7 notebook et netbook à moins de 500 €

Fujitsu-Siemens Amilo Mini

Lancé au mois d’août lors de l’édition 2008 du salon de l’IFA, l’Amilo Mini est le premier netbook de Fujitsu-Siemens. Il s’agit d’un modèle  de 8,9 pouces qui vient concurrencer les Eee PC 901 et autres Dell Mini 9. Comme eux, il est architecturé autour d’une plateforme Atom, la plus à même d’offrir une meilleure autonomie à faible coût de production. Néanmoins, le secteur des netbook a évolué depuis un an. Aujourd’hui, on regarde plutôt les modèles 10 pouces dans les vitrines. À première vue, le constructeur nippo-germanique semble donc être arrivé un peu tard sur ce marché avec son Amilo Mini pour espérer avoir une grosse part du gâteau.

Quelques ralentissements : multimédia mais pas trop

Et ce n’est pas au niveau de ses composants que ce modèle se différencie de ses concurrents. Outre son Atom N270 (1,6 GHz), il possède 1 Go de mémoire vive et un disque dur Toshiba de 60 Go au format 1,8 pouce. Son chipset graphique, un GMA945, est l’un des moins performants du marché, mais aussi l’un des plus économiques en énergie. Bien entendu, pas de lecteur optique sur un si petit modèle.

Ainsi, les usages que l’on peut faire de ce netbook sont assez limités. Certes, l’Amilo Mini ne rechigne pas à la lecture vidéo. Lors de notre test sur un épisode de The Big Bang Theory au format MPEG-4, la lecture était fluide bien que l’on ait observé une latence de quelques secondes entre la vidéo et le son au début du test. Le son, par contre, est médiocre. Les deux haut-parleurs de ce netbook rendent trop d’aigus et les basses sont quasi inexistantes. À haut volume le son sature et l’écoute devient pénible.

En jeu, l’Amilo Mini n’est pas une bête de course, mais comme avec tous les modèles de ce comparatif, nous avons tout de même souhaité voir ses performances sous Hidden&Dangerous 2. Sans surprise, la carte graphique intégrée d’Intel n’est pas faite pur le jeu. On observe donc un score moyen de 18 fps sur l’Amilo Mini. Cela reste jouable, mais un peu saccadé tout de même.

Un clavier peu cher

En tant que portable d’appoint, l’Amilo Mini semble faire l’affaire. Compact, il offre notamment une autonomie de 2 h 50 en usage intensif. Celle-ci pourrait réjouir les nomades. Cependant, les névrosés du clavier devront sans doute se tourner vers un autre modèle que l’Amilo Mini. Son périphérique de saisie est inconfortable. Les touches sont trop petites comme sur les premiers Eee PC. De plus, la touche « M » est plus petite que les autres. Cela est dû à une conversion trop rapide entre le QWERTY et l’AZERTY. Sans doute pour des coûts de production, la structure du clavier est la même pour tous les pays. À cela, il faut ajouter un échauffement de la coque occasionné par la dissipation de la chaleur de la machine. Sous les paumes, cet échauffement peut être désagréable à la longue.

Pratique pour les débutants

Le touchpad est original. Les deux boutons sont situés de part et d’autre de ce périphérique de pointage et non en dessous comme à l’accoutumée sur les PC portables. Il faut alors utiliser ses deux mains pour s’en servir facilement. Un détail qui se révèle être un bon point pour les novices qui ne savent pas forcément utiliser le touchpad d’une seule main. Un peu trop épaisse et avec un angle d’ouverture trop limité, la carcasse de l’Amilo Mini paraît robuste malgré le faible poids de la machine (1,130 kg). On note également que Fujitsu-Siemens livre une « surcoque » marron pour habiller différemment son ultraportable.