[Test] Huawei P8, cap sur le haut de gamme

Désormais quatrième plus gros vendeur de smartphones à l’échelle mondiale, le géant chinois Huawei ne compte pas se reposer sur ses lauriers. Ce printemps 2015 est marqué par une mise à jour de sa gamme « P », celle des téléphones haut de gamme de la marque. Le P7, lancé à la même époque l’année dernière, affichait sans complexe les ambitions de la firme, avec un design tout en métal, rivalisant de finesse et de qualité de finition. Un an après, Huawei lance le P8, qui entend aller encore plus loin que son prédécesseur. Au menu, encore plus de finesse, de performances et de fonctionnalités, mais également un prix qui grimpe à 499 euros.

5 raisons de craquer (ou pas) pour le Huawei P8

1 - Oui et non, pour sa finition

Tout de métal vêtu, le P8 est un modèle de finition. Seulement, son aspect extérieur ne révolutionne pas le genre et manque franchement d’inspiration avec une forme rectangulaire assez marquée malgré des coins arrondis, qui n’est pas sans rappeler les Xperia Z de Sony. D’ailleurs, autre ressemblance notable, le bouton d’alimentation est placé sur la tranche, la même que les contrôles du son. Pour autant, il n’est pas question d’une résistance à l’immersion comme son concurrent japonais, tout au plus saura-t-il se montrer insensible aux éclaboussures.

L’écran 5,2 pouces occupe une belle part de la façade avant. D’après le constructeur, 78,3 % de l’espace est occupé par l’afficheur, un chiffre à comparer aux 70,8 % du pourtant imposant Galaxy S6 de Samsung. En résulte un appareil aux dimensions contenues, à peine supérieures à un iPhone 6 de 4,7 pouces. En terme d’épaisseur par contre, ce dernier est battu avec 6,4 mm contre 6,8 mm. Quelques éléments rappellent d’ailleurs l’appareil d’Apple, entre les bandes blanches dédiées aux antennes sur les tranches ou la disposition de la partie inférieure.

2 - Oui, pour son capteur photo

Huawei n’a pas tari d'éloges à propos du capteur photo du P8. Placé dans la partie supérieure gauche avec son flash à double LED, il ne dépasse pas de la coque contrairement aux Galaxy S6 de Samsung ou de l’iPhone 6 d’Apple. Ce capteur, d’origine Sony, totalise 13 mégapixels et propose quelques spécificités intéressantes, à commencer par un stabilisateur optique. La technologie, déjà bien répandue dans le monde des smartphones haut de gamme, offre des sérieux avantages, autant au niveau des photos en faible luminosité que des vidéos, pour améliorer le rendu.

S’ajoutent à cela plusieurs fonctionnalités pas forcément indispensables, telles que la possibilité de faire du Light Painting assez simplement, ou de connecter plusieurs appareils Android ensemble pour réaliser une vidéo depuis plusieurs points de vue. Dans les faits, les clichés ne sont pas au niveau d’un Galaxy S6, avec un rendu mériterait d’être encore amélioré, notamment à cause d'un certain manque de piqué. Reste que dans l’ensemble, ce capteur et ses fonctionnalités sont globalement satisfaisants.

3 - Oui, pour son autonomie

Avec une batterie de « seulement » 2600 mAh, on aurait pu s’attendre à une autonomie décevante. Et pourtant, grâce aux cœurs du processeur économes en énergie et un logiciel vraisemblable bien optimisé, le P8 parvient à dépasser une journée complète d’utilisation sans craindre l’absence d’une prise murale.

Il existe même un mode spécifique afin d’étendre l’autonomie du téléphone lorsque la batterie arrive en fin de course : Ultra. Seules les fonctionnalités de base sont accessibles, à savoir le téléphone, les messages et ses contacts. Une fois activé, l’appareil reste alors utilisable plusieurs heures en plus.

4 - Oui et non, pour ses performances

Autant le dire tout de suite : le P8 n’a rien du monstre de puissance. Les Galaxy S6 et autre HTC One M9 peuvent dormir tranquilles. Compte tenu de la finesse de l’engin, Huawei a cherché à minimiser la consommation sans trop négliger les performances. Son processeur maison Kirin 930 intègre alors huit cœurs de type Cortex A53 (compatibles 64 bits), dont la moitié fonctionne à une fréquence sensiblement supérieure à la normale : 2 GHz contre 1,5 GHz.

Couplée à 3 Go de mémoire vive, la puce s’en sort parfaitement bien dans les tâches quotidiennes, avec une fluidité sans reproche. Dans les jeux, c'est moins évident. Le GPU Mali T624 parvient à faire fonctionner la plupart des titres de manière fluide, mais les plus gourmands souffriront de ralentissements ici et là. Par contre, la chauffe est bien maitrisée et l’appareil ne devient pas désagréable à utiliser, même après une session de jeu intensive.

GFX BenchHuawei P8
Galaxy S6Galaxy S5
iPhone 6

T-Rex Off Screen 1080p

12 fps
50 fps43 fps42 fps

T-Rex OnScreen

15 fps
39 fps42 fps50 fps

Manhattan Off Screen 1080p

7,8 fps
25 fps18 fps18 fps

Manhattan OnScreen

9,5 fps
15 fps18 fps26 fps



5 - Oui, pour son système complet et fluide

L’une des dernières versions d’Android est intégrée au P8, Lollipop 5.0. Il est recouvert d’une surcouche maison, EmotionUI 3.1. Le principal changement par rapport à Android « stock » est le fait que les applications sont toutes placées sur l’écran principal, au même titre qu’iOS. Pour le reste, les habitués de l’OS de Google retrouveront leurs habitudes sans trop de problèmes.

Pendant la conférence de presse, Huawei a fait la démonstration d’un nouveau moyen afin d’interagir avec l’écran : avec la phalange. L’intérêt est limité, puisqu’il est réservé à la capture d’écran. Seul problème, il arrive que l’écran interprète un simple glissement du doigt pour celui d’une phalange. Si cela n’est pas très gênant dans les applications classiques, cela peut rapidement faire rager lors d’une partie d’un jeu vidéo. Et le pire, c'est que la fonction n’est même pas désactivable.

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4 commentaires
    Votre commentaire
  • LeCorreteur
    Dans l'expression il faut écrire "ne pas tarir d'éloges"
    En effet tarir, est une image qui veut dire qu'il n'y a rien, qu'il n'y en a pas.
    Et une éloge est une description positive.
    Ainsi ne pas tarir d'éloges, signifie qu'il y a eu plein de descriptions positives.
    Alors que "tarir des loges" est complètement absurde.
    En tant que journaliste faire ce genre de faute est inadmissible.
    -1
  • LeCorrecteur
    Le minimum lorsque quelqu'un corrige une faite est de s'excuser et de remercier car c'est en acceptant ses erreurs que l'on peut évoluer.
    0
  • pirate3737
    Mr le correcteur, personne n'est parfait ni les journalistes , ni vous , car il me semble que vous faites des erreurs vous aussi en lisant votre 2eme message "corrige une faite" , pas terrible pour un donneur de leçons . Par contre la tolérance fait bien partie de l'intelligence ...
    2
  • verybadnoob2
    c'était de l'humour je pense, pas la peine de s'exciter
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