Lenovo : une success story à la chinoise

Chinois et américain

Une station de travail LenovoEn 2003, Legend change de nom et devient Lenovo. Un nouveau baptême qui prépare un coup d’éclat : deux ans plus tard, en mai 2005, la firme chinoise rachète la division informatique personnelle d’IBM. Une absorption qui représente un risque pour la santé de l’entreprise chinoise. Pour éviter l’indigestion, Lenovo doit désormais réussir son internationalisation coûte que coûte...

Bilan des courses ? La firme caracole aujourd’hui en tête du hit parade des plus grands fabricants d’ordinateurs personnels du monde, derrière les américains Hewlett Packard et Dell. Mais la concurrence est rude. Lenovo est au coude à coude, notamment, avec le taiwanais Acer. La bataille fait rage y compris sur le marché chinois, dont Lenovo détient un tiers des parts.

Double identité

Un PC portable Lenovo haut de gammeActuellement, l’identité chinoise de Lenovo colle à sa peau. Encore trop peut-être. « Nous sommes fier de ces origines. Il est vrai qu’une entreprise chinoise qui rachète le créateur américain du PC, c’est atypique… », commente Karine Méniri, de Lenovo France. « Mais, ceci dit, Lenovo est aujourd’hui une entreprise internationale », insiste la responsable.

C’est d’ailleurs le sens de son nom : un mot-valise formé de « Le », pour Legend, et de « Novo », un suffixe à consonance latine pour signifier « nouveau ». Lenovo a été ainsi baptisée pour « sonner » international. « Lenovo incarne l’esprit d’entreprise de Legend et l’esprit d’innovation d’IBM », revendique la firme. Autre preuve de son caractère multinational : la société Lenovo est bicéphale, avec deux sièges principaux, l’un en Caroline du Nord aux Etats-Unis, et l’autre à Pékin en Chine. Toutefois, Lenovo est tributaire de son principal actionnaire qui reste l’Académie des Sciences de Chine, autrement dit l’Etat chinois, devant les investisseurs américains.