[Test] iPhone 4S vs Galaxy SII : duel de géants

Système d’exploitation et ergonomie

Voilà le coeur du débat entre les deux mobiles. Outre les performances de l’un et de l’autre, c’est aujourd’hui du côté du système d’exploitation et de l’écosystème qu’il génère que l’utilisateur verra une réelle différence d’utilisation au quotidien. Fonctionnalités, applications, tout découle de là. 



Sur ce point, Apple mène toujours au score avec 500 000 applications disponibles contre 400 000 pour Android. Mais Android est donné comme gagnant d’ici la fin de l’année 2012 par une majorité d’analystes. Des chiffres à prendre avec des pincettes car de multiples constructeurs proposent des téléphones Android sans qu'il y ait pour autant de plateforme unifiée.

Certaines applications peuvent ainsi fonctionner sur un modèle de téléphone Android, mais pas sur un autre à cause de sa configuration matérielle ou encore de la version d’Android qu’il exécute. Quand Steve Ballmer dit qu’il faut être « informaticien pour utiliser un téléphone Android », il va certainement très loin, mais les choses ne sont en tout cas pas aussi simples que sur iOS. 



Si les logiciels existent parfois en plusieurs versions (iPad, iPhone 4S, 4 ou 3GS), c’est toujours un seul fichier qui est proposé à l’utilisateur, iOS se charge de définir les fonctionnalités limitées selon la configuration du téléphone (on pense notamment à certains jeux bien plus travaillés sur le 4S). Lorsque l’on décide de troquer son vieux mobile Android contre un nouveau, on n’est pas du tout assuré de voir tourner toutes ses applications sur le modèle plus récent, alors que ce sera forcément le cas avec un iPhone.

C’est au final cette homogénéité qui rend iOS plus lisible qu’Android pour un utilisateur non averti. Le système d’exploitation de Google est en effet porté sur chaque téléphone avec une interface propriétaire à chaque opérateur. Si celle de HTC, Sense, est souvent considérée comme l’une des plus abouties, celle utilisée par Samsung, TouchWiz, reste très correcte, même si on peut lui reprocher ce côté « cheap », notamment dû aux couleurs criardes de ses icônes.


Le principe global d’utilisation centré autour des applications reste donc calqué sur iOS qui a donné le ton à de nombreuses interfaces mobiles tactiles depuis 2007. L’une des principales différences viendra de la gestion des applications. Toutes sont regroupées dans un dossier spécifique, on n’affichera sur les différents écrans d’accueil que celles dont on se sert régulièrement. On pourra également y afficher des widgets (absent d’iOS) pour lancer directement une recherche sur Google, consulter la météo, les cours de la bourse ou accéder à ses options d’économie d’énergie (alors qu’il faut toujours aller chercher dans les préférences d’iOS pour désactiver le Wi-Fi).

Reste que les utilisateurs puristes des écrans tactiles, ont toujours du mal à comprendre de choix de Google d’utiliser des boutons (précédent et préférences) en plus d’une interface tactile. Cela obligea ainsi l’utilisateur à détourner son attention de l’application affichée sur l’écran alors que ces fonctionnalités pourraient très bien lui être intégrées. D’autres lui accorderont l’avantage de libérer de la place sur l’écran.