[Test] 5 raisons de craquer (ou pas) pour le LG G4

Alors que tout le monde attendait l’annonce du G4 pendant le MWC de Barcelone en février dernier, LG a finalement dévoilé son nouvel appareil haut de gamme quelques mois plus tard. Et pour cause, le constructeur coréen souhaitait marquer le coup et ne pas se faire voler la vedette. Avec le G4, LG souhaite en effet se distinguer de la concurrence non pas par des haut-parleurs stéréo (HTC), un écran sur les bords (Samsung) ou un dos en bois (Motorola), mais par du cuir, du vrai. Mais outre ce choix esthétique, que vaut réellement le nouveau LG G4 ? Arrive-t-il à outrepasser le G3 sorti l’an dernier et encore disponible pour un tarif dérisoire ? Autant de questions auxquelles répond la rédaction de Tom’s Guide.

Faut-il craquer pour le LG G4 ?

Si le LG G3 n’a pas connu un succès immédiat, il a rapidement su s’imposer dans le marché du milieu de gamme après une baisse de prix drastique. Disponible actuellement à moins de 350 euros, le haut de gamme de 2014 est finalement devenu le meilleur moyen de gamme de l’an dernier. Pourtant, avec le G4, LG souhaite renouer avec le luxe, notamment à travers un design pour le moins osé et des fonctionnalités photo étoffées.

Oui pour son design original

Comme Motorola avec son Moto X, LG a décidé de jouer la carte de l’originalité avec son nouveau modèle haut de gamme. Exit donc le plastique, l’aluminium ou le verre, le constructeur coréen propose un dos tout en cuir pour son G4.

Trois coloris sont proposés : camel, noir ou bordeaux. À noter qu’il est également disponible en version plastique grise ou blanche et que la version cuir coute 50 euros supplémentaires à l’addition. Nous avons eu l’occasion de tester le smartphone avec son dos en cuir tanné couleur camel. Si Motorola a déjà initié les smartphone avec dos en cuir sur son Moto X, force est de constater que LG s’en sort bien mieux. Le fabricant asiatique a en effet décidé d’inclure une surpiqure sur toute la longueur du smartphone, permettant ainsi de mettre en valeur le matériau utilisé. De son côté, Motorola avait opté pour un simple cuir posé sur la face arrière.

Le dos du LG G4 est cousu sur toute la longueur de la face arrièreLe dos du LG G4 est cousu sur toute la longueur de la face arrière

En dehors de sa façade arrière en revanche, le design du LG G4 ne diffère pas fondamentalement du G3. On retrouve les boutons de volume et de mise sous tension placés à l’arrière, le même positionnement pour les prises et les différents boutons et même un haut-parleur situé à l’arrière du smartphone. On peut cependant noter des angles moins arrondis que sur le G3, ainsi qu’un format plus imposant Le smartphone propose en effet une épaisseur de 9,8 mm, contre 9,1 pour le G3, et une longueur de 148,9 mm, contre 145,5 mm pour son prédécesseur. Des dimensions difficilement explicables alors que les deux appareils ont un écran de même taille avec 5,5 pouces de diagonale. A noter également qu'avec un tel format, le smartphone est réservé à un usage à deux mains.

Le LG G3, à gauche, et le G4, à droite.Le LG G3, à gauche, et le G4, à droite.

Malgré son dos en cuir, le G4 conserve l’un des principaux arguments du G3 aux yeux de certains : sa face arrière amovible. Un choix pratique pour pouvoir changer de batterie par exemple. On regrette simplement qu’il faille retirer la batterie afin d’y intégrer une carte SIM (au format micro et non nano) ou une carte microSD.

Non pour ses performances décevantes

En tant que successeur du LG G3, le G4 devient le nouveau smartphone haut de gamme de chez LG. Un statut confirmé par son tarif d’au moins 650 euros sans dos en cuir. Pourtant, ses performances sont pour le moins décevantes compte tenu d’un tel prix.

