Idée reçue : avions, hopitaux, stations-service... attention aux mobiles

Certains types d’ondes font peur, sans doute parce que, contrairement au feu, au gaz et à l’eau dont nous percevons naturellement les dangers,  nous ne voyons pas les ondes et nous ne pouvons pas les toucher. Et elles inquiètent tout le monde, quidam comme pouvoirs publics : les ondes agiraient tels des fantômes malveillants sur nous-mêmes, en particulier celles des téléphones mobiles, sources d’émissions et de réceptions de rayonnements électromagnétiques.

Le mobile source de peur

L’usage du téléphone serait responsable de l’augmentation du risque de certains cancers, pourrait dérégler des appareils médicaux sensibles et générer des interférences radios avec les équipements de bord des avions. Les ondes des mobiles ne seraient pas les seuls éléments perturbateurs. En effet, les mobiles sont des appareils électroniques équipés de batteries : ils pourraient faire exploser une station service pendant un plein d’essence !

A défaut de réponses tranchées et de cas avérés, les Etats appliquent le principe de précaution. La loi française, par un arrêté interministériel (industrie, santé) du 8 octobre 2003, oblige les constructeurs de mobiles à mentionner dans les notices la « non-utilisation du téléphone dans certaines situations (en conduisant) et certains lieux (les avions, les hôpitaux, les stations-service et les garages professionnels) ». Mais, en amont, les risques relèvent-ils de légendes urbaines ou non ? On peut s’étonner de l’absence de cas médiatisés, sachant que les détracteurs des mobiles sont légion et se feraient un plaisir, sinon un devoir, de les étaler au grand jour.