Japon - USA, qui innove le plus ?

L'informatique américaine

IBM, encore, dont l’histoire est étroitement liée à l’informatique et qui a toujours été présent  avec ses mainframes, avait également un pied dans la micro informatique en tant qu’inventeur du PC. Intimement lié à cette aventure de diffusion technologique, le fondeur de microprocesseur Intel a su trouver sa place aux côtés de Big Blue, allant jusqu’à bouter ce dernier hors de cette activité devenue cruciale, mais le terrain restait tout même américain.

Même avec beaucoup de recul et une grande dose de précaution, le bilan est sans appel en matière de micro informatique, les USA sont tout puissants ; tant au niveau des constructeurs de machines où HP et Dell représentent à eux seuls plus du tiers des PC vendus dans le monde qu’au niveau des innovations au cœur des circuits eux-mêmes où on trouve les grands noms américains tels que Intel, AMD ou encore NVIDIA. Petite exception à la règle, dans le domaine des disques durs quelques noms japonais se distinguent.

Les supports de stockage, une affaire japonaise

En matière de mémoire de masse, la donne change et bien que le disque dur soit une invention d’IBM, la dernière avancée majeure en la matière (le PMR) est un brevet japonais des années 80. Certes, les deux leaders historiques du marché sont les Américains Seagate et Western Digital, mais les constructeurs japonais que sont Toshiba, Hitachi, Fujitsu ont très largement initié et contribué à la démocratisation de cette technologie dont la généralisation est inéluctable.

 Quant au Stockage de masse sur support optique, le Japon a joué de tout temps un rôle central dans l’essor de ce type de support, notamment au travers de Sony et d'Hitachi qui sont les co-inventeurs du Compact Disc (avec Philips en 1979). Suivi en 1996 par le DVD sur lequel quelques grands noms américains tels que HP et IBM  ont certes joué un rôle mais de moindre importance comparé à celui endossé par Sony, Toshiba et Matsushita. De nos jours, la chasse gardée du Japon sur le secteur du stockage optique reste d’actualité avec la technologie Blu-ray, qui est l’œuvre de Sony et dans une moindre mesure TDK.

Cette omniprésence nippone s’explique en partie par la place importante que prend le loisir numérique dans la société japonaise et l’usage massif de ces supports pour la vidéo et l’audio. On retrouve d’ailleurs cette empreinte dans le domaine des cartes mémoires qui constitue un bon indicateur d’activité dans les secteurs de la photo et de la vidéo numérique. Dans la guerre des formats et technologies de stockages,  le format japonais SD Card (Panasonic) et dans une moindre mesure le format Memory Stick (Sony) ont largement supplanté le format américain Compact Flash (San Disk).