[Test] Home cinema sans fil de Philips : on craque ou pas ?

Présenté en mars dernier, le Fidelio E5 de Philips est désormais disponible. Ce kit home cinéma 2.1 est capable de se transformer en système 4.1 grâce à des satellites empilés sur ses enceintes principales.

Avec le Fidelio E5, Philips force la porte des appareils audio haut de gamme en ne faisant aucune concession tant sur la fabrication que sur les technologies embarquées. Son prix est déterminé en conséquence : 699 euros. On est loin des ensembles de supermarchés, mais le pari est tout de même osé. On devine que Philips a en ligne de mire des constructeurs tels que Focal, Cabasse ou encore Bose, qui ont tous des systèmes 2.1 dédiés au home cinéma dans la même gamme tarifaire.

Faut-il donc craquer pour le nouveau venu ? A-t-il les atouts nécessaires pour faire oublier les ténors du haut de gamme ? Il offre de nombreuses technologies, mais les maîtrise-t-il toutes ?

Oui, parce que son design est réussi

Sobre, le kit Fidelio E5 ne dénote pas dans un salon. Si Philips a bien travaillé la qualité sonore de son système, il n’a pas pour autant occulté son rendu visuel. Appareil haut de gamme, il intègre dans sa conception des matériaux que l’on attribue facilement aux enceintes de bonne facture. Les deux enceintes principales ainsi que le caisson de basses sont ainsi gainés d’un tissu épais, les deux satellites sont quant à eux entourés d’un métal grillagé. Du bois entre également dans la composition de l’ensemble en se positionnant sur le dessus des enceintes arrières ainsi que sur la surface du caisson. Enfin, pour faciliter le transport des satellites, Philips a même pensé à y attacher une lanière de cuir qui fait office de poignet.


Bien entendu, sous tous ces détails se cachent des structures en plastique, mais elles ne gênent pas. Mieux encore, la finition est exemplaire. Rien ne dépasse. Dans ce cadre idyllique, on attirera tout de même l’attention sur une imperfection : en position 4.1, les enceintes principales sont dénudées des surround. Leur surface est alors vide et laisse apparaître les connecteurs qui permettent la charge desdits satellites. Le même constat pouvait être fait sur les ADA 890 sauf qu’Altec Lansing avait pensé à fournir des capuchons pour cacher la connectique disgracieuse.


Ce n’est pas un point négatif, mais précisons que le système Fidelio E5 est imposant. Lorsque les surround sont sur les deux voix principales, on atteint 41 cm de haut pour 16 cm de large et 16 cm de profondeur. On est bien au-delà des enceintes d’un Bose Cinemate ou d’un Cabasse Stream 3, beaucoup plus compactes. Il faut donc réserver de la place sur le meuble TV d’autant plus qu’il n’existe pas de pieds pour le Fidelio E5.

Oui, parce qu’il est sans fil

Bien que l’on n’en croise pas tous les jours, un 2.1 qui se transforme en 4.1 n’est pas une nouveauté. Altec Lansing avait ainsi lancé son ADA 890 en 2001, un kit similaire à la différence qu’il était filaire. Aujourd’hui, Philips offre un ensemble totalement (ou presque) sans fil : un vrai régal pour son intégration dans une pièce.

Plus besoin de s’évertuer à cacher les câbles en les dissimulant dans des plinthes plus ou moins réussies. Le Fidelio E5 ne nécessite qu’un câble pour brancher les deux enceintes principales entre elles et trois prises secteurs pour les brancher respectivement ainsi que le caisson de basses.

Les deux satellites fonctionnent sur batterie. Ils disposent d’une autonomie de 10 heures. Ils sont pourvus chacun de trois leds qui indiquent l’état de la batterie. Une fois à plat, il faut 4 heures pour les recharger. C’est long, il ne faut donc pas oublier de les replacer régulièrement sur leurs docks. Pour s’intégrer au système, ces surround utilisent une technologie sans fil propriétaire afin de ne pas créer d’interférence avec d’autres appareils tout en conservant une qualité audio optimale.

Oui, parce que son rendu sonore est puissant

D’origine, le Fidelio E5 nous semble assez mal réglé. Ses basses sont trop présentes et les aigus sont étouffés. Heureusement, ces paramètres sont réglables via la télécommande fournie.

Après quelques essais, on parvient à obtenir un son dynamique et puissant tout en restant clair. Attention, le rendu final reste plutôt métallique et n’est ni rond, ni chaud. Aussi, en écoute musicale, c’est à chacun de faire son choix. Pour notre part, si nous avons trouvé le résultat satisfaisant avec du rock et de la pop, le son manquait de chaleur sur des morceaux de classique et de jazz. À noter qu’il est possible d’écouter de la musique en 4.1 en activant le mode « Surround » disponible sur la télécommande. Cela en fait une installation idéale pour une soirée entre amis, la capacité sonore étant amplement suffisante pour déranger ses voisins !

En mode home cinéma, nous avons éprouvé le Fidelio E5 sur Rush, le biopic des adversaires de Formule 1 Nikki Lauda et James Hunt. Les rugissements des moteurs nous semblaient un bon moyen de tester le surround. À peine le film lancé, nous en avions déjà plein les oreilles. Plus besoin d’aller au cinéma, le kit de Philips est époustouflant sur ce registre. La voix principale que l’on trouve sur un 5.1 ne manque pas ici. Elle est assez bien « simulée » par les deux enceintes avant. Le caisson de basses fait son travail tout en restant assez discret pour peu que l’on ait bien pris le temps d’effectuer quelques réglages d’equalizer.

Non, parce qu’il lui manque le Wi-fi

Et il ne lui manque que ça. Le Fidelio E5 est connecté. Il offre du Bluetooth certifié Aptx pour une restitution audio de haute qualité pour peu que l’on ait les fichiers « loseless » idoines. Il est aussi NFC, ce qui permet d’appairer rapidement les tablettes, smartphones ou autres lecteurs compatibles.

Aussi, il ne lui manque qu’une connexion Wi-fi pour être au top et s’inscrire parfaitement dans un réseau domestique.

Non, parce qu’il n’a pas d’interface visuelle

C’est le second grief que l’on a contre le Fidelio E5. Sa télécommande est très bien réussie, mais aucun retour n’a été prévu pour mesurer les réglages que l’on effectue. Philips a simplement pensé à allumer une led blanche durant deux secondes sur ses enceintes principales pour indiquer que le volume des basses ou des aigus a atteint son maximum ou son minimum.

Relié en HDMI au téléviseur, on aurait donc apprécié avoir une interface visuelle afin d’apprécier plus justement ses réglages et même de les enregistrer. Cette option, même une barre de son Yamaha âgée de près de 10 ans (YSP-1000) en est équipée. Au final, on y va donc au petit bonheur la chance, en jonglant entre les boutons « + » et « - »  et surtout le bouton « Reset » qui trône en bas de la télécommande.

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