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Montres de sport : quelle est la meilleure pour le running ?

Quelle montre de sport pour quel usage ?


Après vous avoir proposé un guide d’achat complet sur les montres connectées, nous avons décidé de nous intéresser cette fois aux montres dédiées au running. Et force est de constater qu’il y a de quoi faire avec de très nombreux modèles qu’il est parfois difficile de différencier. Nous allons donc vous aider à choisir la montre qui répondra à vos besoins, non sans nous attarder sur les spécificités de cet accessoire qui tend petit à petit vers la montre connectée traditionnelle.

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La sélection de la rédaction

Les points à vérifier avant d'acheter

Une montre de running plutôt qu’une application gratuite?

La question est légitime. Pourquoi dépenser plus de 150 euros pour une montre de running quand il suffit de télécharger gratuitement une application telle que Runtastic, ou Endomondo par exemple ? Premier élément de réponse, tout le monde n’a pas envie de s’encombrer avec un téléphone au moment d’aller courir. Certes il est possible de le ranger dans une poche ou d’utiliser un brassard, mais ce n’est pas forcément ce qu’il y a de plus confortable à la longue. Sans parler des conditions météo qui peuvent mettre le terminal à rude épreuve alors qu’une montre étanche ne craindra pas les éléments.

Par ailleurs, la montre a le grand avantage d’être portée au poignet et donc d’être consultable à loisir même pendant l’exercice. Et c’est peut être là le principal avantage par rapport à une application dont l’intérêt est généralement a posteriori de la séance. Outre la consultation de la montre de running en gardant les mains libres, on peut également citer le mode coach et les alarmes sonores comme sur la Garmin Forerunner 235 par exemple, ou encore le mode course fantôme chez TomTom et Fitbit, qui permet de se mesurer à une course précédente. Dernier argument et non des moindres en faveur de la montre de running plutôt qu’une application gratuite, la batterie du smartphone n’est pas drainée avec l’utilisation intensive du GPS. Vous serez donc toujours en mesure de passer des appels en cas de besoin.

GPS, GLONASS, A-GPS, quelle différence ?

Pièce maitresse de la montre de running, le GPS est également la source de tous les maux. Il faut dire que les anciens modèles nous en ont fait voir de toutes les couleurs. En effet, on ne compte plus les témoignages de coureurs qui devaient attendre de longues minutes avant de capter un signal GPS afin de pouvoir se lancer. Certains n’hésitant d’ailleurs pas à laisser leur montre sur le rebord d’une fenêtre le temps de s’habiller histoire d’accélérer la connexion à un satellite. A l’époque, nous avons nous même constaté qu’il fallait prévoir quelques minutes d’échauffement pour laisser notre ancienne Nike+ Sportwatch trouver un satellite. Il est même arrivé que votre serviteur commence à courir par dépit en espérant que la montre se connecte tout ou tard. Dans le même ordre d’idée, la légende veut même qu’une réinitialisation tous les trois ou quatre mois serait des plus bénéfiques pour le système. Néanmoins, force est de constater que cette époque est révolue ou presque. En effet, plusieurs technologies sont mises en œuvre afin d’accélérer la détection du signal GPS.

Avant toute chose, il est indispensable de se placer dans une zone dégagée et éloignée de tout bâtiment ou arbre. De préférence restez immobile pendant quelques minutes. Néanmoins, certaines montres sont plus rapides que d’autres à détecter les satellites afin de démarrer le positionnement GPS. Pour ce faire, les constructeurs disposent de plusieurs outils comme le GLONASS. Il s’agit d’un système russe qui permet une acquisition plus rapide du signal grâce à une couverture plus large des satellites. Ces derniers sont plus nombreux et donc plus faciles à trouver avant de commencer à courir. Néanmoins, la précision est moins importante que le système de GPS américain qui prend donc le relais pour affiner la mesure. Ainsi, l’association des deux permet de bénéficier d’un signal plus rapidement et d’une précision élevée. Le A-GPS est une technologie largement utilisée dans la téléphonie mobile. Les données A-GPS indiquent au dispositif les positions prévues des satellites GPS, accélérant ainsi l'obtention des coordonnées GPS en mode pré-entraînement. Le fichier de données A-GPS est valide pendant 14 jours maximum ce qui nécessite une mise à jour régulière pour un fonctionnement optimal.

