[Test] Vidius, le petit drone vidéo d’Axis

5 raisons de craquer (ou pas) pour l'Axis Vidius

À en croire son créateur, la société Axis, le Vidius serait le plus petit drone au monde capable d’offrir une vue à la première personne. Malgré son gabarit de puce, il intègre une connexion WiFi et une caméra embarquée. Concrètement, cela signifie qu’à seulement 95 dollars, il est possible de profiter d’un quadricopter d’à peine 17 grammes qui enregistre des vidéos et qui peut s’avérer être une très bonne introduction dans le monde des drones.

1 - Oui, pour sa taille et sa légèreté

Le Vidius se présente sous la forme d’un petit drone qui mesure seulement 6,35 x 6.35 cm. Il est également très léger, avec seulement 16 grammes sur la balance. Certes, il est un petit plus gros et lourd que le Aerius de la même marque, mais ce dernier fait l’impasse sur les fonctionnalités vidéos (il est donc moins cher, seulement 35 dollars).

Le cadre du drone est composé d’un plastique noir brillant, ce qui lui donne un look plutôt furtif. Cette apparence discrète est néanmoins rapidement oubliée à cause des LED placées sur les bras, au-dessous des rotors (vertes à l’avant, rouges à l’arrière). Elles ne peuvent pas être désactivées, mais ont la bonne idée de clignoter pour indiquer une batterie faible ou une perte de signal.

L’appareil photo, de 1 mégapixel, est situé sur la partie avant du drone et dépasse légèrement de la structure. Ce placement offre une vue imprenable : on ne voit pas les rotors dans les vidéos ou les images capturées. Une puce WiFi est également intégrée (2,4 GHz), qui autorise une utilisation sur une distance de 7 à 10 m. C’est acceptable pour un engin de cette taille, mais on a vite fait d’aller au-delà la portée en volant à l’extérieur. Lorsque cela arrive, le Vidius poursuit son chemin dans la même direction. Il ne s’arrêtera pas ou ne retournera pas à son point de départ, prudence donc.

2 - Oui, pour le choix des contrôles

Il y a deux manières de contrôler le Vidius : à partir de la télécommande ou via l’application gratuite (compatible Android et iOS). Cette dernière représente l’option la plus facile, parce que l’on profite de l’aperçu vidéo, en plus d’accéder facilement à la plupart des fonctionnalités. Dans les deux cas, le drone héberge son propre un réseau WiFi auquel les appareils se connectent simplement.

Dans l’absolu, l’application ne fait pas l’objet de reproche particulier, si ce n’est que l’on aurait préféré voir un peu plus de possibilités, notamment au niveau du partage des contenus. Lorsque l’on décide de lancer le vol, le flux vidéo capturé par la caméra du drone est visible depuis l’écran. Les contrôles sont superposés dessus, avec deux sticks virtuels et quelques boutons (prendre une photo, démarrer la capture vidéo, passer en mode de contrôle par gyroscope, etc.).

Le joystick gauche gère les gaz et la rotation respectivement lorsque l’on incline vers l’avant et l’arrière, ou vers la gauche ou la droite. Le stick droit assure les mouvements d’avant en arrière et latéraux. Autour, des touches de calibration permettent d’ajuster l’équilibre du drone afin d’offrir plus de stabilité.

En ce qui concerne la télécommande fournie avec le Vidius, elle est vraiment petite : seulement deux fois la taille du drone. Elle tient facilement dans la main du coup, mais mieux vaut ne pas avoir de problème avec le fait qu’un seul pouce peut toucher les deux joysticks. Il y a moins de boutons que l’application, juste le strict nécessaire : un commutateur d’alimentation en plus des sticks et deux touches de calibration. De fait, il faut tirer un trait sur le retour vidéo et les fonctions qui y sont liées.

3 - Oui, parce qu’il est amusant à piloter (quoiqu’un peu trop nerveux)

Comme la plupart des petits drones, le Vidius est un peu difficile à piloter. Avec son poids plume, le moindre mouvement trop brusque sur le joystick peut l’envoyer voler au loin. Le gyroscope intégré l'aide néanmoins à garder son équilibre et avec un peu de pratique, on finit par s’en sortir. Sinon, il peut également être piloté à l’aide du gyroscope de son smartphone ou sa tablette. Selon que l’on penche son appareil d’avant en arrière ou latéralement, le drone suivre ses mouvements. Ici encore, un coup de main est à prendre, mais certains trouveront cela plus naturel.

