Sony Alpha 7R : la nouvelle référence en photo numérique ?

Une réactivité limitée

Annonçant un obturateur mécanique capable de réaliser des images au 1/8000e de seconde et de synchroniser des flashes externes au 1/250e de seconde, la fiche technique donnait a priori confiance. Concernant les capacités de l’obturateur à proprement parler, le contrat est rempli et la supériorité de précision comme de longévité des obturateurs mécaniques sur les modèles électroniques n’est plus à démontrer. On notera néanmoins un niveau sonore élevé lors du déclenchement. Si le bruit à proprement parler est loin d’être désagréable, il rappellera même aux utilisateurs d’appareil argentiques manuels de bons souvenirs, l’utilisateur devra oublier toute velléité de discrétion (les amateurs de Leica n’y trouveront pas leur compte de ce point de vue).

Doté d’un obturateur de bonne facture, l’a 7R est cependant loin d’être une bête de course. Tout d’abord, sans être insupportablement long, le temps d’allumage n’est pas des plus courts et, malgré un buffer conséquent, le réglage de la sensibilité est inexplicablement inaccessible pendant que les images sont transférées vers la carte. En pratique ce n’est pas gênant en permanence mais, vu le poids des fichiers produits (surtout en Raw+jpeg), il n’est pas non plus rare que l’utilisateur ne soit coincé et contraint d’attendre de longues secondes pour modifier ce paramètre pour peu qu’il ne dispose pas d’une carte extrêmement rapide ou qu’il ait enchaîné un nombre de vue important.

Mais c’est du côté de l’autofocus que les choses se compliquent réellement. Probablement pour limiter les coûts de recherche-développement, Sony n’a pas jugé utile de modifier en profondeur le capteur déjà existant du D800 pour y intégrer un système par corrélation de phase comme sur l’a 7. C’est donc un système par détection de contraste (comme sur les modèles de gamme inférieure) à 25 collimateurs qui a été choisi.

Dans des conditions de luminosité standard et sur des sujets peu mobiles il fait son office sans problème. En condition de luminosité un peu basse il s’en sort même plutôt bien pour un module AF de ce genre. Cependant, en condition de luminosité faible il peine à remplir sa mission (quand il y parvient). Il a également du mal a « accrocher » les cibles peu contrastés. De même, en mode continu, le suivi des sujets à la mobilité un tant soit peu rapide est impossible, y compris en pleine journée et les choses empirent dès que la luminosité baisse.

On nous avait prévenu, malgré ses qualités l’a 7R n’est pas fait pour la photo d’action (contrairement à son petit frère l’a 7) et l’expérience le prouve allègrement.

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