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Comparatif : quels sont les meilleurs smartphones pour la photo ?

L’appareil photo le plus vendu au monde…c’est le smartphone. Un constat désespérant pour les Canon, Nikon et autres Pentax, qui vendent aujourd’hui deux fois moins de compacts qu’il y a cinq ans. Mais qui s’explique aisément. Car si la qualité des photos réalisées par les premiers smartphones prêtait à sourire, elle est aujourd’hui comparable à celle des appareils numériques d’entrée de gamme à condition que les conditions de prise de vue soient optimales ou qu’on limite le visionnage sur un écran de définition équivalente au full HD (en 4K ou sur un tirage papier de taille égale ou supérieure au A4 les différences deviennent plus marquées, notamment lorsque la luminosité baisse).

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Notre sélection des meilleurs photophones

Nous avons sélectionné les meilleurs smartphones pour la photo dans trois catégories de prix : à plus de 500 euros, entre 200 et 500 euros ou à moins de 200 euros. Pour chaque gamme de prix, nous avons mis en avant deux smartphones, de quoi permettre à chacun de trouver le smartphone idéal pour la photo au meilleur prix en fonction de ses besoins.

Les meilleurs à plus de 500 euros

Les meilleurs entre 200 et 500 euros

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Les meilleurs à moins de 200 euros

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Sauf rarissime exception, les objectifs des smartphones ne peuvent en aucun cas rivaliser avec ceux des compacts. Comment le pourraient-ils : les plus imposants ne mesurent guère plus de 4 mm de diamètre ! Et même s’ils intègrent souvent plusieurs lentilles, c’est en partie pour corriger autant que possible les diffractions, distorsion et autre vignettage… Bref, ce sont de véritables culs de bouteille. Mais qui sont épaulés par des processeurs et une flopée d’algorithmes de traitement d’une formidable efficacité. Et qui ont évolué bien plus vite que n’auraient pu le croire les fabricants d’appareils photo. Ça n’est pas près de s’arrêter, chaque nouvelle génération de smartphone apportant son lot d’innovations, tantôt futiles, tantôt indispensables.

Le huawei Mate 9 bénéficie d'un double capteur photo conçu par LeicaLe huawei Mate 9 bénéficie d'un double capteur photo conçu par Leica

Il existe cependant un domaine dans lequel les appareils traditionnels conservent l’avantage : le zoom. À l’exception notable de l’Asus Zenfone Zoom qui offre un grossissement optique de 3X, et dans une moindre mesure, de l’iPhone 7 Plus et son double objectif 28 et 56 mm, tous les smartphones actuels intègrent un zoom numérique : les pires se contentent de grossir les pixels, ce qui se traduit par une dégradation immédiate des images. D’autres se contentent de recadrer l’image, comme vous pourriez le faire à l’aide d’un logiciel de retouche : les capteurs permettant de prendre des photos dans des définitions très largement supérieures à ce qu’affiche un écran TV ou un smarphone, un recadrage n’altère par la précision de l’image. Par exemple, en ne conservant qu’un quart d’une photo prise à 12 mégapixels, ce qui revient à zoomer 4 fois, vous obtenez un fichier de 3 mégapixels, soit une définition supérieure à celle du Full HD : la définition baisse, mais pas la précision. Mais bien sûr, vous ne pourrez pas imprimer ce nouveau fichier dans un format supérieur à 10x15 cm, 13X18 dans le meilleur des cas.

Aujourd’hui, il est donc complètement logique, au moment de choisir son nouveau téléphone, de s’intéresser de près à l’appareil photo qui y est intégré. Ou plutôt des appareils. Car si l’objectif frontal est longtemps resté accessoire, la mode des selfies lui confère aujourd’hui un rôle de premier plan. Et les fabricants l’ont bien compris : la plupart des modèles actuels intègrent un appareil photo frontal doté d'un capteur de huit mégapixels, voire davantage.

>>> Consulter notre guide d'achat : Smartphone : lequel acheter ? Comment choisir ?

