PSP Slim&Lite de Sony : faut il craquer ?

Sommaire

Plus petite, plus compacte, faut-il craquer pour la PSP Slim&lite de Sony ? Quelles sont les différences entre les deux modèles ? Justifient-elles un nouvel achat ? Découvrez la présentation de la nouvelle console de Sony et notre comparatif entre les deux versions en images et en vidéo.

Prise en main

La nouvelle PSP Slim&Lite coûte 169 euros. Elle est livrée dans un blundle qui n’a de blundle que le nom. On trouve dans sa version de base une PSP, un câble secteur avec la batterie et une jolie notice en couleur. Pas de MS Duo, pas d’étui, pas de casque, rien. Grosse déception car tout achat supplémentaire (câble USB, carte mémoire, housse de protection) va faire gonfler le prix rapidement.

A première vue, les deux consoles se ressemblent beaucoup. Pourtant, un examen un peu plus approfondi nous apprend de suite que la PSP a littéralement fondu. Tout comme pour le premier modèle, il existe 2 versions de la Slim : une Black et une Silver. Niveau apparence, la coque de la PSP Lite black abandonne l’aspect mat de la première PSP pour du brillant certes très joli mais surtout ultra salissant. Notre version Silver en test ressemble beaucoup à sa grande soeur grise.

Beaucoup plus fine, moins épaisse, dès qu’on la prend en main, on se rend compte que la PSP Slim&Lite est beaucoup plus compacte et surtout beaucoup plus légère. Impression confirmée en passant sur la balance, la Slim a presque perdu 100g et cela se ressent.

282 grammes pour la PSP classique contre 189 pour la version Slim&Lite. La nouvelle PSP a donc perdu environ 30% de son poids. La prise en main change donc radicalement, on n’a plus du tout l’impression de tenir une PSP.

Si la première PSP était compacte et semblait incassable, cette nouvelle version n’offre pas les mêmes garanties en termes de solidité : on constate des craquements, les boutons font vraiment plastique : autant dire que cela n’inspire pas vraiment confiance.

Apparence et finitions

La trappe Memoy Stick est recouverte par une partie en caoutchouc qui semble assez fragile et on conseille fortement de ne pas trop tirer dessus sous peine de voir le cache se faire la malle.

Les boutons ont été soudés à la carte mère. D’un côté on a la douloureuse impression d’avoir entre les mains une manette de Playstation non officielle à cause du côté très plastique des boutons et de la croix directionnelle. De l’autre, la maniabilité est meilleure, les commandes répondent mieux dans les jeux de combat ou de sport, surtout au niveau de l’utilisation des diagonales. De même la croix directionnelle s’enfonce plus facilement, rendant la maniabilité tout simplement meilleure.

La PSP Slim&Lite nous donne vraiment une impression plastique. Les finitions ont vraiment été réalisées pour économiser de la place et de l’argent. Au toucher, on a vraiment la désagréable impression d’avoir une PSP « non officielle » entre les mains.

De nombreux craquements au niveau de la coque se font entendre dès que l’on bouge un peu la console, ce qui n’encourage pas à faire prendre des risques à sa console. Peu pratique quand on sait la vocation nomade de la PSP.

Autre changement constaté : la trappe à UMD a perdu son petit système automatisé. Exit le ressort. L’avantage, c’est que ce ressort a pu casser de temps en temps, provoquant l’envoi de la console au SAV de Sony… L’inconvénient, c’est que les UMD ne sont plus du tout retenus et qu’il est très facile de casser la structure de l’ensemble en tordant les attaches. De plus, la fermeture n’inspire vraiment pas confiance. Enfin, on peut facilement mettre l’UMD à l’envers. Une nouvelle fois, on se demande si la PSP Slim&Lite ne va pas souffrir rapidement de soucis de fiabilité.