En termes de composantes, le LG G4 n’est équipé que d’un SoC hexa-core Snapdragon 808 de Qualcomm, cadencé à 1,44 GHz. S’il est disponible depuis le troisième trimestre 2014, il ne s’agit pas de la puce la plus puissante de Qualcomm puisque le HTC One M9, la Sony Xperia Z4 Tablet ou même le LG G Flex 2 sont équipés du Snapdragon 810, le dernier modèle de Qualcomm, équipé quant à lui de 8 cœurs. Un choix de la part de LG qui s’explique sans doute par la tendance du Snapdragon 810 à surchauffer rapidement.

Cliquer sur l'image pour voir les détails des benchmarksCliquer sur l'image pour voir les détails des benchmarks

Là où le bât blesse réellement, c’est en matière de performance graphique, surtout pour faire tourner des jeux sur son smartphone. La partie graphique du LG G4 est en effet assurée par un Adreno 418, un processeur graphique présent uniquement dans le Snapdragon 808, mais bien moins puissant que celui du Snapdragon 810. Une performance qui se ressent en particulier dans les tests de benchmarks. Sous Sunspider, nous avons ainsi obtenu un résultat autour des 410 ms, signe d’un processeur plutôt efficace dans les tâches classiques comme le JavaScript. Il en va de même pour Geekbench avec un score de 1122 en single-core et de 3523 en multi-core. Pour les tests mesurant la performance graphique en revanche, le LG G4 accuse un retard certain. Le benchmark Manhattan ES 3.1 de GFXBench a ainsi calculé un score à peine supérieur à celui de la phablette Galaxy Note 4 de Samsung et même inférieur à celui du LG G3, deux appareils pourtant sortis en cours d’année dernière. Il en va de même avec le test T-Rex de GFXBench où le G4 est distancé par la Galaxy Note III, le Nexus 4 ou l’Asus Padfone Infinity.

Concernant l'autonomie, le LG G4 se montre plutôt résistant dans le cadre d'une utilisation classique avec un écran allumé environ une heure ou deux par jour et avec Bluetooth, 4G et Wi-Fi ouverts. Il tient aisément la journée. Bien qu'il soit compatible avec le protocole Quick Charge 2.0 de Qualcomm, on regrette cependant que LG ne fournisse pas de chargeur compatible avec le smartphone. Un point qui aurait permis une recharge bien plus rapide, alors que le G4 nécessite plus d'une heure pour une recharge complète avec un chargeur classique.

Oui pour ses fonctions photo très poussées

S’il y a bien un point remarquable sur le G4, c’est sans nul doute sur ses capacités en matière de photographie. Le smartphone est en effet équipé d’un impressionnant capteur de 16 mégapixels avec une ouverture de f/1,8.

Dans la pratique, les photos du LG G4 se révèlent particulièrement lumineuses, y compris en conditions de faible luminosité. Ci-dessous, nous avons comparé un cliché fait dans les mêmes conditions, en automatique sans flash, avec le LG G4, l’iPhone 6 Plus, le Moto X (2014) et un véritable appareil photo, le Panasonic Lumix GX7.

LG G4LG G4

iPhone 6 PlusiPhone 6 Plus

Motorola Moto XMotorola Moto X

Panasonic Lumix GX7Panasonic Lumix GX7

Alors que le Moto X ne capte quasiment aucune lumière, l’iPhone 6 Plus s’avère plus efficace. Le smartphone d’Apple a tout de même du mal à faire la mise au point automatique. De son côté, le LG G4 s’en sort particulièrement bien avec une zone bien définie sur la figurine, une balance des blancs bien équilibrée et même un effet de flou à l’arrière-plan, résultat de l’ouverture de son capteur.

Concernant les fonctionnalités, l’application photo du LG G4 est assez exhaustive elle aussi. Bien évidemment, elle propose un mode automatique, mais également de nombreux réglages. En activant le mode manuel, vous pourrez ainsi accéder au réglage de la balance des blancs, de la mise au point, manuel ou automatique, de l’exposition, de la sensibilité (de 50 à 2700 ISO) ou de la vitesse d’obturation.

Le LG G4 propose un mode photo manuel très completLe LG G4 propose un mode photo manuel très complet

Une fois les paramètres réglés, l’écran vous affiche alors une estimation de l’exposition du cliché une fois pris, en augmentant ou diminuant l’exposition. À noter qu’il existe également un mode « simple » dans lequel il suffit d’appuyer sur l’écran pour prendre un cliché, et un mode « basique » avec seulement quelques réglages comme l’activation du flash, de la HDR, de la grille ou de la détection de visage. À noter également que le LG G4 permet également d’enregistrer des fichiers RAW, idéal pour développer les photos manuellement directement sur son ordinateur avec davantage de précision et de liberté.

