[Test] iPad mini 4 : faut-il craquer pour la petite tablette d'Apple ?

En septembre dernier, Apple a fait la part belle à l’iPad Pro et aux iPhone 6S et 6S Plus. On a même eu droit à une belle piqûre de rappel à propos de la Watch. L’iPad mini 4 n’a pas eu le même traitement. Sur  près de 2h20 de conférence, il n’a été évoqué que durant 19 secondes.

Relégué en seconde zone, à l’ombre de son grand frère de 12,9”, le nouvel iPad mini a pourtant de nombreux atouts à faire valoir. Contrairement à l’iPad mini 3, il présente de réelles nouveautés qui remettent en selle sa gamme, évinçant enfin l’iPad mini 2, seul iPad de 7,9” jusqu’alors intéressant.

Alors que l’iPad mini 3 n’apportait que le TouchID comparé à son prédécesseur, l’iPad mini 4 a subi une refonte profonde. Plus fin, plus léger, plus puissant et toujours aussi autonome, rien ou presque ne lui manque pour attaquer sereinement le marché des tablettes compactes haut de gamme. Bien que la réponse soit évidente, voici cinq raisons de craquer ou non pour la nouvelle génération d’iPad mini.

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Oui, parce qu'il est encore plus fin et plus léger

Avec l’iPad mini 4, Apple veut homogénéiser sa gamme. Aussi, il a cherché à rapprocher sa petite tablette de son aîné, l’iPad Air 2. Si son design demeure inchangé, ses mensurations, elles, ont été revues à la baisse. Compressé, il parvient à égaler la finesse de l’iPad de 9,7 ”, soit une épaisseur de seulement 6,1 mm, contre 7,5 mm chez ses prédécesseurs. En écrasant sa tablette, Apple l’a aussi agrandie de 3 mm en hauteur. De quoi accorder plus de souffle à la batterie.

Le poids lui aussi a été revu à la baisse, de quoi faciliter encore plus son utilisation à une main et en finir enfin avec la fatigue des articulations lors des longues sessions d’utilisation. La version Wi-Fi perd ainsi 32 g, passant tout juste sous la barre des 300 g (299 g exactement). L’iPad mini 4 avec support de SIM 3G/4G maigrit encore plus en perdant 37 g pour atteindre 304 g. Sa partie cellulaire n’a donc presque plus d’incidence sur le poids de l’ensemble, facilitant son choix.

Mais le tableau n’est pas non plus tout rose. Pour atteindre la grande finesse de l’iPad mini 4, Apple a dû faire des concessions, dont la suppression du bouton Lock. Jouxtant jusqu’alors le contrôle du volume sur la tranche de l’appareil, il permettait de couper le son ou de verrouiller l’orientation de l’écran, selon l’envie de l’utilisateur. Des fonctions pratiques au quotidien qui ne se trouvent désormais plus que dans le centre de contrôle d’iOS. Une spécificité de plus qui rapproche l’iPad mini 4 de l’iPad Air 2 qui a dû consentir au même sacrifice.

Le bouton \Le bouton "Lock" disparaît

Oui, parce qu'il est (enfin) plus puissant

Sous un design sobre et passe-partout, les iPad ont su de génération en génération dissimuler des performances de haut vol permettant de lancer sans sourciller toutes les applications de l’AppStore dont les jeux les plus gourmands. Oubliez donc l’iPad mini 3 et ses caractéristiques calquées sur son prédécesseur.

L’iPad mini 4 rebat les cartes et distribue une configuration dopée, mais pas ultime. On passe ainsi enfin à l’Apple A8, processeur qui équipait les iPhone 6 et 6 Plus. Le nouvel iPad mini conserve donc le retard accumulé par l’iPad mini 3 qui avait repris le même processeur que l’iPad mini 2. Une jolie photo de famille qui montre surtout que, sans se désintéresser de ce modèle, Apple mise de moins en moins sur l’iPad mini. En cause, les difficultés de production des processeurs de dernière génération qui forcent le constructeur californien à choisir entre iPhone et iPad.