Dans ce guide, nous avons souhaité comparer certains modèles de smartphones qui, d’après leurs constructeurs, se distinguent par la qualité du module photo. Sans surprise, ce sont des modèles plutôt haut de gamme, quand il ne s’agit pas du vaisseau amiral de la marque. Mais, comme nous l’avons constaté lors des tests, ils présentent de nombreuses disparités, tant au niveau des caractéristiques que des performances. Alors, que vous soyez fans de selfies ou passionné de photo ; que vous disposiez d’un budget conséquent ou serré, ce guide d’achat va vous aider à trouver le meilleur photophone adapté à vos besoins.

Les caractéristiques

Encore récemment utilisé en dépannage, le smartphone est aujourd’hui considéré comme un appareil photo à part entière, dont on attend les mêmes qualités qu’un compact numérique. Un changement de comportement qui n’a pas échappé aux constructeurs. Désormais, les caractéristiques de la caméra principale font partie des principaux arguments de vente. Et comme aux riches heures de la photo numérique, on assiste à une course à la résolution : le capteur du Sony Xperia XZ culmine ainsi à 23 mégapixels ! Cela dit, une telle débauche de pixels n’est utile que si vous avez coutume de recadrer vos photos. Difficile en effet, de noter une différence de précision entre une photo prise à 8 ou 23 MP, lorsqu’elle est affichée sur un écran HD, et a fortiori sur un smartphone ou une tablette. De même les photographes savent que passé un certain niveau de résolution, une trop grande concentration de photosites peut devenir un handicap lorsque la luminosité chute. On note ainsi une limitation salutaire de la définition sur plusieurs modèles haut de gamme (ex : Samsung Galaxy S7 ou HTC 10).

Le capteur frontal n’échappe pas à la course aux pixels, même s'il faut reconnaître que celui-ci a été longtemps négligé. Soucieux de surfer sur la vague des selfies, les constructeurs commencent à s’y intéresser sérieusement. Outre la résolution, les fabricants communiquent de plus en plus sur l’ouverture des objectifs. Il faut dire que dans ce domaine, les progrès sont assez considérables. Les meilleurs modèles affichent désormais une ouverture de f/1,8 pour le LG G5 ou encore f/1,7 pour le Samsung Galaxy S7, un record.

De même, on note l’apparition de la stabilisation optique sur un nombre croissant de modèles tels que les Sony Xperia XA Ultra, LG G5, Samsung Galaxy S7 ou iPhone 6S Plus et 7. Un luxe jusqu’ici réservé aux seuls appareils photo numériques. Cela dit, ce n’est pas tant en photo qu’il se révèle utile, mais plutôt en vidéo, pour atténuer les vibrations qui surviennent immanquablement lorsque l'on tient le smartphone à bout de bras.

L’objectif frontal bénéficie lui aussi de ces progrès : les moins bien lotis en la matière affichent en effet une ouverture de f/2.4. Mais attention, sur un smartphone, même à ces grandes ouvertures, ne vous attendez pas à obtenir de jolis flous d’arrière-plan comme sur un compact à grand capteur ou un reflex ! C’est seulement la luminosité de l’objectif qui est comparable, et qui permet par exemple de photographier en intérieur sans avoir recours au flash ou à un trépied.

La guerre des photosites


Dernièrement, ce sont les photosites qui sont au cœur de la course aux chiffres. À ce jeu-là, HTC avait été le premier à dégainer avec le One A7. Son capteur « UltraPixel » intégrait des photosites de 2 microns, là où la concurrence se limitait en général à 1,12 ou 1,14 micron. Malgré le semi-échec du capteur, limité à 4 mégapixels à cause de la taille de ses composants, la recette est reprise aujourd'hui. Ainsi, le Galaxy S7 intègre un capteur 12 mégapixels, contre 16 sur celui qu'il remplace, mais avec des photosites plus grands et donc moins nombreux : 1,4 micron.

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Les avantages sont essentiellement observables dans des conditions de faible luminosité. Des photosites plus grands autorisent une meilleure captation de la lumière ce qui permet donc d'offrir des images plus claires dans l'obscurité, sans impacter les performances en situation plus normale. Le résultat est saisissant sur un Galaxy S7 par exemple.