Si vous ne voulez pas attendre et que la vitesse d’acquisition du signal GPS est votre principal critère d’achat, la TomTom Runner 2 est toute indiquée. En effet, la fonction Quick GPS permet de réaliser une mise à jour de la base de données de positionnement des satellites. Ainsi, le constructeur annonce quelques secondes seulement pour capter le signal contre plusieurs minutes sur des montres d’ancienne génération. Côté précision du GPS, c’est vers Suunto qu’il faudra se tourner avec l’Ambit3 Run. Le constructeur a acquis une solide expérience en quelques années seulement, allant même faire la nique à Garmin. Pour ce faire, Suunto intègre une puce GPS SiRF Star V de dernière génération qui intéressera notamment tous ceux qui accordent une importance toute particulière à la précision des données GPS.

Quid de l’autonomie de la batterie

Le GPS est connu pour sa gourmandise et sa propension à drainer une batterie en quelques heures. L’autonomie varie d’un modèle à l’autre et seul un test rigoureux dans les mêmes conditions permet d’évaluer les performances en la matière. A défaut de partir courir avec tous les modèles au bras (qui sera trop court), sachez que plusieurs solutions s’offrent à vous. Avant toutes choses, on ne vous fera pas offense en vous rappelant de recharger la batterie surtout si vous comptez courir pendant de longues heures ou si vous prévoyez une randonnée. Les constructeurs ont également imaginé des solutions à l’instar de Garmin qui propose l’UltraTrac. Cette technologie est censée économiser la batterie en suivant une trace au lieu de faire un point GPS toutes les secondes. Un mode intelligent est également intégré qui bascule de l’accéléromètre au GPS pour économiser quelques précieux watts. Celui-ci est tout indiqué pour les longs trails en limitant la recherche des satellites. Garmin annonce ainsi une autonomie jusqu’à 50 heures en mode UltraTrac avec la Fénix 3 qui se destine avant tout au trail.

Pour les plus bidouilleurs, vous pouvez si l’envie ovus en prend porter la base de rechargement entre la montre et le poignet. Certes ce n’est pas ce qu’il y a de plus confortable ni de plus élégant, mais aux grands maux les grands remèdes. Connectez le port de charge à une batterie externe et le tour est joué pour un ultra-trail ou une randonnée au long cours. Gardez toutefois à l’esprit qu’il s’agit là d’un cas vraiment spécifique et que la plupart des modèles vous accompagneront pendant plusieurs heures. Si l’autonomie de la batterie en mode GPS est votre critère d’achat principal, la Garmin Forerunner 920XT est la meilleure de notre sélection. Néanmoins si votre budget ne vous le permet pas, vous pouvez jeter votre dévolu sur sa petite sœur, la Foreunner 235 qui affiche une autonomie théorique de 15 heures en mode GPS.

Comment fonctionnent les montres en intérieur ou à la piscine ?

S’il est assez simple de comprendre le fonctionnement d’une montre de running en extérieur grâce au GPS, comment font-elles pour mesure l’activité en intérieur ou à la piscine ? Tout simplement en ayant recours à d’autres capteurs tels que l’accéléromètre qui équipe également la plupart des smartphones. C’est lui qui sera mis à profit pour la course sur tapis par exemple. Faut-il préciser que la montre devra également être totalement étanche et résister à l’immersion pour une utilisation en piscine ou en mer dans le cadre d’un triathlon par exemple ? A ce titre, Garmin a récemment lancé la Forerunrer 735XT qui est étanche jusqu’à 50 mètres, largement suffisant pour la natation. Par ailleurs, certains modèles de montres sont dotés d’un cardiofréquencemètre comme la TomTom Runner 2 ou la Garmin Forerunner 235. 

Comment est mesurée la fréquence cardiaque ?

Jusqu’à présent, les montres les plus évoluées étaient compatibles avec des accessoires tels que les ceintures équipées de cardiofréquencemètre afin de suivre l’activité cardiaque. C’est notamment le cas de des Polar V800 et M400, ou de la Suunto Ambit3 Run. Désormais ces capteurs sont directement intégrés dans les montres les plus sophistiquées. Plus pratique et plus confortable, ces capteurs utilisent la même technologie que des montres connectées telles que l’Apple Watch ou la Samsung Gear S2 par exemple. Une LED envoie un signal lumineux au travers de la peau afin de détecter la quantité de sang qui circule dans votre poignet à un moment donné. Lorsque le cœur bat rapidement, le flux sanguin augmente ce qui se traduit par l’accélération du taux d’absorption de la lumière. Pour fonctionner correctement, il est indispensable de bien serrer la montre afin de garantir le contact entre le capteur et la peau. Si l’intégration du cardiofréquencemètre est le critère d’achat principal, orientez vous vers la Garmin Forerunner 235, le Fitbit Surge ou la TomTom Runner 2 dans sa version HR.

