[Test] Razer Nabu X : faut-il craquer pour le bracelet connecté ?

Bien qu’il prenne la forme d’un bracelet, le Razer Nabu X est davantage un traqueur d’activité qu’un bracelet connecté. Sans écran et plutôt limité en terme de fonctionnalités, il ne rivalise pas avec les Fitbit Charge HR et autres Vivosmart de Garmin. Vendu moitié moins cher que ses prestigieux concurrents, il se destine davantage à ceux qui veulent un suivi simple de leur activité physique qu’aux sportifs et autres fondus de quantified self. Que vaut-il vraiment ? Mérite-t-il que l’on craque pour lui ? Après 15 jours de test, voici notre verdict.

Faut-il craquer (ou pas) pour le Razer Nabu X ?

Oui - Parce qu’il est discret, sympa et agréable

Ultra léger, relativement fin et discret, le Nabu X est un bracelet passe partout. Dépourvu d’écran il ne se signale que lorsque ses Leds sont activées, c’est à dire après un double tapotement, ou pour notifier son porteur d’un appel ou d’un message reçu. Son design est plutôt réussi, d’autant plus qu’il est très agréable au toucher. Razer a choisi un plastique assez proche de la gomme qui apporte souplesse et douceur à son traqueur.

Non - Parce qu’il a une fâcheuse tendance à espionner son porteur

Habituellement, les traqueurs d’activité et autres bracelets connectés ne demandent qu’un email et un mot de passe pour la création d’un compte. Le Razer Nabu X, lui, ne se contente pas de ces informations basiques. Pour le faire fonctionner, il faut aussi lui donner votre numéro de téléphone. Aucune fonctionnalité ne justifie cette curiosité inhabituelle, si ce n’est l’application « Handshake ». Celle-ci, permet, lorsqu’elle est activée en premier plan, d’échanger ses coordonnées avec un autre porteur de Nabu X, simplement en lui serrant la main. Pratique certes, mais on a vu bien mieux en matière de protection de la vie privée.

Non - Parce qu’il a besoin de plusieurs applications pour fonctionner

Alors que chaque bracelet fonctionne avec une application, le Nabu X en a au moins besoin de deux pour être utile. C’est la conséquence d’un choix, relativement étrange de Razer, qui consiste à multiplier des applications fitness quand une seule pourrait suffire. Dans les faits on se retrouve à jongler sans cesse entre Nabu X Utility, pour les paramètres du bracelet et Nabu Fitness pour avoir un aperçu de ses données (nombre de pas, distance parcourue, calories brulées, etc.). C’est, tout simplement, pénible.

Non - Parce qu’il ne remplace pas une bonne application

Après deux semaines de test, une question persiste : qu’apporte la Nabu X qu’une application fitness (Runkeeper, MotionX, Strava, etc.) ne fasse déjà ? Pas grand chose en réalité. Pour les possesseurs d’iPhone, par exemple, l’application Santé d’Apple est nettement plus complète. Quant aux utilisateurs d’Android, là aussi le choix est vaste en matière d’applications de suivi d’activité. Surtout, un bon nombre d’entre elles présente une interface et une navigation plus simples et plus agréables que l’univers applicatif de Razer. Par conséquent, là ou le Nabu X aurait pu avoir un vrai rôle à jouer, c’est à dire sur l’aspect social ou en gaming, il échoue.

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