Autre innovation, les Galaxy S7 et S7 Edge ainsi que les LG G5 et Huawei P9 offrent la possibilité d’enregistrer les fichiers au format RAW. Un argument qui pourrait intéresser les photographes habitués à retoucher leurs photos via un outil dédié, comme Lightroom ou Photoshop. Android intègre la prise en charge de ce format depuis la version 5.0, Lollipop.

Deux capteurs photo, pourquoi faire ?


La grande mode du moment, ce sont les appareils équipés de deux capteurs photo. Si cela n’a rien d’inédit, l’usage a considérablement évolué et continue de se diversifier. D’abord, on a vu des téléphones en tirer parti pour réaliser des vidéos et photo en 3D. Plus récemment, d’autres se sont servis du second capteur pour offrir un effet Bokeh - un flou artistique lié à la profondeur de champ - à la manière de ce que proposent les objectifs à grande ouverture des reflex et hybrides. Le Honor 8 et les Huawei P9 et Mate 9 parviennent par ce biais, à réaliser des images très convaincantes. Et surtout, ils offrent la possibilité de modifier la PDC a posteriori. Et ça, les reflex en sont bien incapables ! Autre application, mise en œuvre sur le HTC One M8, ou dans une certaine mesure, sur le Honor 6 Plus, les deux capteurs peuvent être associés pour augmenter la résolution d’un cliché.

Tout aussi innovent, le LG G5 intègre deux objectifs photos. Le premier, couplé à un capteur de 16 mégapixels, est destiné au photos classiques. Le second, épaulé par un capteur de 8 mégapixels, est un ultra grand-angle couvrant un champ de 135°, comme celui des caméras sportives. Cette focale, inédite sur un smartphone, se destine à la photo de paysage, mais aussi à la vidéo d'action. Les amateurs ou habitués des GoPro sensibles à l’effet « Fish Eye » y verront donc un intérêt tout particulier.

Enfin, Huawei a noué un partenariat avec le célèbre constructeur allemand Leica afin de mettre au point un système de double capteur, où l’un est monochrome. En fonctionnant de concert, les clichés profitent des avantages de chacun d’eux, mais il est également possible de les faire fonctionner de manière distincte. Et bien entendu, le plus intéressant s’avère être le monochrome qui propose un rendu réellement noir et blanc « natif » et non pas un traitement à postériori.

Ergonomie et prise en main

Disons-le tout net, l’ergonomie est le talon d’Achille des smartphones. Et comment pourrait-il en être autrement ? Soucieux de proposer des appareils toujours plus compacts et esthétiques, les fabricants oublient parfois que ce sont des humains et non des poulpes qui vont les manipuler. On ne tient pas un téléphone de la même manière, suivant que l’on tape un texto, qu’on joue à un jeu 3D ou que l’on prend une photo. Dans ce dernier cas, les doigts se placent en crochet autour du cadre de l’appareil, et c’est avec le pouce que l’on touche l’écran pour faire la mise au point, accéder aux réglages ou photographier.

La tranche du Huawei P9 mesure 7 mm de large, et elle est lisse comme une plaque de verre. Vous voyez le problème ? À l’issue de nos tests, nous étions presque surpris de ne pas l’avoir laissé tomber une seule fois. Même constat avec l’iPhone 6s. D'autres modèles sont heureusement plus rassurants, le revêtement de la tranche ou du dos étant recouvert d’un matériau, sinon antidérapant, du moins pas aussi glissant qu’une savonnette. D'une manière générale, si vous envisagez de pratiquer intensément la photo avec votre smartphone, n’hésitez pas à investir dans une coque de protection, qui améliorera le grip.

À noter, tous les appareils de notre sélection permettent de prendre une photo en pressant la touche de volume – c’est plus pratique à l’usage que de presser le bouton virtuel à l’écran.

