La saga Mozilla

L'avenir de Mozilla

Fort de son succès, la fondation Mozilla ne cesse de se lancer dans de nouveaux partenariats. « Il y a des partenariats existants aux USA avec des moteurs de recherche depuis le lancement de Firefox, explique Tristan Nitot. Il faut dire que dès que nous avons mis une zone de recherche dans les préversions de Firefox, il fallait bien choisir un moteur qui donnerait les réponses. Pour la pertinence de ses résultats, nous avons choisi Google, qui était le meilleur choix pour nos utilisateurs. Idem pour Yahoo, eBay et Amazon : ce sont les meilleurs dans leurs catégories respectives. Certains de ces moteurs (pas tous) nous on ensuite contacté pour nous proposer de nous sponsoriser. C’est ainsi qu’il y a des revenus qui nous permettent d’embaucher des développeurs, de payer des serveurs et de l’hébergement, et aussi de distribuer des machines à certains de nos bénévoles. » La fondation générerait ainsi un chiffre d’affaire supérieur à 50 millions d’euros ! Le Président de Mozilla Europe ne cherche pas à se justifier : « Pour nous, en tant que projet de logiciel Libre dirigé par une fondation à but non lucratif, l’argent n’est pas un but mais un moyen pour financer le développement. »

Récemment, Adobe a annoncé qu’il donnait sa technologie AVM2 au projet Mozilla, tout en continuant à payer les ingénieurs pour qu’ils contribuent à son amélioration avec l’aide de la communauté Mozilla. De la même façon, des ingénieurs financés par Red Hat, Novell, IBM et Google travaillent à temps complet ou partiel sur Firefox.

Il devient évident que Mozilla va maintenant chercher à se concentrer de plus en plus sur ses deux logiciels phares plutôt que de se disperser.

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