Canon EOS 5DS-R : le reflex hors norme

Une conception largement empruntée au 5D Mk III

Dès le premier contact, les similitudes avec le 5D Mk III sautent aux yeux. C’est une très bonne nouvelle car plus de 3 ans après sa sortie il reste une référence dans le monde professionnel, une longévité inédite qui parle d’elle même. 

Le gabarit de l’ensemble est sans surprise à la fois dense et plutôt compact : 152 mm (l)x 76 mm (h) x 116mm (p) pour 845g sans cartes ni batterie, soit un gain de près de 100g (10%) par rapport au 5D MK III. La prise en main est efficace et bien pensée : la poignée est bien dessinée et efficacement secondée par un repose-pouce, les deux étant munis d’un revêtement antidérapant qui assure parfaitement son office. Le confort d’usage est donc de très bon niveau.

Les 5DS/5DS-R proposent par ailleurs, comme leur ainé, une coque en alliage de magnésium couplée à un ensemble de joints garantissant une finition de très bonne qualité face aux intempéries. 

La visée est assurée par un très bon module optique qui également emprunté au 5D MkIII. Il est large et lumineux, assure une couverture de 100% et propose un dégagement oculaire de 21mm pour un grossissement de x0,71, les porteurs de lunettes apprécieront. L’écran arrière reprend également les caractéristiques de celui de son prédécesseur et affiche une définition de 1 040 000 points pour 8,1 cm de diagonale.

Nous saluons également le choix de Canon d’assurer la continuité d’usage des très bonnes batteries LP-E6 (présentes depuis le 5D Mk II !) et LP-E6N ainsi que de la poignée BG-11 déjà compatibles avec le 5D Mk III. Les professionnels et les experts apprécieront donc grandement de ne pas alourdir le budget de migration vers ce nouveau modèle alors qu’ils possèdent des accessoires onéreux et toujours fonctionnels. A l’heure où certains concurrents font l’affront aux utilisateurs de ne même pas fournir un simple chargeur avec des appareils vendus plusieurs milliers d’euros, nous les invitons chaudement à prendre cette politique pour exemple. 

Une évolution est tout de même à constater car, s’ils reprennent la même batterie que leur prédécesseur, les derniers nés de Canon sont plus dépensiers en énergie et on passe de 950 à 700 vues à la norme CIPA, soit une baisse d’autonomie d’un peu plus de 25%. En pratique la plupart des utilisateurs tiendront sans problème la journée avec une batterie, voire deux pour les gourmands et les pros, et seuls ceux qui ne pourront pas recharger aisément le soir verront la différence. 

Au chapitre des regrets, l’absence de flash intégré est toujours à déplorer. Certes, la plupart des utilisateurs de ce type de matériel s’équipent le plus souvent d’un flash cobra bien plus performant, il n’en reste pas moins qu’un petit dispositif intégré permet parfois de dépanner lorsqu’on souhaite se promener léger.  

Dans le même ordre d’idée, les 5DS/5DS-Rne proposent plus de module GPS et surtout wifi intégrés. Les utilisateurs qui utilisent une visée déportée sur tablette pour une meilleure appréciation du cadrage, en paysage ou en architecture par exemple, devront donc acheter des accessoires supplémentaires. Même si, là encore, seul un nombre réduit d’usagers sont concernés, c’est dommage.

Les photographes de studio qui shootent souvent en Raw connectés à un ordinateur apprécieront par contre grandement l’ajout d’une connectique USB 3.0 pour transférer des fichiers au poids contenu entre 70 et 80 Mo.

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