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Les réglages

Les réglages du Samsung Galaxy S6 (Cliquer pour zoomer)Les réglages du Samsung Galaxy S6 (Cliquer pour zoomer)

Les smartphones sont considérés à juste titre comme des « prêts à photographier ». Et de fait, les réglages par défaut sont adaptés à l’immense majorité des situations. Et pour les conditions extrêmes : obscurité, scènes d’action…ils disposent de fonctions dédiées accessibles via le menu Photo. Tous les modèles assument désormais leur vocation de « photophone », et proposent par conséquent une interface claire à défaut d’être toujours intuitive.

Les réglages du HTC One M9 (Cliquer pour zoomer)Les réglages du HTC One M9 (Cliquer pour zoomer)

Les anciens Huawei et Honor, qui partagent une interface commune, sont un peu moins bien lotis. Le menu déroulant qui permet d’alterner entre les modes de prise de vue est collé au bouton de déclencheur… il nous est arrivé de les activer par mégarde. L'ergonomie a été améliorée sur les nouveaux modèles, Huawei P9 en tête. Le mode pro, notamment, se révèle très agréable à l'usage. Le LG G5 de son côté propose trois modes photo, Simple, Basique et Manuel. Ce dernier n’a pas grand-chose à envier aux compacts numériques hauts de gamme : réglage de la balance des blancs en Kelvin, activation des collimateurs autofocus façon reflex, réglage de la vitesse (l’ouverture est fixe à f/1,8) et de la sensibilité ISO, horizon artificiel, histogramme, et même la possibilité de prendre des photos au format RAW : tout y est ! Sans aller aussi loin, le Lumia 950 offre de bonnes possibilités de réglages manuels, accessibles via une interface intuitive en forme de carrousel.

À l’opposée, les iPhone 6s et 7 paraissent bien dépouillés. Les réglages manuels sont limités, au risque de frustrer le photographe averti. Cela dit, l’appareil adapte automatiquement les réglages aux différentes situations de prise de vue. Et il faut reconnaître qu’il s’en sort diablement bien. De quoi séduire les amateurs allergiques à la technique.

L’autofocus

Tous les appareils de notre sélection intègrent un autofocus. Il est généralement efficace. Pour en juger, nous avons fait le point sur un sujet situé à 20 cm de l’objectif, puis nous avons décalé la visée vers une cible située à 5 mètres de distance en pressant le déclencheur, d’abord en haute puis en basse lumière. Le champion en la matière est le Galaxy S7 de Samsung. Il est de type Dual Pixel, un système emprunté au monde des reflex et à Canon en particulier. Pour faire simple, l'ensemble du capteur est utilisé pour réaliser la mise au point, ce qui se traduit par une réactivité bluffante. L'iPhone 7 Plus, bien qu'un peu moins véloce quand la luminosité manque, est malgré tout très convaincant.

Viennent ensuite le plus ancien Galaxy S6, l'iPhone 6s, Huawei P9 et se sont montrés les plus performants lors de ces tests, la latence à la mise au point n’atteignant pas deux secondes en basse lumière. Cela dit, ils restent encore en deçà de ce qu'offrent la plupart des compacts numériques. À l’opposée, les HTC nous ont déçus. Trop souvent, ils prenaient la photo lorsque nous déclenchions, sans se soucier de faire d’abord le point. Bien sûr, tous les smartphones connaissent des ratés, mais là, ils étaient vraiment trop fréquents. Les autres, sans être des foudres de guerre, n’ont pas démérité.

La qualité photo en haute et basse lumière

Photo prise avec le LG G4Photo prise avec le LG G4

Afin de juger de la qualité des photos, nous avons installé les smartphones face à une nature morte éclairée de façon uniforme par des rampes lumineuses de type lumière du jour, réglées d’abord à la puissance maximale soit 2300 lux, puis à 350 lux pour juger du rendu en basse lumière. Premier constat, on note une importante disparité dans la précision.

