[Test] Faut-il craquer pour l'Universal Mobile Keyboard de Microsoft ?

En voilà, une bonne idée : proposer un petit clavier sans fil et facilement transportable, que l’on peut adapter indifféremment aux tablettes Android, iOS ou Windows. Cette bonne idée, c’est Microsoft qui l’a eue. Mais entre avoir un éclair de génie et offrir un appareil simple à configurer et agréable à utiliser au quotidien, il y a parfois tout un monde. Alors qu’en est-il de l’Universal Mobile Keyboard ?

4 raisons de craquer (ou pas) pour l’Universal Mobile Keyboard

Des claviers universels, il en existe des tas. Mais jusqu’alors, aucun ne fonctionnait sous les trois environnements que sont iOS, Android et Windows. Afin de réconcilier l’espace d’un instant ces systèmes d’exploitation antithétiques, Microsoft commercialise un clavier qui s'adapte sur chacun d'entre eux, sobrement intitulé « Universal Mobile Keyboard ». L’appareil possède sa propre cover, qui sert également de support pour la tablette à laquelle le clavier est connecté en Bluetooth. Affichant une excellente autonomie (près de 6 mois sans recharge) et relativement simple à configurer, voilà en théorie un très bon moyen de transformer n’importe quelle tablette et en mini-ultrabook. Mais faut-il pour autant se laisser séduire par ce genre d'accessoire ?

1 - Oui, parce que c’est un produit robuste et bien pensé

Ce clavier universel est assez esthétique. Plié, il ressemble à un petit écrin qui contiendrait des pinceaux ou des stylos. Il est vraiment très discret et assez léger (il pèse 379 grammes, exactement). Et si son revêtement en gomme a tendance à attirer les petites saletés qui viennent s’agglutiner au fond du sac, il est surtout là pour lui assurer une meilleure adhérence une fois déplié.
L’Universal Mobile Keyboard se compose de deux parties : l’une correspond au clavier lui-même, l’autre à la cover. Les deux sont joints par un petit système aimanté, mais il est possible de les désolidariser à loisir.
Une fois l’accessoire déplié, on constate qu’une petite glissière, située sur la partie « cover » , permet d’insérer une tablette. Elle est compatible avec tout type de tablette, ou même la plupart des modèles de smartphone, pourvu qu’ils ne soient pas trop fins.

2- Oui parce que la « touche » du clavier est assez confortable

Évidemment, l’espace disponible sur ce clavier est assez restreint. Ne vous attendez à taper des heures avec, sauf si vous souhaitez attraper une bonne crampe. Gardez en tête qu’il s’agit d’un clavier destiné à des tablettes dont la taille n’excède généralement pas les 10" : l’espace entre chaque touche est par conséquent assez restreint. Mais pour un usage plus ponctuel, pour rédiger un petit document, répondre à quelques mails, ou discuter sur une application de messagerie instantanée, l’Universal Mobile Keyboard s’en sort très bien. Les concepteurs de cet accessoire ont d’ailleurs pensé à tout. On y trouve des raccourcis permettant de régler le volume, de lancer une recherche, de lire ou d’interrompre un élément multimédia, de reculer ou d’avancer sur la lecture, et même d’éteindre ou d’allumer la tablette.

3 - Non, si l’on bascule sans cesse d’un appareil à un autre

Si le fait de pouvoir utiliser ce clavier sur la plupart des modèles constitue son point fort, c’est aussi l’un de ses points faibles. Car à chaque fois que l’on change d’appareil, il faut recommencer l’opération d’appairage. Même si la procédure est rapide, elle se révèle contraignante à la longue. On aurait préféré la présence d’un petit interrupteur numéroté (« 1 » pour le clavier n°1, « 2 » pour le clavier n°2, etc.), interrupteur que l’on aurait pu activer en fonction de la tablette à laquelle doit être relié l’Universal Mobile Keyboard à un instant T. Un petit bouton similaire à celui que l’on trouve déjà sur le clavier et qui permet de basculer de Windows à iOS ou Android, en somme.

4 - Non, parce que c'est un peu trop cher

L’accessoire, proposé théoriquement à 79,90 euros le jour de son lancement, se retrouve déjà en promotion. On peut l’acquérir pour 60 ou 65 euros, en fonction des sites marchands qui le proposent. Mais ça reste encore un peu onéreux. Alors certes, on profite d’un dispositif qui peut s’appairer à différents modèles de tablettes. Mais comme évoqué plus haut, il faut sans cesse entrer le code d’appairage. En conséquence, pour une utilisation quasi quotidienne sur différentes tablettes, on aura tendance pour un second Universal Mobile Keyboard… ce qui alourdit d’autant la facture.
Enfin, dernier petit regret, mais plus anecdotique : l’appareil n’est pas du tout reconnu par les appareils sous Windows Phone. Certes, son usage aurait été très limité puisque cet OS est pour l’instant dédié aux smartphones. Mais on aurait quand même apprécié pouvoir l’utiliser avec des phablettes comme le Lumia 1520. L’erreur sera peut-être réparée à la sortie de Windows Phone 10, qui devrait théoriquement fusionner avec Windows RT, et donner lieu à des tablettes sous ces deux OS mélangés. Mais dans ce cas, il faudra probablement racheter un nouveau modèle de clavier.

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3 commentaires
    Votre commentaire
  • 3615buck
    il faut cesse => il faut sans cesse
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  • Gautgot78
    Bonjour.
    Je ne suis pas d'accord avec votre point 3, je viens de l'acheter et j'ai configuré mon Galaxy et mon iPad avec une fois uniquement. L'interrupteur permet justement de basculer entre mes 2 appareils, sans rien reconfigurer car tout se connecte et se règle automatiquement après. Du coup, bye bye les procédures d'appairage :)
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  • Pacidemo
    @3615buck : merci, c'est corrigé.

    @Gautgot78 : bizarre, sur le modèle que nous avons reçu, il fallait systématiquement recommencer la procédure d'appairage. Un bug de l'exemplaire de test qui aurait été résolu dans la version finale... ? Merci de votre commentaire en tous les cas, nous allons revoir ça.
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