Disco de Parrot : faut-il craquer pour l'aile volante (drone) ?

Le constructeur français Parrot étend sa gamme de drones, c’est-à-dire d’appareils pilotés à distance, avec une aile volante nommée Disco. Le principe ? C’est celui d’un avion : il est propulsé par une hélice et peut planer, ce qui lui permet de profiter d’une belle autonomie de 45 minutes, alors que les multirotors gourmands en énergie peinent à dépasser les 25 minutes. Nous avons testé l'appareil et vous livrons nos conclusions.

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5 raisons de craquer (ou pas) pour la Disco de Parrot ?

Oui, pour son décollage très facile

Les ailes volantes ne sont pas réputées faciles à piloter : elles sont très sensibles au vent et aux turbulences. Parrot a choisi de proposer une assistance au pilotage basée sur un contrôleur de vol appelé C.H.U.C.K. et une bardée de capteurs : gyroscope, accéléromètre, baromètre altimétrique, sonar, caméra verticale, sonde Pitot. Le résultat ? Alors que le décollage est une phase critique avec des ailes classiques, il suffit de lancer la Disco pour qu’elle prenne toute seule de l’altitude, se positionne à 50 mètres de hauteur et se mette à tourner en cercle. C’est au pilote de la réveiller avec une commande de direction. À tout moment, il est possible de la remettre en mode « loiter », c’est-à-dire en vol circulaire automatisé.

Oui, pour son pilotage très facile

À la différence des précédents appareils de Parrot, la Disco ne se pilote pas avec un smartphone. Le fabricant propose une petite radiocommande, le Skycontroller 2, qui permet de donner des ordres simples à la Disco. Si vous ne faites rien, elle vole toute seule, en conservant son altitude et son cap.  Vous lui indiquez de virer, de monter ou descendre, et d’accélérer ou ralentir. Rien de plus simple ! Le smartphone est tout de même utile : il joue le rôle de l’écran, à insérer dans un masque d’immersion (fourni dans la boîte), pour profiter du retour vidéo en temps (presque) réel, comme si vous étiez dans le siège du pilote. « Presque » dans la mesure où l'on constate une petite latence. La sensation de liberté est intense, d’autant que la portée de la Disco est assez impressionnante : on peut partir à 2 kilomètres ! Si vous ne savez plus où vous êtes, il suffit de déclencher le retour automatique au point de départ. Ce retour est déclenché automatiquement en cas de perte de liaison radio. C’est très rassurant.

Non, pour ses vidéos

Lorsqu’elle vole, la Disco est terriblement chahutée par le vent, mais la stabilisation numérique de la caméra permet d’obtenir une image 1080p à 30 images par seconde sans aucune secousse ni vibration. Les vidéos sont plutôt réussies, surtout lorsque la luminosité est forte et en filmant à l’horizontale. Mais lorsqu’on pointe la caméra vers le sol ou sur les côtés, les lignes se transforment en escaliers de pixels et l’image perd en résolution. On voit aussi des bandes noires disgracieuses sur les côtés de l’écran. Une vidéo aérienne de qualité est désormais en 1080p à 60 images par seconde…

Non, pour sa fragilité

La structure de la Disco est faite d’une mousse EPP, une sorte de polystyrène, renforcée par endroits. Les atterrissages sont la phase la plus critique d’un vol. Comme pour le pilotage, elle est très automatisée : une fois la procédure d’atterrissage enclenchée, la Disco descend, puis inverse la poussée de son moteur tout près du sol pour freiner le vol. La plupart du temps, cela se passe bien. Mais parfois, l’aile part sur le côté ou heurte le sol un peu durement. La succession d’atterrissages plus ou moins réussis entame la mousse EPP qu’il faut tenter de réparer tant bien que mal. Sa durée de vie est donc comptée. Dommage aussi que la caméra à l’avant soit très exposée aux chocs : sa lentille risque d’être rayée, voire de se briser.

Oui, pour le respect de la réglementation

La réglementation française publiée en décembre 2015 interdit de voler en agglomération, au-dessus de personnes, à plus de 150 mètres et hors vue directe de son pilote. Dans le cas des vols en immersion, quand on pilote avec le retour de la caméra à bord, le plafond descend à 50 mètres, la distance à 200 mètres et il faut la présence d’un observateur en vue directe pendant toute la durée du vol. Or la Disco est capable de partir vite très loin, en survolant des zones habitées. Un pousse-au-crime ? Sans doute. Parrot a tout prévu, puisque l'appareil est doté d'une fonction de geofencing : celle-ci offre la possibilité de contraindre très simplement le vol à des distances et hauteurs prédéfinies par son pilote.

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3 commentaires
    Votre commentaire
  • CharlesPasquaIsInnocent
    Testé il y a quelques semaines en Auvergne, les sensations de pilotage sont dingues. Le retour vidéo fait très bien le taf sans le casque d'immersion
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  • Eric S
    C'est quoi ce test?
    Des photos du drone endommagé après plusieurs atterrissages?
    Des vidéos montrant des atterrissages brutaux?
    Des exemples de vidéos embarquées pas top quand on n'est pas à l'horizontal? ou que ça manque de lumière?
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  • Munkdass
    Pour compléter le commentaire d'eric S, c'est quoi ce test incomplet, où sont les éléments factuels?
    Et depuis quand une aile volante est plus difficile à piloter qu'un multirotor?
    Avant de traiter d'un sujet il est important de se documenter...
    L'avènement de ces produits sonnent surtout la fin d'un hobby pour des personnes passionnés(modelistes/dronistes ou fpv addict)...
    En effet, la popularisation de l'aeromodelisme, à cause des (drones) multirotor, et du Vol en immersion, provoque la naissance de solutions clefs en mains accessibles au premier venu... La résultante: de plus en plus de vol inconsidérément dangereux et un réglementation de plus en plus restrictives pour les pilotes de longue date...
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