Quatre modèles se détachent du lot. Le Galaxy S7 d’abord, surprenant de précision, non seulement au centre, mais aussi dans les coins, au prix cela dit d’une accentuation un peu prononcée. Puis les iPhone 6s et LG G5, dont la précision se révèle excellente, aussi bien en haute, qu’en basse lumière. De son côté, le Lumia 950 fait preuve d’une belle homogénéité, même si les plus fins détails sont légèrement altérés par une accentuation un peu marquée. Le Huawei P9 séduit également par sa précision, mais on dénote quelques zones plus molles, d’autant plus étonnantes qu’elles sont disposées non dans les coins, mais vers le centre de l’image. Les autres modèles de notre sélection sont un peu moins convaincants. Correcte au centre, la précision baisse en périphérie sur la plupart des appareils, parfois dramatiquement.

Les autres appareils s’en sortent avec les honneurs, mais le classement ne change pas lorsque l’on réduit l’éclairage : le Galaxy S7 se révèle toujours aussi performant, même si l’accentuation devient cette fois assez prononcée. iPhone 6s, LG G5 sont au coude à coude.

La caméra frontale

Certains smartphones, comme le HTC Desire Eye, sont clairement orientés pour les selfiesCertains smartphones, comme le HTC Desire Eye, sont clairement orientés pour les selfies

Impossible de terminer ce guide sans évoquer la caméra frontale, indissociable des selfies ! Tous les constructeurs s’efforcent d’améliorer les qualités de cette caméra qui n’a plus rien d’accessoire. Dans ce domaine, les Sony Xperia X et XZ se distinguent : avec leur capteur frontal de 13 mégapixels et leur stabilisateur optique, ils surpassent, et de loin, la concurrence. Astuce sympa, les Honor et Huawei affichent une petite fenêtre en surimpression du cadre, qui indique où il faut regarder. Pratique d’autant qu’en pleine lumière, le minuscule objectif n’est pas si facile à voir. Notez que la plupart des modèles intègrent un dispositif d’amélioration des portraits au moment de la prise de vue, et dont l’intensité peut être modulée : suppression des rides, agrandissement des yeux, lissage de la peau, bref, tout pour ressembler à une photo de magazine.

Photophones et appareils photos numériques : vers le tout-en-un ?

Les smartphones ont aujourd’hui remplacé les APN compact dans les mains de très nombreux utilisateurs. A partir de ce constat, les convergences se multiplient (ex : généralisation des écrans tactiles et du wifi sur les boitiers photo ou de l’autofocus et de la stabilisation sur les smartphones) et quelques fabricants audacieux ont mis au point des appareils à la frontière des deux usages. Ainsi, le Panasonic Lumix CM1 est doté d’un capteur d’un pouce de 20 Mpix emprunté aux APN compacts experts et d’une focale fixe grand-angle couplés avec une interface et un processeur de smartphone.

Comme nous l'avons dit plus haut, Asus est parvenu à glisser un zoom optique 3x dans son Zenfone Zoom, tout en limitant l'embonpoint du module photo. De son côté, l'iPhone 7 Plus intègre deux appareils, l'un de focale grand angle 28 mm, l'autre standard, 56 mm. Ce système permet d'émuler un zoom 2x même si, dans les faits, la transition entre les deux focales est numérique (sans perte de qualité). Un système similaire est proposé par Huawei avec son nouveau Mate 9. Dans un autre genre, Samsung a développé des appareils photo fonctionnant sous Android et dotés de connexions 3G/4G et Bluetooth en plus du traditionnel Wifi. 

Pour le moment ces innovations restent très marginales et n’ont pas rencontré de vrai public, mais elles marquent la volonté réelle d’une convergence entre les différents appareils. S’il est peu probable que les aficionados de chaque domaine y trouvent leur bonheur prochainement, le plus grand nombre a beaucoup à gagner aux transferts de technologies avancées entre les deux domaines. 

Il convient néanmoins de garder la tête froide : pour qu'un smartphone puisse rivaliser avec un compact haut de gamme ou un reflex, il faudra qu'il intègre un capteur de grande taille couplé à un zoom optique de qualité. Cela suppose de sacrifier l'extrême finesse vers laquelle tendent les modèles récents. Tant qu'il en sera ainsi, les APN vont continuer de garder un avantage sur les photophones. D'autant que pour se démarquer, les constructeurs historiques d'appareils photo n'ont d'autres choix que de proposer des produits toujours plus performants.

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