[Test] Sony RX100 III : le roi des compacts remet son titre en jeu

Des performances mécaniques honnêtes

 

Première observation, la vélocité de l’obturateur n’est pas exceptionnelle. Il affiche en effet une vitesse maximale de 1/2000e de seconde, des capacités très en retrait par rapport aux hybrides et reflex moins onéreux de plusieurs centaines d’euros (ex : Panasonic GM1). En pratique, elle suffira néanmoins à 99% des usages, seuls les amateurs de photo sportive et animalière seront lésés, mais de toute manière le RX 100 III n’a pas été conçu pour ce genre d’usage.

Le module autofocus repose sur la seule détection de contraste. Logiquement, en mode standard il assure correctement sa tache tant que la luminosité est suffisante. Dès qu’elle baisse, la mise au point patine et devient plus lente. En mode continu, l’AF tâtonne assez longuement avant de cibler un sujet et peine à détecter ceux qui sont peu contrastés. Du coup la rafale avec suivi du sujet est limitée à 3 images par seconde environ, contre 10 images/seconde sans AF, car les performances de la mise au point automatique jouent le rôle de facteur limitant. Autre conséquence attendue : le suivi du sujet est aléatoire en photo comme en vidéo lorsque ce dernier s’approche de l’appareil. En journée ce n’est pas vraiment gênant car la taille du capteur permet une profondeur de champ suffisamment importante pour que l’AF n’ait pas besoin d’être trop précis. Par contre lorsque la luminosité baisse les résultats se dégradent.

Le RX 100 III ne brille donc pas par sa vélocité, ses performances sont néanmoins comparables avec celles des autres compacts experts haut de gamme (ex : Canon G1X Mk II) et seul Nikon fait mieux en matière d’autofocus.

 

 

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