Le cardiofréquencemètre intégré est-il plus fiable que la ceinture ?

Tout dépend du type d’exercice. Dans le cadre d’un fractionné la ceinture est bien plus réactive que le cardiofréquencemètre intégré au poignet. En effet, son capteur électromagnétique ne souffre pas du temps de latence induit par l’analyse du flux sanguin. En revanche, dans le cadre d’une course normale à vitesse plus ou moins stable, le cardiofréquencemètre au poignet répond aux attentes des coureurs qui peuvent très bien l’utiliser conjointement à une ceinture lors de certains exercices.

Le sport d’abord, les fonctions connectées ensuite

Avec l’avènement des montres connectées, les montres dédiées au running ont du s’adapter. Toutes proposent désormais des fonctions connectées à commencer par l’affichage des notifications du smartphone. Toutefois, il ne s’agit pas de concurrencer les montres Android Wear, Tizen ou WatchOS mais simplement d’afficher les appels entrants, les SMS reçus et les emails. Impossible de décrocher ou de répondre à partir de la montre running qui ne dispose pas de la reconnaissance vocale. Il s’agit plus d’une fonctionnalité annexe alors qu’elles se concentrent sur le sport. En la matière, la récente Garmin Forerunner 735XT permet non seulement de recevoir des appels entrants et des emails/SMS, mais aussi de partager ses activités sportives sur les réseaux sociaux et de contrôler directement le baladeur musical du smartphone. De leur côté, si les montres connectées sont en mesure de suivre l’activité sportive, elles n’ont pas pour vocation de remplacer une montre de running spécialisée. 

Des applications plus ou moins réussies

Toutes les montres de running fonctionnent de concert avec une application qu’on installe sur son smartphone. La mode est aux objets connectés mais tous les modèles ne sont pas forcément logés à la même enseigne. En la matière, Fitbit a clairement une longueur d’avance avec une interface réussie malgré les nombreuses informations disponibles. De plus, si la compatibilité avec iOS et Android est largement assurée par tous les modèles, le Fitbit Surge est le seul à proposer une application compatible Windows Phone. Néanmoins quelques limitations subsistent. En effet, s’il est bel et bien possible de consulter les données de course, les notifications d’un smartphone équipé du système d’exploitation mobile de Microsoft ne sont pas visibles sur la montre. De son côté, l’application de Garmin est épurée à l’extrême et pas franchement la plus conviviale qui soit. A l’instar de Fitbit, elle a l’avantage de pouvoir agréger les données issues de plusieurs appareils (montre, traqueur d’activité, balance connectée) de la marque au sein d’une seule et même application.

Même combat chez TomTom qui joue lui aussi la carte de l’interface épurée. En l’absence de connexion sans fil, il faudra connecter la Runner 2 via la prise USB ce qui permet néanmoins de recharger la batterie dans la foulée. En revanche on apprécie la compatibilité extrêmement large avec des applications tierces telles que Nike+ (ancien partenaire de TomTom avec la Nike+ Sportwatch), MyFitnessPal, RunKeeper, Endomondo, Jawbone et d’autres. Suunto propose une jolie application qui ne servira pas à grand chose tant les utilisateurs semblent se plaindre des problèmes de synchronisation. Quant à Polar Flow, à défaut d’être la plus sexy, l’application s’avère particulièrement et facile d’accès. Un journal d’activité est même proposé avec un affichage sous forme de graphique très lisible. Au final, avec Fitbit, Polar propose l’une des meilleures applications même si cette dernière se cantonne à iOS et Android sans oublier l’interface web.

Peut-on programmer un parcours et suivre l’itinéraire avec la montre ?

On n’y est pas encore. En effet, si le GPS est bel et bien intégré dans toutes les montres, il n’en va pas de même de la cartographie vectorielle qui est indispensable pour suivre un itinéraire. Quoiqu’il en soit, certaines montrent proposent de définir un parcours en amont via une interface web, qu’on suivra ensuite sur la montre à l’aide d’un indicateur de cap. En la matière, Suunto avec l’Ambit3 Run, et Garmin avec la Forerunner 920XT, mènent la dance. Le principe est le même en utilisant la plateforme web pour créer son parcours. Garmin propose ainsi d’utiliser Open Runner ou Garmin Connect, puis de transférer l’itinéraire sur la montre. Celle-ci permet de suivre une trace même sans regarder l’écran en permanence grâce à des vibrations en cas de décalage.

