Quand la science-fiction se trompe de futur

2010 : L’Année du premier contact

Il fallait être sacrément confiant pour s’attaquer à l’adaptation de la suite de 2001, l’Odyssée de l’espace. Tiré lui aussi d’un roman de la tétralogie d’Arthur C. Clarke (2010 : Odysée deux), le film narre l’expédition d’un équipage russo-américain à la recherche du du vaisseau Discovery One pour comprendre pourquoi l’ordinateur HAL est devenu fou neuf ans plus tôt. On baigne ici une nouvelle fois dans un univers futuriste tout droit sorti des années 80 (le film date de 1984). Les vaisseaux ont des formes qui rendraient fou n’importe quel ingénieur en aéronautique. Les ordinateurs sont toujours aussi improbables et ont la forme classique des modèles de la science-fiction des 80s : une façade pleine de lumière et une taille démesurée. Mais on adore surtout la visière rétractable du casque de la combinaison de l’astronaute, système qui a prouvé son étanchéité la plus totale lors d’une sortie dans l’espace.