Fonctionnalités : des améliorations

Première vraie amélioration : il est désormais possible d’utiliser la PSP comme un lecteur UMD Vidéo sur une télévision. Le tout grâce à cette sortie TV sur laquelle on pourra relier un câble composite ou composante. Censé arrivé début septembre en France, il est encore difficilement trouvable. La version AV (composite) est vendue 15 euros, quant à la version composante (ou YUV), comptez 19 euros.

Attention, il existe une vraie différence entre ces deux câbles. La version composite ne vous permettra pas de jouer sur un écran TV à vos jeux. Il faudra donc un câble composante relié à un écran HD pour profiter des jeux. La raison de cette non compatibilité ? La PSP affiche par défaut des images en mode progressif, les TV non-HD ne le pouvant pas.

A noter, qu’au Japon la PSP s’est vue doter d’un Tuner TV numérique. Celui-ci exploite la norme 1seg propre au Japon (encodage vidéo H.264 en 320 x 240 et encodage audio en AAC+) et se connecte sur le port USB de la console. Il n’y a pour l’instant que peu de chances de voir débarquer à l’avenir ce câble mais les accessoires se multiplient.

Petite modification, la connexion infra-rouge (qui n’avait pas de grande utilité) disparait de la PSP Slim&Lite. On retrouve à la place l’interrupteur Wi-Fi, qui a changé de place. Il est placé sur le haut de la console. Changement pratique, car l’interrupteur pouvait avant être activé par inadvertance. Un petit mot pour vous confirmer que la fonction navigation par internet est toujours présente. Nous n’avons pas constaté de réelle différence entre les deux versions.

Temps de chargement : c'est mieux mais...

Les temps de chargement, très critiqués sur la première PSP étaient censés s’améliorer grâce à un système de cache, baptisé Cache UMD. Outre ce système de cache Sony a également boosté la mémoire de sa nouvelle PSP, la RAM de la console, qui passe de 32 à 64 Mo. En faisant plusieurs essais nous nous sommes rendus compte que cette diminution du temps de chargement était variable. Nous avons fait l’essai sur plusieurs UMD. Voici les temps observés lors de nos essais.

  • Wipe Out Pulse : 41 secondes avec une PSP pour atteindre le menu démarrer. 37 secondes avec une PSP Slim&Lite.
  • Monster hunter 2 Freedom : 47 secondes avec une PSP et 43 secondes avec une PSP Slim&Lite.
  • Moto GP : 36 secondes sur PSP et 34 sur PSP Slim&Lite.
  • Smash Court Tennis 3 : 58 secondes sur PSP et 46 secondes sur PSP Slim&Lite. C’est le meilleur gain observé. 12 secondes en moins pour arriver au menu Start.
  • Ratchet & Clank : 50 secondes sur PSP et 45 secondes sur PSP Slim&Lite.
  • Tomb Raider : 59 secondes sur PSP et 51 secondes sur PSP Slim&Lite.
  • Parappa the Rapper : 42 secondes sur PSP et 37 secondes sur PSP Slim&Lite.
  • Worms : 45 secondes sur PSP et 45 secondes également sur PSP Slim&Lite.
  • Evolution, le film : 30 secondes pour atteindre le menu sur PSP et 27 pour y arriver avec la PSP Slim&Lite.

On constate donc en moyenne, un léger gain de temps pour charger du contenu depuis la PSP Slim&Lite. Parmi nos essais, seul Worms n’a pas démarré plus rapidement sur la PSP Slim&Lite. Le meilleur temps observé a été de 12 secondes sur un jeu qui mettait presque une minute à partir. Les temps de chargement internes bénéficient d’à peu près la même amélioration.

Autonomie : petit mais costaud

Enfin, l’autonomie de la PSP Slim&Lite a bel et bien été améliorée. Version Slim obligé, la batterie fournie est plus petite. On passe d’une batterie de 1800 Milliampères à une de 1200 Milliampères. Pour gagner en autonomie, il est possible de placer l’ancienne batterie de 1800 Milliampères sur la PSP Slim. Elle rentre sans problème, cependant, on ne peut plus fermer le clapet. La batterie se fixe et tient beaucoup mieux sur la version Slim que l’ancienne.

