Ces objets high tech que nos enfants ne connaîtront jamais

Le Minitel


Selon France Télécom, « le Minitel n’est pas mort puisqu’il rapporte encore de l’argent. » Son chiffre d’affaires s’élevait à 100 millions d’euros pour l’année 2007, en baisse de 35% par rapport à 2006. En 2009, il génère encore 10 millions de connexions par mois sur 4000 services. France Télécom ne souhaite pas fermer le dispositif avant 2011.

C’est suite à un rapport sur l’informatisation de la société française que le projet Minitel est apparu en 1978. Après de multiples expérimentations en région, le premier modèle grand public s’est généralisé en 1982. Ce boîtier, mis gratuitement à disposition des usagers par les PTT pour les premiers modèles, permettait de se connecter à différents services via des indicatifs tels que 3611 ou 3615. Ses trois applications principales étaient l’annuaire téléphonique, le téléphone rose et la vente par correspondance auxquels il se connectait en 1,2 Kbits en réception et 75 bits en émission.

Plus performant que les services américains de l’époque, le Minitel français intrigua le vice-Président américain Al Gore. Il commanda une enquête sur le contenu des services du Minitel. Les résultats de cette étude donnèrent naissance au discours sur « les autoroutes de l’information » qu’Al Gore prononça en 1994 et qui sonna la naissance d’Internet.