Hawk-Eye surveille les courts de tennis

L’arbitrage électronique n’est pas une simple évolution, c’est une révolution. Littéralement il s’agit d’un œil de faucon et symboliquement d’un super arbitre infaillible. Cette machine a été mise en place en premier pour le cricket en 2001, avant d’être reprise par les télévisions en 2003 et de faire son apparition sur les courts de tennis en 2006. Le système va, grâce à une dizaine de caméras « high speed » et des ordinateurs, reproduire la trajectoire de la balle en trois dimensions par images de synthèse.

Le procédé a été développé dès 2001 par le Dr Paul Hawkins, spécialiste en intelligence artificielle. Le système, en tennis, utilise en fait dix caméras, cinq de chaque côté du court, qui sont chargées uniquement du « tracking », traçage de la balle sous différents angles. On peut descendre le nombre de caméras à six ou huit, mais la tendance est tout de même à 10, surtout dans les tournois majeurs. Un ordinateur est rattaché à chaque caméra et repère, en temps réel, la balle dans chaque image reçue tout en traçant également les lignes du court.

L’utilisation du Hawk-Eye lors d’un match

Dans un match, les joueurs ont eu droit tout d’abord à deux recours par set, qu’on appelle challenges, puis à trois cette saison, avec un en plus dans les jeux décisifs sur le nombre restant. En cas de doute, le joueur fait le signe désormais bien connu : un petit coup de raquette vers le ciel pour demander le challenge.

A ce moment-là, les images prises simultanément par les caméras sont réunies dans un ordinateur central, qui va recréer la trace en 3D. Après une dizaine de secondes seulement, le tracé de la balle est envoyé sur un autre ordinateur qui se charge, lui, du graphisme et crée une animation. Elle apparaît alors sur le court, sur un ou plusieurs écran(s) géant(s), avec la fameuse mention « In » ou « Out ». Toute l’opération se règle quasiment en instantané et n’excède généralement pas 30-40 secondes. Si le joueur a raison, il garde son nombre de challenges, mais s’il se trompe il en perd un à chaque fois.