Quel est le meilleur kit clavier/souris pour gamer ?

Hiérarchie inchangée chez les souris

Avant de rentrer dans le vif du sujet, quelques précisions d’usage s’imposent. Les performances d’une souris sont en partie définies par la qualité de son capteur. La sensibilité d’un capteur se mesure en dpi (dots per inch) et indique le degré de déplacement du curseur en fonction du mouvement de la souris. Dans les faits, Si on déplace d’un pouce (soit 2,54 cm) une souris réglée à 800 dpi, le pointeur se déplacera également dans cette même direction à hauteur de 800 pixels. Pour schématiser, une souris à 2 000 dpi traversera un écran Full HD de 1 920 pixels grâce à un déplacement de moins de 2,5 cm. Pour autant, la montée en dpi n’est pas toujours une aubaine. Déjà parce qu’elle est source de consommation pour le processeur, ensuite parce qu’à moins de disposer de diagonales particulièrement impressionnantes, une souris à 3 000 ou 4 000 dpi est difficilement utilisable, d’autant plus que les pilotes Windows réduisent de fait la vitesse du pointeur. Ces considérations techniques étant réglées, passons à présent à l’analyse des performances.

Hiérarchie inchangée

SideWinder X5Et le moins que l’on puisse dire c’est que l’arrivée de la SideWinder X5 ne changera pas la donne dans la hiérarchie des souris pour gamers. Pour dire vrai, la dernière née de Microsoft ne présente pas réellement de carence majeure. Son niveau de performance est correct. Tout juste peut on lui reprocher une consommation parfois excessive. Sur nos deux FPS, réglée à 2 000 dpi, avec un Core 2 Duo E6400, la consommation a parfois dépassé les 50%. Nous regretterons, par la même occasion, que la fréquence d’origine ne soit pas modifiable via les drivers, ce qui aurait pu apporter un début de réponse à nos soucis de surconsommation. Par conséquent, inutile d’insister sur les avantages supposés de la souris configurée à 2 000 dpi. Au final, sans pâtir de défauts majeurs, et affichant même une précision appréciable, la X5 n’offre pas un rapport qualité/prix suffisant. Et pour cause, en un an le prix de ses principaux concurrents a baissé alors que ses performances n’ont pas été améliorées.

G9, Lachesis, deux styles, un but

Détail de la LachesisEntre la G9 et la Lachesis les différences sont surtout le fruit de deux approches opposées de l’expérience du jeu. Et aussi paradoxal que cela puisse paraître ce n’est pas la marque « conçue pour des gamers par des gamers » qui fait le moins de concessions sur ce point. Avec ce modèle Razer s’est voulu plus grand public, pour ne pas dire consensuel. Sur le plan de la performance, de la précision et de la réactivité, Razer arrive à un même niveau que ses adversaires. D’ailleurs, les mouvements à l’écran sont équivalents en 2 000 dpi, entre nos trois prétendantes. Là où la Lachesis aurait pu se démarquer c’est sur sa capacité à atteindre les 4 000 dpi. Mais, comme nous vous l’expliquions plus haut, cette performance ne peut être réellement exploitée. Au final le principal avantage de cette souris sur ces deux concurrentes, c’est sa capacité à ne plus être une souris pour gamer et à se muer en un périphérique bureautique bien plus reposant que ses comparses.

Razer LachesisX5, G9 et Lachesis

Logitech G9La G9 de Logitech remporte, finalement, la bataille de la performance. Non pas sur ses seules prouesses puisque sur le fond elle ne se démarque pas des deux autres modèles. Mais sur ces capacités intrinsèques et sur la finesse de ses réglages. C’est notamment sur le plan de la collecte des informations que celle-ci fait la différence. Réglée à 125 Hz par défaut et non modifiable sur la très grande majorité des souris (Lachesis et X5 comprises), elle peut être ajustée jusqu’à 1 000 Hz sur le haut de gamme de Logitech. C’est elle aussi qui offre la gestion des profils à la volée la plus souple. La G9 fait la différence sur des détails, certes, mais pour les gamers exigeants le moindre détail compte.