[Test] Panasonic Lumix GM1 : petit mais (très) costaud

Des performances mécaniques de bon niveau

Bien construit et assez aisément maniable, le GM1 offre également un bon niveau de performances mécaniques. Comme tous les modèles actuels micro 4/3 de Panasonic, le GM1 est réactif. L’autofocus est nerveux et il fait très bien son travail lorsque la luminosité est suffisante. Lorsque la scène est faiblement éclairée ou que le sujet est peu contrasté, nous avons en revanche observé une tendance au patinage. On retrouve là les limites classiques des systèmes autofocus par détection de contraste.

La véritable innovation du GM1 sur le plan mécanique est à chercher du côté de l’obturateur. Pour gagner en compacité, les ingénieurs Panasonic ont ni plus ni moins supprimé un des deux rideaux de l’obturateur focal

Le premier a en effet été supprimé au profit d’un « premier rideau électronique », c’est-à-dire que le début de l’exposition est déterminé électroniquement pour chaque rangée de pixels sur le capteur. Afin d’assurer une précision équivalente au deuxième rideau pour mettre fin à l’exposition, celui-ci est mu par un moteur électronique. L’utilisateur dispose ainsi de vitesses d’obturation étonnamment très élevées pour un APN de cette gamme : maximum 1/16000e de seconde, impressionnant. Autre avantage du système : la suppression d’un rideau mécanique limite grandement les vibrations liées à son mouvement lors du déclenchement, rendant ainsi le GM1 beaucoup moins sensible au flou de bouger en vitesse lente (lorsque la luminosité est faible). Revers de la médaille, la vitesse de synchronisation maximum avec le flash est lente, 1/50e de seconde, mais pour un usage courant cela ne pose en pratique aucun problème. Seuls les aficionados de photo d’action au flash (intégré, car le boitier n’est pas muni d’une griffe flash) en pâtiront.

La vitesse rafale disponible avec suivi de point est de 4 images par seconde à pleine définition. L’utilisateur pourra également faire le choix de photographier plus rapidement, 5 images/s, mais sans suivi du sujet, et jusqu’à 40 images/s avec une moindre précision (4 millions de pixels). Bref, chacun devrait y trouver son compte, d’autant plus qu’en mode AF-C, c’est-à-dire lorsque l’appareil suit le mouvement du sujet pour faire le point, les résultats sur des sujets mouvants standard sont assez bons.


La taille réduite du capteur micro 4/3 par rapport à l’APS-C permet l’obtention d’une profondeur de champ plus importante qui, il faut le souligner, facilite le travail de l’AF. Pour de la photo sportive en intérieur cela ne suffira pas, mais ce n’est pas la vocation du GM1 de toute manière.

Finalement, seule la nécessité de déployer le zoom manuellement à l’allumage fait perdre un peu de temps, pour le reste l’appareil n’a pas du tout à rougir de ses performances, loin s’en faut.

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