Chez Polar, la V800 dispose d’une fonctionnalité équivalente via le site Polar Flow mais avec une différence de taille. En effet, il est impératif d’enregistrer un itinéraire déjà disponible sur la plateforme en favori. Impossible de le créer de toute pièce car il devra déjà avoir été parcouru par vous même ou par un autre utilisateur qui aura saisi des POI (points d’intérêt) avec sa V800. Enfin, TomTom qui est aussi l’un des spécialistes du GPS autonome, ne propose bizarrement aucune fonction de programmation de parcours pour ses montres de running. Au lieu de ça, le constructeur propose de programmer une course et de fixer des objectifs de temps, de vitesse ou de se mesurer à une course précédente sur un parcours identique. Il en va de même pour le Fitbit Surge qui propose de se mesurer à l’une de vos courses précédentes. En résumé, si votre principal critère d’achat est la programmation d’un parcours, nous vous recommandons la Suunto Ambit3 Run ou la Garmin Forerunner 920XT.

La VO2 max, pour quoi faire ?

La VO2 max correspond au volume maximum d'oxygène que vous pouvez consommer par minute et par kilogramme de votre corps lors de vos meilleures performances. Cette valeur est directement associée à la capacité maximale du cœur à acheminer le sang jusqu'aux muscles. Elle devrait augmenter au fur et à mesure que votre forme physique s'améliore. La valeur VO2 max peut être exprimée soit en millilitres par minute (ml/min), soit divisée par le poids corporel de la personne en kilogrammes (ml/kg/min). Le tableau ci-dessous permet de consulter les estimations de la VO2 max par âge et par sexe.

Dans tous les cas, gardez bien à l’esprit qu’il s’agit seulement d’une estimation qui n’a pas pour vocation à devenir une mesure médicale précise.

Utiliser les zones de fréquence cardiaque pour mieux s’entrainer

Grâce au cardiofréquencemètre, il est désormais possible de mesurer sa fréquence cardiaque en temps réel ou presque. Reste à savoir à savoir que faire de ces données dans le cadre d’un entrainement. La fréquence cardiaque maximale est basée sur l’âge suivant un calcul très simple : 220 - âge. Cette valeur est utilisée pour estimer la dépense énergétique. Elle correspond au nombre de battements par minute le plus élevé pendant un effort physique maximal. Grâce à elle, il est possible de déterminer l'intensité de l'entraînement. La fréquence cardiaque au repos correspond au nombre minimal de battements par minute (bpm) lorsque l’on est complètement détendu. La valeur normale pour un adulte est de 60-80 battements par minute, mais pour les athlètes les mieux entrainés, elle peut même être inférieure à 40 bpm. Vous pouvez consulter les zones de fréquence cardiaque dans le tableau ci-dessous.

En la matière, le Fitbit Surge tire son épingle du jeu en affichant les zones de fréquence cardiaque directement à l’écran durant la course.

S’entrainer en musique

Deux coureurs sur trois s’entrainent en musique. Reste que la fonction baladeur est encore le parent pauvre des montres de running. Dommage pour un accessoire qui veut pouvoir totalement s’affranchir du smartphone pendant l’entrainement. Seule la TomTom Runner 2 dans sa version Music dispose d’une petite mémoire de 3 Go. Ainsi, elle peut stocker jusqu’à 500 morceaux en MP3. Pas de quoi rivaliser avec un baladeur dédié ni même un smartphone dans lequel on aura copié ses morceaux mais largement de quoi partir courir en musique. Reste à connecter un casque sans fil en Bluetooth et le tour est joué. Garmin fait un geste timide en proposant une sorte de pont avec le smartphone. En effet ses montres sont dépourvues de toute mémoire interne dédiée au stockage de la musique. Enfin, c’est le désert total chez Polar et chez Suunto. Si courir en musique et sans smartphone est votre principal critère, le choix est vite fait avec la TomTom Runner 2 qui n’a pas de concurrente.

Tableau récapitulatif

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3 commentaires
    Votre commentaire
  • vescovato95
    étonné que la garmin phenix 3 hrm n'apparaisse pas
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  • Gaublan
    Merci de votre page!
    Donc plutôt suunto pr la précision GPS?
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  • vescovato95
    pour avoir tester pas mal de modèle pour le moment suis assez bluffez de LA PHENIX 3HRM GARMIN c est un mini concentré de technologie au poignet .... vous oubliez votre ceinture thoracique pas de problème elle prend le pouls directement au poignet...travail fractionné etc séance de seuil etc distance temps etc bip + fibrations au poignet et vous savez quand accélérer ou ralentir , vraiment un bel outils.
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