[Test] Olympus OM-D E-M5 Mark 2 : l’hybride expert tout terrain

Une qualité d’image intéressante

Comme son grand frère E-M1, l’OM-D E-M5 MkII est équipé d’un capteur de type Live MOS au format micro 4/3 produisant des images de 16 millions de pixels et du processeur TruePic VII. Ce format étant le plus petit équipant les APN hybrides ou reflex experts, leur définition est généralement limitée par le fabricant et leur sensibilité native est de 200 iso afin de conserver un bon niveau de qualité en conditions de faible luminosité. On peut tout de même noter qu’ici la définition, suffisante pour 99% des utilisateurs, permet tout de même de réaliser des impressions à 300 dpi de 39x29,26 cm.

Sur le terrain de la sensibilité pure, on peut noter comme chez les autres fabricants qu’aucun progrès sensible n’a été réalisé depuis quelque temps sur le capteur. Afin de le mesurer, nous nous intéressons ici aux fichiers Raw, au bruit non modifié par les processeurs de traitement d’image (qui eux continuent d’évoluer afin d’améliorer la qualité des fichiers JPEG, même si ce n’est pas le cas ici). Les bons résultats obtenus par l’E-M5 MkII sont très proches (pour ne pas dire identiques) à ceux de l’E-M1, sorti il y a plus d’un an.

En effet, si un premier pallier est passé à 800 iso, les images restent parfaitement exploitables jusqu’à 6400 iso, y compris pour des tirages avoisinant le A4. À 12800 iso, le moutonnement devient très présent et une bonne habitude du traitement du bruit en postproduction devient nécessaire pour envisager un tirage papier de taille conséquente. La valeur 25600 iso est à réserver aux situations extrêmes en raison de dérives colorimétriques trop marquées dans les zones sombres. Les images ci-dessous sont issues de développement en tiff 16 bits des fichiers Raw via le logiciel constructeur :

200 ISO200 ISO400 ISO400 ISO

800 ISO800 ISO1600 ISO1600 ISO

3200 ISO3200 ISO6400 ISO6400 ISO

12800 ISO12800 ISO

800 ISO800 ISO1600 ISO1600 ISO

3200 ISO3200 ISO6400 ISO6400 ISO

12800 ISO12800 ISO25600 ISO25600 ISO

Les spécialistes de nature morte devraient apprécier l’apparition d’un mode innovant dans cette gamme de produits (mais déjà présent sur certains boitiers beaucoup plus onéreux) : la mise à profit des mouvements de capteurs permis par le stabilisateur pour produire des fichiers de très haute définition à partir de 8 vues prises successivement par l’appareil. Une image de 40 millions de pixels en JPEG est ensuite recomposée par le processeur. Si l’E-M5 n’est donc pas initialement conçu comme un boitier de studio, les aficionados d’objets inertes pourront y trouver une solution intéressante pour réaliser des images très précises (et donc de grands tirages) à moindre coût.

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