[Test] Panasonic LX 100 : le plus expert des compacts ?

Une ergonomie en demi-teinte

On retrouve, sur le haut du capot, un barillet de réglage de la vitesse d’obturation par tranche d’un IL, le sélecteur de mise sous tension, les boutons permettant de passer en mode « Auto-intelligent » et de choisir des filtres, le correcteur d’exposition et le déclencheur entouré par la bague de zoom.

Sur la face arrière, le viseur électronique est positionné en haut à gauche, au-dessus de l’écran, et un correcteur dioptrique lui est adjoint. À sa droite, on trouve deux touches personnalisables, le bouton de lancement de l’enregistrement vidéo et le mémorisateur d’exposition. À droite de l’écran, on trouve la touche du très pratique Quickmenu (qui permet d’accéder aux différents réglages sans passer par les menus), la touche lecture, une roue de réglage qui entoure le traditionnel trèfle (Iso, collimateur AF, Balance des blancs, cadence de déclenchement) et la touche Menu/Set. En dessous sont positionnés une touche personnalisable et le display

On trouve enfin, sur l’objectif, une bague personnalisable, une bague d’ouverture et des sélecteurs de format d’image (16:9, 2:3, 4:3, carré) et de mode de mise au point.

Du point de vue connectique, on profite sur le côté droit de prises HDMI et audio/vidéo. Le LX 100 est équipé d’une puce Wifi NFC permettant un contrôle de l’appareil à courte distance via l’application Image App du constructeur. L’ensemble est plutôt satisfaisant, on peut même zoomer depuis un/e smartphone/tablette, mais l’impossibilité de jouer sur les paramètres d’exposition (ouverture/vitesse) est tout de même dommage.

Globalement, même si le pilotage du LX 100 est plutôt bien pensé, quelques incohérences majeures sont néanmoins très gênantes. Par exemple, le réglage de la vitesse d’obturation en mode manuel est particulièrement mal conçu, ce qui est très gênant dans le cadre d’une utilisation avertie : le sélecteur principal est gradué en IL et la molette arrière permet d’en affiner le réglage par 1/3 d’IL, mais permet une variation maximale de 1,3 IL. À l’usage c’est particulièrement fastidieux, car il faut très souvent se reporter à la molette principale située sur le dessus de l’appareil, ce qui détourne la concentration de l’opérateur de la scène. On peut certes assigner ce réglage à la molette personnalisable de l’objectif en mode priorité vitesse, mais pour tous les habitués du mode manuel n’y trouveront pas leur compte. Pour un appareil expert, c’est à nos yeux une faute majeure, presque éliminatoire. 

Bien que les menus soient clairs, ordonnés et bien fournis, on peut tout de même signaler l’absence regrettable d’un menu vidéo spécifique. Si les fonctions nécessaires à l’enregistrement de séquence dans de bonnes conditions sont présentes, leur regroupement au sein d’un onglet dédié éviterait leur recherche, parfois fastidieuse, au sein de la myriade de fonctions photo proposées aux experts.

Enfin, plus anecdotique, mais néanmoins scandaleux, le logiciel fournit en kit ne permet pas en l’état de développer les fichiers Raw de l’appareil avec lequel il est pourtant fourni. Il faut en effet l’installer puis télécharger une version plus récente sur le site du fabricant. Bref, rien de rédhibitoire, pour les utilisateurs à l’aise dans le maniement d’internet en tout cas, mais pour un appareil à ce tarif c’est franchement énervant.

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