Hawk-Eye surveille les courts de tennis

Aux origines du Hawk–Eye dans le tennis

Le Hawk-Eye fait sa première apparition officielle en 2006 lors du Masters Series de Miami. Il aura dû subir de nombreux tests et une répétition générale lors de la Hopman Cup de la même année. En France, le Hawk-Eye est utilisé la première fois lors du Masters de Bercy 2006. Désormais tous les tournois du Grand Chelem, excepté Roland-Garros, et les Masters Series sur surfaces rapides utilisent le système.

Mais pourquoi en est-on arrivé là ?

Serena Williams durant l'US Open 2004US Open 2004, quart de finale entre Serena Williams et Jennifer Capriati, premier jeu du troisième set, à égalité sur le service de Capriati. Williams sort un retour de revers gagnant le long de la ligne, mais l’arbitre Mariana Alves déjuge son juge de ligne et déclare la balle faute. Les téléspectateurs, eux, bénéficient sur leur télévision de l’ « instant replay » qui retrace la trajectoire de la balle à la manière de ce que fera ensuite le Hawk-Eye : la balle est parfaitement bonne. Trois nouvelles décisions tournent ensuite contre Williams et sont contredites par le replay. Williams, hors d’elle, finira par s’incliner.

Les organisateurs devront s’excuser et retirer Alves du tournoi. Elle subira par la suite des mois de pénitence. L’US Open est contraint d’annoncer que l’assistance vidéo va être envisagée. Certes, un match ne se joue peut-être pas sur un point, mais cette rencontre avait fait perdre beaucoup trop de crédibilité pour que rien ne change.