Trois tout petits PC en Test

De l'objet d'art au PC grossier

Après avoir effectué le tour des différents systèmes, penchons-nous sur l’aspect extérieur de ces ordinateurs. Chacun est pourvu d’une finition qui lui est propre. Nous allons aussi voir qu’elle n’est pas toujours heureuse.

Conception recalée

Le X27D est le pire des trois. Pesant 2 kg, c’est le plus lourd de tous. Étant configurable, il n’est pas non plus compact. À ce sujet, deux vis à main s’exhibent sur sa face arrière. Une fois ôtées, on peut retirer le capot. À ce stade, on serait censé pouvoir changer un disque dur ou ajouter de la RAM. Au lieu de cela, on découvre un second capot en acier dont le maniement reste un mystère. Tout cela n’est pas pour simplifier la vie de l’utilisateur. Si l’on manipule la face avant, on confirme l’impression que le X27D a été fini à la truelle.

Les deux baies sont recouvertes par des ouvertures en plastique. Une pression les fait tomber. Cela laisse apparaître le lecteur optique et la connectique de façade, tous deux à deux centimètres du bord. Il faut donc aller chercher le bouton « eject » du lecteur et se contorsionner les doigts pour brancher un port USB. Joli sur ses photos de présentation, le modèle de Shuttle devient pénible à l’usage à cause d’une finition trop standardisée. Sa consommation électrique est à l’avenant. Des trois, c’est le plus gourmand avec 25 Watts au repos. Pour élément de comparaison, le Mac Mini se contente de 7 Watts et l’Eee Box de 10 Watts.

La foire des licences

Le modèle d’Asus s’en sort mieux avec une ligne effilée et un pied en arceau du plus bel effet. Il possède également le plus petit bloc d’alimentation. Malheureusement, l’antenne Wi-Fi noire est apparente à l’arrière de la machine. Ce détail n’est pas aidé par la pléthore d’autocollants de licence qui jonchent toute une face du PC. Enfin, le clapet avant est, quant à lui, bien pensé. Bien qu’en plastique « peu solide », il permet de cacher correctement la connectique et les boutons de façade. L’Eee Box (1,3 kg) affiche donc un design mesuré et distingué auquel on a ajouté quelques verrues. Dommage.

Acheter, toujours acheter

Vient le Mac Mini. C’est un modèle de sobriété dans 1,3 kg. Sa finition est quasi parfaite. Tout en aluminium, il n’affiche d’autre logo que celui de sa marque. Son seul bouton est situé à l’arrière. Livré dans un emballage impeccable, il est accompagné d’un câble mini-DisplayPort/DVI. C’est à partir de là que les ennuis commencent. D’habitude, il suffirait d’un adaptateur DVI/VGA pour passer le signal vers un moniteur classique. Mais c’est sans compter sur la pingrerie de la marque à la pomme.

On a donc en fait un convertisseur mini-DisplayPort vers du DVI numérique uniquement. Aussi, un adaptateur DVI/VGA ne fait pas l’affaire. Deux choix s’offrent au consommateur désabusé. Soit il s’acquitte des 30 € de l’adaptateur VGA d’Apple, soit il achète un écran DVI. Bien que ceux-ci se démocratisent, de nombreuses personnes utilisent encore des moniteurs VGA. On a l’impression qu’Apple les a oubliés ici. Mis à part cet aspect, il est de bon ton d’ajouter que le Mac Mini est d’un extrême silence malgré la présence de ventilateurs en son sein. Peut-être qu’en s’encrassant, ils montreront leur véritable nature.