Hawk-Eye surveille les courts de tennis

Un coût très élevé qui limite sa démocratisation

Un écran diffusant les images du Hawk-Eye« Entre le système et les écrans il faut compter un budget de 60 000 jusqu’à 100 000 euros selon le nombre d’écrans" explique Jean-François Caujolle. En plus, pour installer les caméras qui vont capter, il faut compter un jour ou deux de travail, idem pour les écrans qui vont afficher le résultat. Pour un grand tournoi, c’est bien entendu plus facile d’amortir le coût et c’est de toute manière un outil indispensable. »

Il n’est d’ailleurs pas impossible que Roland Garros se dote du Hawk Eye. Si Azémar est dubitatif : «  Sur cette surface l’expérience de l’arbitre compte beaucoup, il faut savoir interpréter les traces, les espaces qu’il y a avec les lignes… » , Caujolles laisse la porte ouverte. « Je sais que Christian Bîmes y pense. Ce serait un plus pour la relation avec le public, mais ce n’est pas vraiment utile justement à cause des traces, même si parfois l’interprétation des marques n’est pas simple. »

Un des écrans de Hawk-Eye retransmettant un ralentiLe Hawk Eye fait maintenant partie de la famille du tennis et n’a pas remplacé l’homme, ni dénaturé le jeu. Certes, l’outil n’est pas infaillible, mais il reste plus fiable que l’œil humain. Aujourd’hui, aucun joueur ne demande son retrait. La question de la fiabilité revient d’ailleurs plus souvent quand l’outil leur donne tort que lorsqu’il leur donne raison, un peu comme la compétence de l’arbitre humain en fait !