AR.Drone : gadget génial ou hélico au rabais ?

Précision de la caméra

Après l’installation de l’application idoine, le reboot de l’AR.Drone et la connexion de notre iPod Touch au jouet, ses quatre LED s’allument en vert : il est enfin apparié.

Comme dans un véritable hélicoptère, il existe deux manières de piloter l’AR Drone : en vol à vue ou via l’écran de son appareil mobile.

La connexion Wi-Fi permet une utilisation à des distances éloignées. Et si on n’a plus de visuel de l’appareil, il reste ses deux caméras qui deviennent nos yeux. L’image filmée est retranscrite sur l’écran de notre iPod Touch. Avant le décollage, l’image est propre, similaire à celle que l’on pourrait obtenir en prenant une photo. C’est en mouvement que les espoirs s’évanouissent. Que ce soit avec l’objectif horizontal ou vertical de l’AR.Drone, l’image saccade et délivre un nombre d’images par seconde trop bas pour un pilotage précis. À vue d'oeil, on doit tourner autour des 10 fps, alors qu’il faudrait être à 30 fps pour une utilisation correcte. Et c’est sans compter sur la latence de la vidéo qui renverrait les écrans d’Apple aux premiers écrans plats et leurs 22 ms de temps de réponse. Au final, on se retrouve avec une bouillie de pixels et un mouvement haché qui ne manquent pas d’entraîner des crashs à la volée en intérieur. Après une telle expérience, nous n’avons pas jugé bon de le tester de cette manière en extérieur, par crainte de le perdre.