Du coup on se retrouve avec la même autonomie soit environ 4h en utilisation normale (vidéo jeux, musique, menu). Le temps chute à 2h45 en pure vidéo. Enfin, elle a tenu plus de 4h30 en mode jeux. A noter, que cette nouvelle version tourne d’emblée à 333 Mhz. On a ainsi constaté une vraie amélioration sur le jeu Tomb Raider qui saccadait sur une PSP tournant à 266 Mhz et qui tournait de manière beaucoup plus fluide sur une PSP Lite & Slim (à noter qu’une PSP avec un firmware supérieur à la version 3.50 peut aussi tourner à 333 Mhz mais que cela entame beaucoup son autonomie).

A cette cadence, la PSP lite & Slim a donc une meilleure autonomie que la première PSP qui ne garantit que 3h grand maximum en utilisation normale. Les prochains jeux devraient être plus fluides et tenir compte de cette augmentation du processeur (on parle notamment de God of War).

On note qu’il est désormais possible de recharger la PSP via une connexion USB que cela soit sur un ordinateur portable ou un fixe.

Ecran haute qualité

Quand on allume la console, on se rend compte que l’OS n’a pas bougé et heureusement il est toujours aussi bon. Le firmware est fourni en version 3.60. On constate de suite l’apparition de nouveaux thèmes. 15 thèmes qui viennent s’ajouter aux 13 anciens, soit un total de 28. Cela va de l’orange au vert en passant par le bleu nuit. Les amateurs de couleur pourront donc trouver leur bonheur. Il est toujours possible de mettre un fond d’écran.

Un nouveau menu pour la sortie TV fait également son apparition avec les options suivantes :
- Choix du type de TV (4:3 ou 16:9).
- Choix du mode progressif / entrelacé ;
- Economiseur d’écran.

L’écran garde la même taille. De nombreuses rumeurs ont circulé sur un possible changement de dalle opéré par Sony pour cette nouvelle PSP. Sony n’a pas encore répondu à nos interrogations mais à l’heure actuelle, rien ne nous permet d’affirmer qu’il ne s’agit pas de la même dalle que celle qui est en place sur les des dernières versions de la première PSP.

A l’œil nu on ne constate pas de différence, la qualité est excellente. Il y a toujours 4 niveaux de luminosité sur l’écran et il faut toujours se connecter à une prise secteur pour utiliser le dernier cran de luminosité. La colorimétrie de l’écran a très légèrement changé, c’est un poil plus coloré comme nous avons pu le constater en utilisant une mire. Nous avons ainsi pu remarquer certaines différences au niveau de la profondeur des noirs. Mais il faut vraiment chercher la petite bête car les différences sont vraiment minimes. L’écran reste donc d’excellente qualité.

Niveau sonore, il n’y a plus que 2 sorties pour les hauts parleurs à la place des 4 de la première PSP. Ils sont cependant placés de façon à être plus directifs.

PSP Lite&Slim : conclusion

Au final, si cette nouvelle PSP ressemble beaucoup à l’ancien modèle au premier abord, on se rend compte à l’usage que les améliorations sont notables : perte de poids, prise en main améliorée et présence d’une sortie TV. Ce bilan flatteur se paie cependant au prix d’une qualité d’assemblage et de matériaux en recul par rapport à la version initiale

Pour le reste, cette PSP a toutes les cartes en mains pour s’imposer comme une nouvelle console portable de référence, un test est à suivre très prochainement sur Tom’s Guide concernant ses fonctions Media Center, en attendant il nous semble encore un peu tôt pour recommander un renouvellement de votre ancienne PSP. Le seul point d’interrogation concerne l’avenir (assez lointain) des jeux qui devraient pour la majorité tourner en 333 Mhz et qui pourraient donc beaucoup ralentir sur les premières consoles non flashées.

Zoom sur la PSP Slim&Lite
Vous allez aimerOn va regretter
Sa légèreté Ses finitions trop plastique
Son autonomie Le bundle trop limité
La qualité de la console -