[Test] Les Google Glass valent-elles leurs 1 500 dollars ?

L'aspect extérieur

Si l’on veut pousser des utilisateurs à porter un objet sur leurs visages, mieux vaut qu’il soit élégant. Sur ce point, les Google Glass sortent suffisamment de l’ordinaire pour en faire un accessoire « à la mode ». La variété des couleurs (cinq différentes : charbon, mandarine, schiste, coton et ciel) marque la volonté de Google de répondre aux gouts de chacun.

Concrètement, les Google Glass sont composées d’un cadre à base de titane et de plastique accompagné d’un petit affichage de 640 x 360 pixels. Cet écran prend vie juste au-dessus du coin de l’œil droit, relié à un bras inclinable afin d’optimiser l’angle de vision. Quelques accessoires peuvent être adjoints, l’un pour protéger du soleil par exemple, en se fixant au nez joignant. Surtout, Google a ajouté le support des verres correcteurs. Quatre cadres en titane sont vendus pour y adapter ses verres, mais cela se paie cher : 225 dollars ! Heureusement qu’à ce prix, différentes finitions sont disponibles, avec un cadre plus ou moins épais.

La fiche technique n’a rien de révolutionnaire en soi, si ce n’est la miniaturisation poussée à son paroxysme : le processeur est un Texas Instrument OMAP 4430 accompagné d’un giga-octet de mémoire vive et 16 Go de stockage. Un capteur photo de 5 mégapixels est implanté à côté de l’écran et les lunettes supportent évidemment le WiFi 802.11 b/g ainsi que le Bluetooth, pour la connexion au téléphone.

À droite toute


Ceux qui ont l’habitude de porter des lunettes ne seront pas perturbés par les Google Glass. Il s’agit ni plus ni moins que de lunettes sans verre, pour ceux qui n’ont pas ajouté le cadre pour verres correcteurs. Seulement, l’un des côtés est nettement plus épais que l’autre : la partie droite. Elle accueille le matériel et l’écran donc, mais également une zone tactile qui permet d’interagir avec le système. Sur le bord supérieur, un bouton sert de déclencheur pour prendre des photos tandis que la touche d’alimentation est placée vers l’arrière de la branche. Du coup, les 40 grammes pèsent un peu lourd sur l’oreille, ce qui peut être gênant au début. Aussi, l’ensemble des fonctions étant sur la droite, les gauchers pourraient rencontrer quelques soucis.

Mais plus que le poids, c’est la chaleur dégagée par les lunettes qui perturbe. Nous avons mesuré le panneau de droite à 25 degrés après 20 minutes d’utilisation. Cette valeur n’est pas inquiétante pour un ordinateur posé sur un bureau, mais pour un appareil littéralement collé au crâne, c’est franchement déstabilisant.

Une nouvelle manière de voir et d’entendre

Les lunettes se rattrapent avec le système d’affichage. L’idée d’avoir d’un écran en permanence au coin de l’œil peut sembler gênante au premier abord, sauf qu’il n’en est rien à l’usage. Après quelques minutes d’inactivité, il se coupe automatiquement pour préserver l’autonomie. Et puisqu’il est placé légèrement au-dessus de l’œil, il n’interfère en rien avec son angle de vue.

En ce qui concerne la partie audio enfin, tout passe par un petit haut-parleur à conduction osseuse qui s’installe derrière l’oreille. Le système n’est pas perturbant et s’avère suffisant en terme de puissance pour percevoir les notifications et appels téléphoniques. Mais soyons franc : pour écouter de la musique, mieux vaut envisager les écouteurs vendus séparément, mono ou stéréo (respectivement 50 ou 85 dollars, autant dire un tarif prohibitif).

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2 commentaires
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  • Denver Beale
    Connerie d'autonomie est trop faible ;L’usage est très con sans connexion internet ; La monture à la con chauffe connement vite ; La conne qualité des photos et des vidéos est connement décevante, c'est con tout ça.

    "pros et cons" se traduit plutot par "points forts, points faibles" con ça peut marcher mais c'est un peu excessif. Malgré tout je préfère l'emploi de pros and cons qui est plus bref et au language plus évolué que point forts, points faibles même si ce n'est pas la même langue. Bravo donc pour cette étape vers l'amélioration de la langue Française.
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  • piwis
    il faut voir aussi pour les droit a l'image big browser n’arrête pas le progrès pour nous espionner indirectement.
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