La photo numérique et le sport

Dix ans d'expérience et de scoops

Sprint à AthènesVoilà presque dix ans que Pierre Lahalle a fait de sa passion un métier. Ce père de famille est absent environ trois mois par an, si l’on cumule tous ses déplacements, « voire cinq les années olympiques » s’amuse-t-il.

Ce photographe expérimenté est de tous les grands évènements. En ce moment, il vit football pour le championnat d’Europe, en Suisse et en Autriche, aux trousses de l’Équipe de France. Puis viendra Pékin, l’occasion pour lui de délaisser le ballon rond pour des sports moins médiatiques, le judo ou le basket.

S’adapter à la discipline que l’on photographie

« Chaque sport a ses spécificités. Il y a une façon de se placer, des objectifs à utiliser. Avec l’expérience, tout devient plus simple. » De la bouteille, Pierre Lahalle commence à en avoir ! On lui confie donc d’autres disciplines, comme la natation qui devrait rapporter quelques breloques, et surtout l’athlétisme. « C’est l’un des sports les plus compliqués. Et aux JO, on a une responsabilité énorme car c’est un sport phare. Tout se passe en même temps, la perche, le 1500 et une remise de médaille d’une course précédente par exemple. Lors d’une finale de 100m, nous sommes au moins quatre dans le stade : on se place face à la ligne, en tribune, au départ… Et il en reste un pour ne rien rater de ce qui se passe autour », explique-t-il.

Scoop à la piscine

Luca Marin et Laure ManaudouDernier exploit en date, le cliché représentant Laure Manaudou et son ex-petit ami Luca Marin, dans la chambre d’appel à Debrecen lors des derniers championnats d’Europe de natation. « J’étais le seul à l’avoir… Et cette dispute a beaucoup fait parler ensuite. C’était bien d’être là. Après, quand on est 50, alignés dans un stade, c’est plus compliqué de dénicher le cliché rare. »