ne prend pas en compte les phases de sommeil pour réveiller le porteur au meilleur moment, contrairement à certains de ses concurrents (Jawbone, au hasard).

Bonne nouvelle, l’application iOS est compatible avec Santé d’Apple, ce qui permet de retrouver certaines de ses informations dans une interface plus chaleureuse.

Lire : Bracelets connectés : comment choisir ? Lequel acheter ?

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