Lenovo : une success story à la chinoise

Soif de notoriété

L’implication de Lenovo dans le sponsoring sportif n’est pas nouvelle. La marque s’est déjà fait connaître par son partenariat avec AT&T Williams, en Formule 1, ou encore par son rôle dans l’organisation des Jeux Olympiques d’hiver de Turin en 2006. Le sport est un tremplin publicitaire efficace pour la firme, soucieuse d’affermir sa visibilité internationale.

Aujourd’hui plus que jamais ! Car Lenovo, en plein essor, est en passe de devenir l’emblème de l’internationalisation réussie de l’industrie chinoise. Une « success story » hautement symbolique, puisque Lenovo est née du rachat de l’inventeur américain du PC, IBM, par une société chinoise en 2005. Faut-il y voir un éloquent symbole de passage de relais ; le glissement du centre de gravité de la planète high tech des Etats-Unis vers la Chine, des start-up de la Silicon Valley aux dragons industriels de l’immense Chine populaire ?

Un héraut de la mondialisation à la chinoise

Indiscutablement, l’histoire de Lenovo a tout d’une « success story » à l’américaine. A cette différence près qu’elle a commencé dans un petit local de Pékin et non dans un garage de Californie… Le coup d’envoi a été modeste. En 1984, un entrepreneur visionnaire, Liu Chuanzhi, assisté de 10 collègues ingénieurs, décide de tout faire pour mettre l’informatique à la portée des Chinois. Leur entreprise – New Technology Developer Inc., rebaptisée ultérieurement Legend – est fondée avec un capital de 200 000 yuans seulement (soit environ 25 000 $).

A l’époque, l’ordinateur personnel est une innovation toute récente : le premier PC vient d’être mis sur le marché par IBM en 1981. A partir de 1990, Legend, jusqu’alors spécialisée dans l’importation de produits informatiques, se lance dans la bataille et commercialise ses propres ordinateurs. Cotée à Hong Kong dès 1994, la firme s’impose deux ans plus tard comme un leader sur le territoire chinois et bientôt sur l’ensemble du marché asiatique.