Trois modes de pilotages sont disponibles, la principale différence entre eux étant la vitesse du drone. Le mode « 30 % » s’adresse aux débutants, l’obligeant à ralentir dans les virages et changements d’altitude. Les modes 60 % et 100 % débrident les possibilités et le Vidius se déplace alors avec beaucoup plus de vélocité. Ceux qui se veulent se familiariser avec l’engin privilégieront le mode 30 %.

Par ailleurs, un mode cascade est également de la partie, mais il n’est bizarrement utilisable qu’avec la manette, et pas avec l’application. Il s’active en pressant le stick droit, puis, en poussant celui de gauche, le drone fera un looping dans la direction souhaitée. Attention à ne pas essayer ces pirouettes à moins que le drone ne soit à un bon mètre du sol : il met un peu de temps à se stabiliser après chaque looping et peut alors perdre de l’altitude.

4 - Non, parce que le capteur photo est mauvais

La présence d’un capteur photo est l’un des arguments majeurs de ce drone. Cela étant, ses performances n’ont rien d’époustouflant. Les problèmes commencent avec sa définition : les photos sont inférieur à 1 mégapixel (1100 x 880 pixels) et les vidéos sont enregistré en 420 x 330.

Dans l’application, un upscale est automatiquement réalisé vers une définition plus commune de 720 x 576. Cela rend le partage ou l’édition plus facile, sauf que les images sont extrêmement pixélisées et franchement désagréables à regarder sur un écran d’une meilleure définition. En plus, la qualité de ces vidéos est clairement à la ramasse. Tant que l’on reste à la lumière du jour, on y voit quelque chose, mais sinon, le grain est très présent et les couleurs sont ternes.

Pour ne rien arranger, l’absence de stabilisateur fait que chaque plongeon, vibration ou virage détériore considérablement l’image. Au final, cet atout perd de sa valeur. Par ailleurs, les fichiers sont stockés sur le smartphone ou la tablette et pas sur le drone. Sauf que depuis la galerie Android, si les photos sont accessibles, ce n’est pas le cas des vidéos. Il faut alors les chercher par soi-même dans la mémoire interne (pour gagner du temps : /root/sdcard/fydrone/videos/). Pourtant, sur iOS, les photos et les vidéos sont bien enregistrées au même endroit.

5 - Non, parce que son autonomie est trop faible

Le Vidius intègre une petite batterie de 150 mAh qui offre environ 6 minutes de temps de vol. C’est assez basique pour un drone de cette taille : le Skeye Hexa ou l’Axis Aerius proposent la même chose par exemple. Un avantage néanmoins, c’est que la connexion WiFi et le capteur photo n’ont donc pas l’air d’avoir une grosse influence sur la batterie.

Par contre, elle n’est pas amovible. Impossible dès lors de la remplacer par une autre pour rapidement reprendre les airs. Le chargement se fait à l’aide d’un câble USB, qu’Axis recommande de brancher à ordinateur plutôt qu’à un adaptateur mural. Ainsi, retrouver son autonomie complète ne demande que 35 minutes. Attention, le câble est spécifique, donc en cas de perte, il faut en racheter (8 dollars).

Enfin, les seuls éléments réparables sur le Vidius sont les pales des rotors, qu’il est possible de retirer et de remplacer s’ils s’abiment. Ils s’enlèvent un poil trop facilement cela dit et il n’est pas rare d’en perdre un après une chute contre une surface un peu dure, d’autant qu’il n’y a aucune protection autour des moteurs.

>>> Lire : Comparatif drones : comment choisir ? Lequel acheter ?

Posez une question dans la catégorie Dossiers du forum
Cette page n'accepte plus de commentaires
1 commentaire
    Votre commentaire
  • M'ouais ... le CX10-C de Cheerson/GoolRC à une meilleure camera ( même définition mais plus propre ), le même encombrement, la même télécommande. Juste la fonction contrôle téléphone/tablette en moins et quelques minutes d'autonomie en moins ... Mais il vaut 25 euros neuf !
    0