[Test] Huawei Honor 6 : un haut de gamme à moins de 300€ ?

La marque chinoise Huawei est très présente en Chine, mais cherche depuis plusieurs mois à s’implanter en Europe et notamment en France. En tant que l’un des leaders en matière équipements réseaux 4G à travers le globe, sa force de frappe est conséquente. Le constructeur s’applique alors à créer des smartphones et phablettes de très bonne facture, le dernier exemple en date remonte à l’IFA 2014, avec l’Ascend Mate 7. Le récent produit de ce géant semble tout aussi prometteur : l’Honor 6. Mais il devra voler de ses propres ailes. En effet, Huawei lance chez nous sa marque Honor, déjà existante en Chine, avec un argument massue : un rapport qualité-prix très intéressant.

5 raisons de craquer (ou non) pour le Huawei Honor 6

Lors de son annonce, à l’occasion d’une conférence de presse en Allemagne, l’Honor 6 a su éveiller notre curiosité. Sur le papier, il propose un rapport qualité-prix alléchant, mêlant design travaillé, grand écran et performances. En effet, pour moins de 300 euros, ce smartphone arbore un afficheur de 5 pouces et reprend une partie des composants de l’Ascend Mate 7. La réalité est-elle conforme aux promesses formulées par la fiche technique ?

1 - Oui, pour son Design léché

Pour 300 euros, on ne sera pas vraiment surpris d’avoir principalement affaire à du plastique. Pour autant, cela n’empêche en rien de faire un appareil design, même si les formes s’inspirent peut être un peu trop d’un certain iPhone 4, avec notamment un cerclage aux allures d’aluminium et d’une face arrière à l’effet « verre ». On regrette toutefois qu’aucun n’accès ne soit offert à la batterie.

Cet usage massif du plastique apporte un avantage du côté de la balance : avec seulement 130 grammes, l’Honor 6 est aussi léger qu’un iPhone 6, et ce malgré un écran plus grand. Le smartphone d’Apple s’arrête à 4,7 pouces là où le chinois atteint 5 pouces. La préhension est excellente, d’autant que peu d’espace est gaspillé ici.

La dalle occupe en effet près de 75 % de la façade, ce qui profite aux bords particulièrement fins, inférieurs à 3 mm. Cela permet en outre de renforcer l’impression de grandeur de l’afficheur. Aucun bouton ne vient perturber cette face avant, les touches étant intégrées au système comme de nombreux autres appareils.

2 - Oui et non pour son interface

Huawei a beau se cacher derrière la marque Honor, ce smartphone empreinte la surcouche logicielle des autres appareils de sa conception. On retrouve donc Android à la sauce Emotion UI (ou EMUI), mais attention : alors que la version 3.0 a été inaugurée sur l’Ascend Mate 7, le Honor 6 doit se contenter de la 2.3.

Les fonctionnalités ne varient pas drastiquement, mais le design est bien moins contemporain. Le flat design n’est franchement pas d’actualité et certains habillages et plusieurs animations font vieillots. Heureusement, certains détails amusants tels que les écrans de verrouillages dynamiques ou un mode fenêtré pour afficher certaines applications en superposition. Ce n’est pas le multitâche le plus efficace, mais cela suffit pour dépanner dans certains cas de figure.

On se console en se disant qu’une mise à jour vers Android Lollipop (5.0) est prévue pour le début de l’année prochaine. Cela devrait certainement s’accompagne d’un passage à EMUI 3.0, pour notre plus grand bonheur. D’ici là, les utilisateurs ne sont pas mal lotis pour autant, avec la version Kitkat (4.4).

3 - Oui, pour ses performances

L’Honor 6 reprend une partie des composants du Huawei Ascend Mate 7. On retrouve alors une puce Kirin, mais dans sa version 920 (contre 925 dans la phablette), dont le développement est assuré par HiSilicon, propriété de Huawei. Comme le 925, son processeur est doté de huit cœurs basés sur l’architecture big.LITTLE. Les quatre premiers, de type Cortex A7, préservent l’autonomie avec une fréquence de 1,3 GHz, tandis que les quatre autres, de puissants Cortex A15, sont sollicités dès qu’une tâche gourmande est exécutée.

Pour soutenir ce beau monde, 3 Go de mémoire vive sont implantés, garantissant une fluidité optimale même lors d’un usage intensif. La partie graphique est assurée par un processeur Mali T628 MP4, aux performances suffisantes dans la plupart des titres, mais qui commencera à fléchir face aux jeux les plus exigeants. Confronté au puissant Adreno 330 des Snapdragon, il ne peut pas tenir tête.

Enfin, la partie réseau est exemplaire, comme l’on est en droit de l’attendre de la part d’un appareil issu de chez Huawei. Il s’agit de l’un des rares smartphones compatibles 4G cat.6, c’est à dire jusqu’à 300 Mbit/s. Autant dire que les récentes améliorations sur les réseaux d’Orange, Bouygues et SFR avec la 4G+ et la VOLTE sont parfaitement supportées ici.

4 - Oui, parce que son écran est Full HD, mais pas que

L’écran 5 pouces de l’Honor 6 est de très bonne facture. De type IPS, il offre une définition Full HD, soit 1 920 x 1 080 pixels. La résolution est par conséquent excellente, de l’ordre de 440 pixels par pouce. Mais, astuce, une fonctionnalité intégrée au système permet de passer l’affichage au 720p, c’est-à-dire 1 280 x 720. La finesse en prend un coup, avec 294 pixels par pouce.

Pour autant, ce mode reste tout à fait acceptable à la vue des avantages qu’il apporte. La puce graphique est par le fait moins sollicitée, réduisant de fait la consommation de l’ensemble. Non pas que la batterie de 3 100 mAh soit trop petite, mais on ne crachera jamais sur quelques minutes d’utilisation en plus.

Dans les jeux, cela permet de profiter d’une amélioration certaine des performances sans que l’impact visuel ne soit trop important. En bref, une fonctionnalité atypique et intéressante à tout point de vue.

5 - Oui, pour son capteur 13 mégapixels

La partie photo du Honor 6 est tout à fait honorable. Un capteur 13 mégapixels Exmor RS d’origine Sony y a été installé, d’une ouverture f/2.0. Il semble être identique à celui de l’Ascend Mate 7, à quelques différences logicielles près. Le rendu des clichés est satisfaisant, bien que légèrement inférieur, et il n’est toujours pas à l’aise dès que la lumière vient à manquer. Le double flash LED parvient à pallier en partie cette faiblesse.

Concernant l’enregistrement vidéo, il faut se contenter de Full HD à 30 images par secondes, là où l’Ascend Mate 7 pouvait prétendre au 4K. Sinon, les amateurs de selfies pourront compter sur un performant capteur avant de 5 mégapixels. Un petit mot sur le stockage enfin : les 16 Go internes peuvent être étendus grâce à une carte microSD, jusqu’à 128 Go. De quoi garantir une belle quantité de photos et vidéos sans avoir à se soucier de les décharger sur un ordinateur.

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