[Test] Nikon D750 : le plein format idéal ?

Un boitier réactif et silencieux

L’obturateur, issu de celui qui équipe le D610 et avec lequel il partage de nombreuses caractéristiques, offre des performances honorables largement suffisantes à 98% des usages experts et professionnels. En effet, il reprend la vitesse maximale de 1/4000e de seconde et la synchro-X au 1/200e de seconde tout en améliorant grandement le silence de déclenchement. Il permet par ailleurs la vitesse maximale de 6,5 images/seconde. Les spécialistes de photo sportive ou animalière seront donc les seuls à manquer parfois d’un peu plus de vélocité, et encore de manière assez marginale.

Un nouveau module autofocus a été mis au point spécialement pour le D750 : le Multicam 3500 II. Il s’agit d’une évolution de celui qui équipe les boitiers professionnels D810 ou D4S.

Il affiche 51 collimateurs, dont 15 en croix et 11 sensible à f/8. Les possibilités de paramétrages sont également issues de ces boitiers (AF zone regroupées, AF dynamique sur un nombre variable de collimateurs, …).

En pratique, il fait très bien son travail, y compris sur les sujets en mouvement à la vitesse rafale maximale de 6,5 images/seconde. On note cependant une tendance à perdre le sujet lorsque celui-ci se rapproche un peu trop (quelques mètres et moins).

S’il est assez performant en basse lumière, il ne parvient pas pour autant en pratique à atteindre la sensibilité extrême affichée par le constructeur (-3 IL). A titre d’exemple, le 7D MKII qui affiche une sensibilité théorique similaire est beaucoup plus performant en pratique.

Globalement, le D750 est un boitier expert généraliste très performant du point de vue mécanique dont les performances combleront également de très nombreux professionnels (en fait tous ceux qui ne sont pas spécialisés en photographie d’action).

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