[Test] Nikon D5500 : le reflex amateur haut de gamme

Une visée peu confortable

Pierre angulaire du système reflex dont le nom même est issu, la visée optique n’est malheureusement pas le point fort du D5500. En effet, le viseur construit autour d’un pentamiroir est ici étroit, il ne propose qu’un faible grossissement (0,82x en APS-C, équivalent à 0,53x en 24x36), une couverture relativement réduite (95%), et un très faible dégagement oculaire de 17 mm. Ce confort limité de la visée est malheureusement un classique des boitiers de la gamme reflex amateur, mais celui-ci est particulièrement spartiate. Si les porteurs de lunettes notamment n’y trouveront pas leur compte, la très moyenne qualité d’appréciation de l’image via ce viseur touche tous les utilisateurs.

L’écran arrière, orientable et tactile, est grand (8,1 cm de diagonale) et doté d’une bonne définition de 1 037 000 points. Il est également suffisamment lumineux pour assurer correctement son rôle en extérieur et peut seconder efficacement la visée optique en cas de besoin.

Il n’en reste pas moins que l’usage très largement majoritaire d’un reflex s'opère via le viseur optique, y compris dans l’esprit des constructeurs (cf les médiocres qualités de l’autofocus en Liveview). Malgré ses qualités, la visée par l’écran n’est absolument pas en mesure de la remplacer dans la très grande majorité des usages courants. Nous encourageons donc plus que vivement tous les fabricants à suivre le très bon exemple de Pentax qui propose sur le KS-2, concurrent direct du D5500, un viseur de bien meilleure facture.

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