Oui pour son écran confortable

Comme le LG G Flex et le G Flex 2, le LG G4 intègre un écran incurvé. Cependant, contrairement aux deux autres modèles pour lesquels la courbure est un véritable argument de vente, le LG G4 ne dispose pas d’un écran AMOLED ou PMOLED, mais d’une simple dalle LCD TFT. Les dalles LCD étant par nature rigides, la courbure se fait ainsi beaucoup moins sentir. Avancée comme un véritable critère par LG, la courbure du G4 ne se ressent pas visuellement, mais seulement lors de l’interaction avec l’écran tactile.

La courbure de l'écran du LG G4 est assez minimeLa courbure de l'écran du LG G4 est assez minime

L’écran tactile du G4 est cependant plutôt alléchant, malgré le choix du LCD plutôt que de l’AMOLED. Les couleurs sont plutôt neutres et l’écran n’a pas tendance à tirer vers le bleu ou le jaune comme on peut encore le voir trop souvent sur certains modèles concurrents.

Enfin, la grande résolution du LG G4 lui offre un confort de lecture sans pareil. Avec sa diagonale d’écran de 5,5 pouces et sa définition de 2560 pixels par 1440, l’appareil offre en effet un ratio de 534 pixels par pouce (ppp). Un ratio identique à celui du G3 présenté l’an dernier. Cependant, si cette caractéristique peut se révéler comme un avantage, elle n’a dans les faits que peu d’intérêt. L’œil humain moyen est en effet incapable de distinguer deux pixels d’écart au-dessus de 409 ppp. Plus encore, une définition plus importante peut également signifier une autonomie plus réduite, le GPU étant davantage utilisé pour afficher autant de pixels.

Non pour son interface chargée

Le G4 reprend l’interface UX de LG. Cette fois-ci disponible en version 4.0, elle conserve ses tons pastel avec des icônes carrées. On apprécie cependant la grande personnalisation offerte, avec la possibilité d’ajouter n’importe quelle application en raccourci en bas de l’écran avec jusqu’à 7 boutons intégrés.

Sur l’écran d’accueil, LG a repris le principe de Google Now sur les appareils Nexus ou de Blinkfeed sur HTC. On retrouve donc, sur la gauche du bureau, un écran consacré au « smart bulletin » : différentes informations données par LG en fonction de l’heure, quelques conseils ou des données liées par exemple à votre marche dans la journée. On peut par exemple y trouver ses prochains événements enregistrés dans l’agenda, un lecteur audio intégré ou une télécommande utilisant l’émetteur infrarouge du smartphone. Dans l’ensemble, si cet écran est plutôt bien pensé et intégré, il pêche surtout face à la concurrence de Google. Le service Google Now s’avère en effet bien plus complet et personnalisable en fonction de votre lieu, de vos centres d’intérêt ou du moment de la journée. Il a également l’avantage d’être installable directement à l’aide d’une application disponible sur le Play Store de Google.

Si le lanceur d’application est plutôt classique, la barre de notification propose également de nombreux réglages. Outre les classiques activations du Wi-Fi, du Bluetooth ou du mode avion, on retrouve un accès à un mémo, à Miracast, au NFC ou à l’inversion des couleurs de l’écran. Des paramètres qui peuvent par ailleurs être activés ou non depuis les options du téléphone. Le menu des options est par ailleurs organisé en plusieurs onglets : réseaux, son et notification, écran et général. Une interface plutôt déroutante de premier abord, mais qui s’avère bien plus simple d’utilisation à long terme. Par ailleurs, LG a également intégré une petite fonction bien sentie à l'intérieur de l'écran multitâche : le multi-écran. Présent chez le constructeur depuis le G3, il permet d'utiliser plusieurs applications en même temps, depuis le même écran. Si l'idée est bienvenue, on regrette cependant une gestion quelques peu complexe des différentes fenêtres.

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