GoPro Karma : nos premières (bonnes) impressions sur le drone star

Le 19 septembre, GoPro a présenté Karma, son premier drone, lors d'un évènement organisé sur les bords du lac Tahoe, en Californie. Présents sur place, nous avons pu mettre la main dessus et tester l’engin durant quelques minutes sur le flanc d’une montagne. Si nous n’avons pas suffisamment de recul pour effectuer un test, nous pouvons déjà livrer nos premières impressions sur ce drone qui a tout pour bousculer le marché déjà en place.

>>> Lire : Karma : GoPro lance enfin son premier drone

Un drone compact

Lorsque l’on évoque les drones, à moins de se contenter d’un jouet ou d’un appareil comme le X4 d’Husban, certes amusant, mais peu performant, on se trouve le plus souvent face à des appareils imposants que l’on ne sort que pour des occasions précises.

GoPro a voulu une approche différente. Contrairement à la concurrence, le Karma est robuste. Au toucher, on ne craint déjà plus de le voir tomber. En outre, ses quatre ailes se replient autour de son corps pour lui donner une forme longiligne et compacte. L’objectif est de permettre à l’utilisateur de l’emporter partout avec lui. Il ne reste plus qu’à lui ôter ses hélices, glisser le tout dans un sac à dos et partir en promenade sans plus s’en préoccuper. Côté poids, il faut compter 1 kg pour le drone et 2,6 kg avec une batterie et l'ensemble de ses accessoires.

Une foule d’accessoires

Spécialiste de l’accessoire, la marque américaine a d’ailleurs conçu un sac à dos tout spécialement pour son drone. Compartimenté et renforcé, il se présente sous la forme d’une valise peu épaisse. À porter à la main ou sur le dos, il peut accueillir tous les éléments du Karma, du chargeur à la télécommande.

Et nul besoin de se poser la question lors de l’achat de ce drone : tout est compris dans son prix. GoPro joint une panoplie complète à son Karma. On a ainsi le drone, son chargeur, une batterie, une nacelle stabilisée sur trois axes, mais aussi sa télécommande et un bras actif permettant d’utiliser la nacelle et sa caméra (additionnelle) hors du Karma. Une idée ingénieuse pour conserver tout l’intérêt de la stabilisation hors du drone. À noter qu’un anneau de fixation est aussi inclus dans le pack de base. Il permet de raccrocher le gumball (nacelle + grip) au système de fixation de GoPro et ainsi l’utiliser avec n’importe quel accessoire de la gamme.

Quelles GoPro pour le Karma ?

Disponible le 23 octobre en magasin, le Karma sera livré seul ou en pack avec une Hero5 Black ou une Hero5 Session. Point positif pour les habitués de la marque, ils pourront réutiliser leurs Hero4 Black et Silver. Seules celles-ci bénéficient d’une rétrocompatibilité.

Les responsables de GoPro nous ont expliqué que les précédentes versions et même la Hero4 Session n’étaient pas suffisamment puissantes pour assurer une diffusion en direct de l’image vers la télécommande du Karma.

>>> Lire : Hero5 Black et Session : GoPro annonce deux nouvelles caméras

Une télécommande aux petits oignons

Au lieu de demander à ses clients d’investir dans un smartphone ou une tablette performant pour piloter son drone, GoPro a décidé d’inclure dans sa boîte une télécommande complète et agrémentée d’un large écran tactile.

Contrairement à ce que l’on pourrait croire, ce dernier n’est d’aucune utilité pour le pilotage de l’appareil. Seules les options de l’appareil peuvent y être sélectionnées. Large de 5 pouces, il affiche en 720p. Dépourvu de pare-soleil, on pourrait penser qu’il est illisible en plein jour. Nullement. Lors de notre essai, le soleil était à son zénith et illuminait la montagne sur laquelle nous nous trouvions. Malgré cela, le pilotage en immersion (FPV) était tout à fait possible grâce à la luminosité de la dalle qui atteint 900 nits. Et ce n’est pas cette caractéristique qui aura raison de la batterie de la manette et ses 4 heures d’autonomie annoncée.

Le pilotage, lui, se passe juste en dessous de l’écran, via deux joysticks logés dans des petits creux pour permettre la fermeture de la manette. Encore plus bas, on trouve deux boutons : l’un pour démarrer le Karma et l’autre pour le ramener automatiquement à sa position de départ. Enfin, derrière se trouvent les boutons de réglage de la caméra embarquée. On peut démarrer une vidéo, prendre une photo et surtout changer le point de vue de la caméra en jouant avec une petite molette horizontale.

>>> Lire : Comparatif drones : comment choisir ? Lequel acheter ?

Facile à prendre en main

Le Karma est destiné à tous. Même les enfants sont mis en avant par GoPro. « Notre défi était de partir de quelque chose qui se veut très complexe et de le simplifier suffisamment pour que quiconque puisse le faire voler », explique son chef produit. Il existe trois modes que l’on peut définir ainsi : débutant, standard et expert. En fonction qu’il sélectionne l’un ou l’autre, l’utilisateur aura plus de prise sur le pilotage.

Lors de notre essai, le Karma était configuré en mode facile. Ainsi, nous n’avions pas accès à la vitesse maximale du drone : 54 km/h en théorie. De plus, les commandes étaient rigides, nous empêchant de prendre des virages à grande inclinaison, par exemple. Il faudra donc attendre le test pour connaître les limites du Karma.

GoPro Karma : première prise en main

Néanmoins, nous avons pu déjà apprécier les qualités de vol de l’appareil et surtout la facilité déconcertante avec laquelle il se manie.

On presse un bouton durant trois secondes et les pales se mettent à tourner. Il suffit ensuite de lever un stick pour qu’il prenne son envol.

Toute action est dénuée de latence. Les commandes répondent au quart de tour pour un vol fluide qui permet de se concentrer sur ses trajectoires et surtout de profiter du retour caméra.

Autre point positif, lorsqu’on lâche les commandes, le drone se stabilise automatiquement et durablement. S’il sent que son autonomie est critique, soit après 17 minutes de vol (20 minutes d’autonomie maximum), il revient alors de lui-même, coupant les commandes manuelles, en s’orientant via son GPS vers son point de départ ou la manette si l’utilisateur le spécifie. Côté distance d’utilisation, GoPro annonce 1 km de portée (et 4500 m d’altitude). La connexion avec la manette s’effectue en Wi-Fi et plus le drone s’éloigne plus la qualité du retour vidéo se dégrade, mais sans perdre sa fluidité.

Premier avis

Après cette prise en main, difficile de ne pas saluer le travail de GoPro. Ces premières impressions sont toutes bonnes, du packaging très complet au vol accessible à tous en passant par la portabilité exemplaire de l’ensemble. Bien entendu, il est toujours préférable d’attendre son test complet avant de se jeter dessus, mais à 1200 € la bête avec une Hero5 Black, GoPro risque de faire de l’ombre aux ténors tels que DJI. Bien que son Phantom 4 demeure plus performant, il est aussi plus cher de 200 € et moins grand public.

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