[Test] Fitbit Alta : que vaut le nouveau bracelet connecté ?

5 raisons de craquer (ou pas) pour le Fitbit Alta

Soyons honnêtes : les bracelets Fitbit sont loin d’être les plus élégants du marché. Porter l’une de ces bandes noires raides et rectangulaires a plutôt tendance à identifier le porteur comme un amateur de nouvelles technologies plus que comme un esthète de la mode. Avec sa structure moitié moins large que le Charge, le dernier né de la marque, Alta, semble chercher sa place sur les poignets les plus fins, avec une optique résolument féminine. Il n’oublie pas pour autant d’apporter un écran et un système de bracelets interchangeables pour s’adapter aux humeurs, et promet d’être un traqueur d’activité sur lequel on peut compter.

1 - Oui, pour son design certe basic, mais confortable

En essayant de créer un appareil plus attractif pour les femmes, Fitbit a finalement réussi à mettre au point un dessin qui plaira autant aux hommes et aux femmes. Si son design n’a rien d’incroyable, il est suffisamment passe-partout pour être porté au quotidien sans vouloir le cacher sous une manche. Que l’on ne se méprenne pas pour autant : il est bien identifiable comme un traqueur d’activité, mais au moins, on n’en a pas honte.

Avec une épaisseur d’à peine 15 mm et une largeur moitié moindre que le Charge, l’objet est vraiment confortable à porter, même durant de longues journées. Même constat lorsqu’il s’agit de l’emmener au lit, il se laisse facilement oublier et ne dérange jamais pendant son sommeil. Par ailleurs, sa résistance à l’eau est suffisante pour l’emmener sous la douche sans craindre de l’endommager.

Enfin, un écran 1,4 pouce est intégré dans le sens de la longueur, et l’affichage peut être adapté dans n’importe quel sens, vertical ou horizontal, selon ses préférences. Aucun bouton physique n’est intégré, tous les contrôles se font donc depuis l’interface, ce qui n’est pas une mince affaire.

2 - Non, pour son écran aux contrôles imparfaits

Naviguer dans l’interface de l’Alta peut être rapidement frustrant. Son écran OLED 128 x 36 pixels de seulement 1,4 pouce a la particularité de ne pas vraiment être tactile. Fitbit le décrit comme un « Tap Display », ce qui concrètement signifie qu’il va falloir « taper » sur l’écran pour activer les différentes fonctionnalités. Autant dire qu’après quelques essais infructueux, on a vite fait de s’énerver pour tenter de créer une réaction sur l’écran.

Par ailleurs, l’écran ne s’active que lorsque l’on remue le poignet ou lève sa main à son visage pour consulter l’heure. La plupart du temps, le système fonctionne, mais il arrive qu’il faille forcer le geste pour arriver à ses fins. On peut sinon choisir de tapoter deux fois de suite sur l’écran et naviguer dans les différents écrans : l’heure donc, mais également les pas réalisés, les distances parcourues, les calories brulées et le temps passé en activité.

À défaut d’être simple à utiliser, l’affichage est bien lisible que l’on se trouve en plein soleil ou dans une pièce sombre.

3 - Oui, pour son suivi d’activité autonome

L’une des fonctionnalités les plus séduisantes de l’Alta est le système de reconnaissance automatique de l’activité. Plus besoin de penser à configurer l’appareil avant de faire de l’exercice donc, le bracelet va comprendre tout seul à condition de que cela dure plus de 15 minutes. Sa précision est franchement étonnante, et cela fonctionne pour de nombreuses activités, de la course au kickboxing en passant par le basket-ball ou le tennis.

Sinon, l’Alta peut aussi rappeler aux moins actifs à quel moment il faudrait se bouger un peu. Par défaut, il est réglé pour encourager à faire environ 250 pas par heure, ce qui correspondrait à 2 ou 3 minutes de marche. Un objectif facile à réaliser qui devrait motiver ceux qui passent le plus clair de leurs journées assis à se lever pour se dégourdir les jambes.

4 - Oui, pour son analyse précise du sommeil

La fonction de suivi du sommeil profite du même avantage que celui de l’activité : une détection automatique. En l’absence de bouton, et avec son écran parfois récalcitrant, c’est une très bonne nouvelle. Surtout, la précision du système est bluffante : les heures auxquelles on s’endort et se réveille sont relevées avec exactitude, au même titre que les moments de la nuit où l’on peut s’éveiller. Le système est d’autant plus impressionnant qu’il arrive à faire la distinction sans difficulté entre une session Netflix dans son canapé, les siestes et le sommeil.

Les données qui en ressortent ne sont pas aussi détaillées que la concurrence, à l’instar du Jawbone Up3 par exemple, mais l’essentiel est là. L’application est d’ailleurs assez complète, avec une section qui permet d’ajouter ses repas et sa consommation d’eau pour bénéficier en sus d’un suivi de l’alimentation (la base de données des aliments est immense). Reste que la démarche reste assez contraignante.

5 - Oui, pour son autonomie

D’après Fitbit, l’Alta serait capable de tenir cinq jours sur une seule charge, un chiffre que nous avons pu confirmer dans nos tests. En réalité, nous avons même pu tenir quelques heures supplémentaires, ce qui n’est jamais un mal tant nous sommes habitués au contraire. L’appareil est connecté en Bluetooth au téléphone et peut récupérer quelques notifications simples : les appels, SMS et rendez-vous du calendrier.

Le système de chargement a la bonne idée de ne pas être très contraignant, puisqu’il suffit de clipper le chargeur au bracelet. S’il fallait trouver un défaut, ce serait la taille du câble, franchement courte, qui fait que le traqueur se retrouve à pendre lorsque l’on décide de le charger depuis une prise électrique.

Posez une question dans la catégorie Dossiers du forum
Cette page n'accepte plus de commentaires
Soyez le premier à commenter
    Votre commentaire