Iphone 3G vs 6210 Navigator : que valent leurs GPS ?

Planification d'itinéraire : le bât blesse

Les deux paramètres de l’iPhone

Le 6210 et l’iPhone 3G ne jouent pas à armes égales sur la planification d’itinéraire. Le portable de Steeve Jobs ne propose qu’une organisation succincte. Adresse de départ et adresse d’arrivée sont les deux seuls paramètres modifiables. Néanmoins, on notera la présence d’une interaction entre la fonction GPS et le répertoire du téléphone. Aussi, si le champ adresse d’un contact est rempli, il est possible de l’utiliser pour planifier un itinéraire.

D’autre part, la fonction recherche permet de créer un itinéraire à partir de la position actuelle vers l’endroit recherché. Le Navigator offre toutes ces possibilités avec, en plus, une option « étapes » pour un paramétrage complet de son voyage, ou de sa balade pédestre. À ce sujet, Nokia a pensé à inclure un curseur sur sa carte. Celui-ci permet de sélectionner n’importe quel point pour y effectuer un calcul d’itinéraire à la volée.

Moins de 6 secondes pour un Paris-Marseille

Sur le calcul de trajet, c’est une fois de plus le téléphone à la pomme qui domine au chronomètre. Il a calculé notre trajet test Paris-Marseille en moins de 6 secondes, soit 20 secondes de moins que pour le 6210. Pour référence, le TomTom Go 730 Traffic, premier de notre comparatif de l’été, effectue ce calcul en moins de 20 secondes. Néanmoins, il est bon de rappeler que l’iPhone 3G n’utilise pas de logiciel de guidage contrairement à un PND (Personal Navigation Device) classique ou au Navigator qui intègre même un guidage vocal.

Le recalcul d’itinéraire n’est pas à la portée de tous

Le mode de fonctionnement de « Plans » présente de fortes ressemblances avec Google Maps. C’est normal puisque la puce GPS du portable à la pomme fonctionne avec ce logiciel. Etapes par étapes, le parcours est tracé. Pas question de s’en écarter. Dans le cas inverse, l’iPhone 3G ne recalculera pas l’itinéraire. À contrario, le téléphone du constructeur finlandais est équipé de cette fonction qu’il gère correctement, bien qu’il mette du temps à recalculer certains écarts. Bien entendu, l’iPhone 3G ne perd jamais la position de l’utilisateur en mode navigation, puisqu’il place celui-ci sur un rail virtuel représenté par le chemin à emprunter. Seul le déplacement sur cette ligne directrice est pris en compte.

6210 imprécis dans les virages

Plus développé en matière de liberté de mouvement, son concurrent sur la fonction GPS est aussi moins précis, de facto. Si la couverture réseau n’est pas très bonne, le téléphone de Nokia a la fâcheuse habitude d’osciller entre deux ou trois positions. De plus, une certaine latence, absente de l’iPhone 3G, est observable sur le 6210, lors des changements de direction. En voiture, cela se ressent à peine, mais en mode piéton, on a le temps de parcourir une centaine de mètres dans une rue avant d’y être localisé par le portable. Néanmoins, le 6210 est équipé d’une fonction gyroscopique qui fait tourner la carte sur elle-même en fonction de la direction prise. Une option utile pour un trajet à pied. On notera d’ailleurs que l’iPhone 3G ne dispose pas de mode piéton. Si Plans est utilisé à pied, il faudra accepter de ne pas prendre les sens interdits.

Une fin de parcours similaire

Enfin, pour achever la partie guidage, on s’intéresse à la précision du point d’arrivée. Sur un parcours s’achevant devant les locaux de Tom’s Guide, l’iPhone 3G indique une position d’arrivée plus éloignée que réelle et ne prévient pas son utilisateur de la fin du parcours. À l’inverse, le clamshell de Nokia arrive un peu avant l’adresse exacte et indique, pour sa part, que le parcours est fini en repassant en mode carte. L’imprécision des deux puces GPS ne peut pas réellement être reproché à ces téléphones, les meilleurs PND ayant aussi une marge d’erreur fixée par le gouvernement des Etats-Unis pour protéger l’usage militaire de son système GPS.