XCOM : Enemy WithinXCOM : Enemy WithinAsphalt 8Asphalt 8

Pour appuyer l’Apple A8, la mémoire vive est doublée et passe à 2 Go, comme sur l’iPad Air 2. À l’usage, l’iPad mini 4 n’a pas à rougir de sa configuration. Testé sur un jeu aussi gourmand que XCOM : Enemy Unknown, il ne bronche pas. Lors des phases de combats tactiques, le défilement sur la carte est fluide, ce qui n’est pas le cas sur l’iPad mini 3. Sur Asphalt 8, on a droit à tous les effets graphiques, sans ralentissement. Le jeu de course de Gameloft n’est pas appauvri visuellement, contrairement à ce qui est opéré sur certaines tablettes Android afin d’améliorer le framerate. Également sensible aux saccades, le jeu de course rétro Horizon Chase se comporte parfaitement. Enfin, Tales From Deep Space, un jeu de plateforme en 3D d’Amazon Studios, passe également sans aucun souci.

Horizon ChaseHorizon ChaseTales From Deep SpaceTales From Deep Space

Pour parfaire nos tests, nous avons soumis l’iPad mini 4 aux benchmarks d’AnTuTu. Résultat : 81618 points. Un score qui le place entre l’iPhone 6 Plus (80554 points) et le Galaxy Note 5 de Samsung (83364 points). Un score honorable, mais qui reste bien loin de celui de l’iPad Pro : 177268 points ! L’Apple A8 demeure très concurrentiel, mais est donc loin derrière la dernière génération de puce Apple.

Oui, parce qu'il a l'une des meilleures dalles du marché

Si l’iPad mini 4 conserve un écran 4:3 (2048 x 1536 pixels), qui a ses détracteurs, il peaufine ses réglages pour en faire ressortir le meilleur.

Il affiche tout d’abord un meilleur contraste que ses prédécesseurs. Sans se mettre au niveau des 1070:1 de l’iPad Air 2, il s’approche doucement de la barre des 1000:1 avec 927:1. Côté luminosité, on atteint 433 cd/m², soit la même que celle du premier iPad Air. On en prend donc plein les yeux, surtout avec la belle colorimétrie de la dalle, très bien étalonnée et la plus équilibrée du marché actuel.

Pour couronner le tout, Apple a apposé un filtre antireflet sur son écran qui permet son utilisation aussi bien en intérieur qu’en extérieur, sans pour autant avoir à pousser la luminosité au maximum. Un bon point qui, outre le confort d’utilisation, permet aussi de ménager la batterie.

Oui, parce qu'il parvient à conserver une très bonne autonomie

L’iPad a toujours brillé par une des plus belles autonomies. Plus de 10 heures en une seule charge et un mode veille permettant de l’abandonner plus d’une semaine sans se soucier de sa batterie.

L’iPad mini 4 ne renie pas ce Credo et en réitère chaque point. Une belle gageure pour Apple qui en a réduit l’épaisseur et donc, fatalement, la batterie. On passe ainsi de 6470 mAh sur l’iPad mini 3 à 5124 mAh sur l’iPad mini 4. Une différence qui ne se fait pourtant que peu sentir à l’usage. En lecture vidéo, on se situe entre 11h en streaming et 12h via un lecteur interne. En utilisation normalisée - jeux, Internet, vidéo, musique, bureautique - le score chute à un peu plus de 10 heures, mais tout juste. La réputation de l’iPad est sauve, mais les iPad mini 2 et iPad mini 3 font toujours mieux sur ce dernier point avec 11h30 d’autonomie.

Non, parce qu'il n'est pas 3D Touch

Puisqu’il faut bien lui trouver un défaut, on retiendra contre l’iPad mini 4 l’absence de 3D Touch. Nouveau mode d’interaction, il permet à l’écran de détecter la force de pression et d’en faire autant d’interprétations. Cette nouvelle technologie a été inaugurée  en septembre dernier par Apple sur la nouvelle génération d’iPhone, mais reste cantonnée à elle pour le moment. Même le très luxueux iPad Pro n’y a pas droit.

Selon l’analyste Ming-Chi Kuo, la firme de Cupertino éprouverait des difficultés à produire des écrans 3D Touch de grandes tailles. Il faudra donc au moins attendre l’iPad mini 5 pour en profiter.

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