[Test] Olympus Tough TG-4 : faut-il craquer pour l’appareil photo tout-terrain d’Olympus?

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5 raisons de craquer (ou pas) pour l’Olympus Tough TG-4

Oui, pour sa conception

Tough pour résistant. En la matière, l’Olympus Tough TG-4 est un dur à cuir avec un système de caches qui protège les éléments vitaux de la poussière et de l’eau. Sur la partie droite se trouve une petite poignée qui assure une bonne prise en main. Néanmoins, il faut prendre soin à ne pas laisser trainer un doigt devant l’objectif au moment de prendre des photos. Chose qui arrive assez souvent si on n’y prend garde, et même si vous avez de petits doigts. La tranche supérieure accueille le gros bouton du déclencheur qui agit en deux temps : une pression à mi parcours permet d’effectuer la mise au point tandis qu’il suffit d’appuyer à fond pour prendre une photo. De part et d’autres du déclencheur se trouvent un commutateur pour régler le zoom et l’interrupteur de mise à marche. A l’arrière, l’écran de trois pouces n’est pas tactile mais il affiche de très belles couleurs. La navigation dans les menus et les réglages sont assurés par un pavé directionnel qui est très pratique tandis qu’une mollette permet de sélectionner le mode de prise de vue. Avec des dimensions de 111,7 x 66 x  30,5 mm et un poids de 246,6 grammes, le TG-4 est à peine plus gros que son concurrent direct, le Canon, le PowerShot D30 qui mesure 109,5 x 68 x 27,4 mm pour 218 grammes.

Oui, pour la qualité des images

Nous avons testé l’Olympus Tough TG-4 dans différentes conditions de luminosité. Une séance de chute libre en soufflerie nous a permis de vérifier ses aptitudes dans des conditions difficiles. Après avoir réalisé plusieurs clichés avec différents appareils photo dont le TG-4, ce dernier a démontré sa supériorité. Non seulement les actions rapides des sauteurs ne lui ont posé aucun problème, mais il s’est également illustré avec un niveau d’exposition uniforme et des détails bien restitués comme par exemple au niveau du filet de sécurité. Seule critique, les couleurs du vestiaire en arrière plan n’étaient pas aussi riches qu’avec le Nikon Coolpix AW130. L’Olympus Tough TG-4 est tout aussi impressionnant en basse luminosité. La preuve avec ce cliché pris de nuit. Les couleurs de la fleur sont éclatantes, presque trop même. Si on met de côté le grain dans les zones sombres et la balance des blancs qui penche un peu trop vers l’orange, les photos prises dans du TG-4 en basse luminosité sont très impressionnantes. De retour dans notre laboratoire, nous avons également testé le TG-4 réglé en mode auto avec l’ISO réglé à 1600. Avec notre mire de test, il délivre là encore les photos les plus nettes avec des contours soignés et une très bonne gestion du grain. Il n’y a guère qu’au niveau de la saturation des couleurs que les Nikon Coolpix AW130 et Canon PowerShot D30 font mieux. 

non, pour les photos sous-marines

Grâce à sa coque durcie, l’Olympus Tough TG-4 n’a pas peur de l’eau. Il peut même être totalement immergé pour prendre des photos sous-marines. Nous l’avons donc mis à l’épreuve dans une piscine afin de prendre des photos d’un coral synthétique. Là encore, le TG-4 est celui qui a restitué le plus de détails avec une très bonne gestion de la balance des blancs pour des couleurs plus précises. On perd un peu de détails au centre de l’image mais c’est toujours mieux qu’avec Nikon Coolpix AW130 qui se positionne en deuxième position. En revanche, quel dommage qu’il soit limité à une profondeur de 15 mètres. Si vous faites de la plongée, les Nikon Coolpix AW130 et Canon PowerShot D30 font mieux avec respectivement 30 mètres et 45 mètres de profondeur.

Oui pour les fonctionnalités

Très complet, le TG-4 est équipé d’un GPS et d’une connexion WiFi afin de localiser les photos et de les partager facilement. La molette permet d’accéder à différents modes de prise de vue y compris les modes scènes dédiés. On pourra éventuellement lui reprocher la trop grande richesse de ses menus, mais c’est toujours mieux que l’offre limitée de fonctionnalités proposées par un modèle tel que le Canon PowerShot D30. En revanche il est dommage que les modes priorité à l’ouverture et manuel soient limités à f/2, f/2.8 et f/8.0. De plus, le zoom 4X est un peu moins puissant que le 5x du Canon et du Nikon. Mais qu’on se rassure, ce ne sont que de menus détails au final.

Non, pour le cable propriétaire

S’il délivre de très belles photos tout en offrant moult fonctionnalités, le TG-4 pêche au niveau de sa connectique. En effet, Olympus n’a pas daigné intégrer de port micro USB, préférant doter l’appareil photo d’un connecteur propriétaire. Gare à ne pas oublier son câble (ou pire à le perdre) pour recharger la batterie. En revanche un port micro HDMI standard est également intégré afin de brancher l’appareil photo à un téléviseur ou un moniteur pour faire admirer vos photos.

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